Kebweb.tv, le carrefour des webtélés

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Bonne fête Kebweb!

Kebweb.tv souffle aujourd’hui sa première chandelle.

Pourtant, quand je pense à ma première rencontre avec Isabel Dréan et Simon Côté, les fondateurs de Kebweb, j’ai l’impression que ça fait vraiment longtemps. Il faut dire qu’avec tout ce qu’ils ont accompli, avec toutes les séries diffusées, les prix remportés, les contacts qu’ils ont créé, on a en tête que la plateforme indépendante que nous connaissons maintenant si bien existe depuis belle lurette. Mais non. Voilà tout juste un an qu’on nous y présente des « making of », des documentaires pertinents, des blogues d’actualité, des webséries drôles, musicales, intenses, étranges, mais surtout, de la webtélé indépendante. Depuis un an, un grand nombre de producteurs, de réalisateurs, d’acteurs, de techniciens, de musiciens, bref d’artisans d’ici ont pu trouver un « refuge », un réseau où partager leurs œuvres. Et tout ça, c’est aussi grâce à vous, doux public, friand de bonne webtélé. C’est le public, en quelque sorte, qui donne vie aux séries, qui les aiment, qui les commentent, qui les partagent. Sans le public, rien n’est possible.

C’est pourquoi pour le premier anniversaire de Kebweb.tv, j’ai envie de vous rappeler toutes les manières possibles d’encourager la webtélé indépendante. Facile, me direz-vous. Pas tant que ça, vous rétorquerai-je. Quand on parle de webtélé indépendante, on parle aussi de : pas tellement de budget. Ce qui implique tout de suite qu’on peut oublier les panneaux aux coins des rues et les publicités à heure de grande écoute à la télé. Les moyens les plus efficaces de faire connaitre une série-web indépendante sont donc le bouche à oreille et les réseaux sociaux. Voici quelques petits trucs rapides qui pourront vous aider à aider vos émissions préférées, en toute simplicité.

Sur Facebook :

  1. Cliquez « j’aime » sur les liens ou les vidéos de la série. Saviez-vous que les liens/vidéos/statuts qui restent le plus longtemps dans le fil d’actualité de Facebook sont ceux qui sont les plus « likés » et commentés? Plus il y a d’activités autour d’un lien, plus longtemps celui-ci sera vu.
  2. Commentez. En plus de la raison précédente, les créateurs d’une série sont toujours contents d’avoir vos impressions.
  3. Partagez les liens et incitez les gens à le faire. C’est tellement simple. Cliquez « partager », inscrivez votre commentaire et le tour est joué. Plus il y a de liens en circulation, plus il y aura de cliques. C’est logique.
  4. Devenez fan des pages Facebook de vos séries fétiches. Vous en rehausserez la côte de popularité, et vous serez au courant de toutes les nouvelles relatives aux dites séries.
  5. Partagez les pages. Vos amis découvriront peut-être une série que vous aimez, aidant ainsi à en élargir le nombre de fans!

Sur Kebweb ou autres sites de webtélé indépendante

  1. Cliquez « j’aime » sur les vidéos directement sur le site. Ça l’inscrira aussi sur Facebook, ce qui vous fait deux pierres d’un coup.
  2. Commentez les vidéos sur le site (si c’est possible). Sur le nouveau Kebweb ça l’est. Lorsque vous le faite, le commentaire est affiché sur votre profile Facebook, donnant la chance à vos amis de voir et de participer directement au fil de conversation sur le site.
  3. Twittez. Évidemment, il faut que vous partagiez les liens avec vos amis de la Twittosphère! Qui sait, ça pourrait se rendre à la portée d’un journaliste curieux, ou aux oreilles d’un animateur radio qui aurait envie d’en parler à son émission du matin? Vous avez un problème avec vos 140 caractères? Le site http://bitly.com/ est là pour réduire vos liens.
  4. Achetez les produits dérivés. Allez les fans, informez-vous de ce que vous pouvez vous procurer : T-shirt, tasses, stickers, DVD, etc. Vous aurez fière allure, et vous aiderez financièrement une série ou un site. (Pssst : dès le mois d’octobre, Kebweb aura une boutique et vous pourrez acheter leurs t-shirts!)
  5. Faites des dons. Si le site l’offre, pourquoi pas? Si le cœur vous en dit et que vous vous sentez généreux, il n’y a personne en webtélé indépendante qui refusera!

Vous voyez, ce n’est pas compliqué, mais ça demande de la rigueur. Ce sont ces petits gestes quotidiens qui comptent beaucoup pour des personnes qui ont donné cœur, âme et souvent, portefeuille pour arriver à vous présenter ce que vous voyez maintenant sur Kebweb.tv. Soyez curieux, le web québécois est plein de petits bijoux qui ne demandent qu’à être découverts. Participez aux concours. Si vous tomber amoureux d’une websérie, parlez-en à au moins un ami. Vous ne savez pas à quel point ça fera chaud au cœur de l’artisan qui verra UN clique de plus sur sa vidéo. La webtélé, plus particulièrement l’indépendante, est soutenue par les fans. Plus une série est vue et partagée, plus elle a de chance d’obtenir une subvention dans le futur. Dites-vous que par ces petits gestes quotidiens, vous participez à l’économie québécoise en développement. Et ce, en direct de votre salon. C’est pas beau, ça?

Pour terminer, je veux souhaiter encore une fois un joyeux anniversaire à Kebweb.tv. Merci aux créateurs et fondateurs de nous avoir permis de nous réunir, de nous sentir plus forts, en communauté. Merci de m’avoir donné la chance de tenir ce blogue. Merci aux créateurs de webtélé qui nous font vivre des émotions intenses en cinq à dix minutes, qui créent des univers que nous ne verrons nulle part ailleurs, qui nous font découvrir de jeunes talents insoupçonnés. Et merci au public, aux « geeks », aux enfants, aux ados toujours branchés et à leurs parents parfois dépassés, aux fans finis, aux lecteurs de blogues, aux gens comme vous et moi, toujours fidèles, au rendez-vous.
La webtélé indépendante et Kebweb.tv ne pourrait rien célébrer sans vous.

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Où s’en va la jeunesse?

Les Chroniques de Justin, 12 ans critique littéraire


La jeunesse envahit le web!!! Hé non, mon titre de blog n’est pas une critique sociale de la dépravation de la jeunesse des temps modernes, mais bien le contraire. Je vous présente deux web-émissions qui charmeront les petits. Et les plus grands. Et les très grands. Tout le monde aime les émissions jeunesse, au fond.
En onde sur Kebweb.tv dès aujourd’hui, Les chroniques de Justin : 12 ans, critique littéraire est, comme le titre le révèle assez bien, une série de chroniques littéraires animées par le jeune Justin Robert Marier, passionné de culture et de romans. Tous les mercredis et samedis en décembre et une fois par semaine en janvier, le petit homme à la bouille angélique et au vocabulaire éloquent qu’est Justin fera découvrir à son public ses romans de prédilection. En plus d’être totalement charismatique, Justin rend ses chroniques intéressantes et pertinentes. Parlez-moi de ça, de la web télé éducative!
La deuxième série dont je vous parle me tient beaucoup à cœur. Produit par les productions Passez Go, Juliette en direct est une série de fiction pour les 6-8 ans qui sera diffusée sur le site de Télé-Québec en janvier 2011 et qui nous invite dans l’univers de Juliette, de sa famille et de ses amis. Juliette est une jeune fille de 9 ans, bouillonnante d’énergie et d’entrain, à qui les enfants, les ados et même leurs parents s’attacheront en un clin d’œil. En plus d’un épisode de fiction par semaine, l’interactivité sera au rendez-vous. Camille Felton (Le secret de Noémie) interprète avec beaucoup de talent et d’humour la petite Juliette. Ettttt oui, votre humble blogueuse fait partie de la distribution de cette délicieuse série. J’y interprète Jessica, la sœur « full ado » mais ô combien sympathique. J’ai eu beaucoup de plaisir sur le plateau, et je suis sûr que vous en aurez aussi à suivre Juliette en direct. Voici le teaser beaucoup trop mignon.

Parents inquiets, vous qui craignez que l’ordinateur ne monopolise tous le temps libre de vos enfants, soyez sans crainte ; plus besoin d’interrompre l’heure des devoirs pour laissez votre bambin se délecter de son émission favorite, il pourra désormais l’écouter à toute heure de la journée… sur le web!


Carole aide son prochain

Quand j’ai entendu parler de Carole aide son prochain, j’ai tout de suite eu des images en rafale de courrier du cœur, de tasses de thé, de sujets sirupeux d’émissions d’après-midi et de ‘‘p’tites madames’’. Remarquez que je n’ai absolument rien contre toutes ces choses, j’ai même tendance à les apprécier à mes heures.
Mais quelle ne fût pas ma surprise de découvrir le vrai contenu de Carole aide son prochain ; une série web hybride, un doux mélange des Saisons de Clodine et de Contrat de Gars. En plus des capsules web absurdes et hilarantes qu’on retrouve sur le site Carole aide son prochain , Carole tient un blog et répond aux questions des internautes de façon dérisoire.
Carole est une idée originale de Silvi Tourigny, une jeune finissante de l’École Nationale de l’humour. Silvi est aussi l’interprète et l’auteure des capsules. C’est rafraichissant de voir qu’une femme est capable de s’enlaidir et de laisser son orgueil de côté afin de nous faire nous bidonner. On commence à être tannés des clichés de pitounes sans cervelle. Bravo à Silvi et Carole!
Ça vous intrigue? Cliquez par ici :
Carole aide son prochain


Vivre et Laissez vivre


Les réseaux sociaux m’intriguent. Pour tous ceux qui aiment étudier le comportement humain et les mouvements de masse, c’est le laboratoire parfait. Et oui, évidemment, j’aime me prêter au jeu. Je ne suis pas de ceux qui se servent de leur statut Facebook comme agenda en y inscrivant leur horaire complet. Je ne suis pas non plus de ceux qui ‘’twittent’’ le contenu de leur bol de céréales. Mais je suis bien contente d’avoir une tribune pour mes observations coquasses, et je suis bien contente quand une amie fait une critique constructive d’un film, ou que Jim Carrey envoie des photos de grimaces sur Twitter. J’aime les réseaux sociaux, car ils nous sont souvent utiles et agréables. Ils ont toutes sortes d’utilités.
Mais j’avoue que hier matin, quand j’ai ouvert mon Twitter, ça a vraiment mal commencé ma journée.
Tout d’abord, faisons un léééégerrr saut dans le passé. Retournons au mercredi 27 octobre. Ce matin-là, j’ai appris beaucoup plus de choses que j’aurais voulu en savoir sur quelqu’un que j’aime beaucoup. Comment ais-je appris ces détails inutiles à mon existence? En vérité, c’est sur Twitter. Plusieurs journalistes, animateurs, humoristes, gens du public et collègues de cette personne s’insurgeaient contre un article de journal. Vous pensez bien, qu’intriguée, je me suis lancée sur le journal. J’ai donc su. Toujours sur Twitter, les gens se répandaient en solidarité, en mots d’encouragements et en mots d’amour pour la personne. On défendait avec véhémence le droit à la vie privée et le filtrage d’informations pertinentes dans les médias. On était prêts à ostraciser un journaliste et brûler des bâtiments (j’exagère, mais à peine). Et j’avoue que, étant de nature à m’emporter, c’est ce que j’ai fait. J’ai suivi la masse et je disais à qui voulait l’entendre que j’étais outrée de la situation.
Revenons maintenant à hier (phrase douteuse). J’ouvre donc mon Twitter hier matin, et que vois-je? Les mêmes journalistes, animateurs, humoristes, gens du public et collègues de la personne qui y vont de tous les commentaires méprisants dont ils sont capables ENVERS cette personne qu’ils défendaient corps et âmes quelques jours plus tôt. On se révolte contre le fait que la personne en question ait accordée une entrevue au vilain-méchant- Journal. Il dit, entre autre, lors de cette entrevue:
« Oui, j’ai eu un choc en lisant cet article. Ça n’a rien à voir avec le respect que j’ai toujours pour le Journal X et la presse en général. C’était surtout le père qui était en colère. On avait mis le nom de mon fils. Mais je n’aime pas la controverse, les guerres inutiles. Ça n’a pas de place dans ma vie. C’était une colère du moment. »
Bon, c’est son opinion ‘’publique’’. Je peux comprendre que les gens se sentent trahis, ou floués par ces contradictions d’actions et de paroles. Je n’essaye pas non plus de défendre ces mêmes actions et paroles. On accuse la personne de se ‘’vendre’’ à un empire. Ok. Peut-être. C’est une autre manière de voir les choses. Mais comment peut-on, nous, dans notre salon, affirmé avec certitude que c’est ce qui est arrivé? ET MÊME si c’est ce qui est arrivé, c’est triste, j’en conviens, mais est-ce que c’est quand même une bonne raison pour être carrément méchant publiquement avec qui que ce soit?
En fait, je parle de tout ça car ça illustrait bien le point de mon billet. Le point étant : Peut-on, s’il-vous-plaît, même si c’est tellement facile de se cacher derrière son écran pour calomnier ou insulter les gens, faire attention à ce qu’on propage sur le net? Réfléchir aux autres options avant de pointer du doigt tel ou tel coupable? Penser avant de monter aux barricades? Je suis pour la liberté d’expression et tout et tout, mais à quel prix? J’ai été fâchée, mais surtout blessée de ce que j’ai lu ce matin, alors comment doit se sentir la personne concernée? Je persiste à dire que c’est un exemple parmi tant d’autres…Je pense aux politiciens, à la chanteuse qui a prit quelques livres en trop ou à l’humoriste qu’on taxe d’avoir des hobbies bizarres. Que vous soyez une personnalité publique ou non, aimeriez-vous qu’on juge cruellement et sans vergogne vos opinions et votre façon d’être? Et SURTOUT, les gens qui se savent influents sur les réseaux sociaux (que ce soit de par un blog, ou que vous soyez suivi par 12000 personnes sur Twitter) soyez conscient que votre opinion, aussi banal puisse-t-elle vous paraître, compte pour beaucoup de gens et peut influencer énormément de choses. Vos mots, croyez-le ou non, peuvent avoir un grand impact, aussi bien positif que négatif. Servez-vous en à bon escient.
Je tente du mieux que je peux de ne pas être moralisatrice, et j’ai envie de terminer en citant John Lennon à propos de la paix dans le monde, mais je ne le ferai pas. J’ai dit ce que j’avais à dire.


Comme dans un rêve, mais en mieux.


Je rêve souvent à la fin du monde. Bizarre, non?
Quand j’écoute la série web Temps Mort, j’ai l’impression d’être dans un de mes cauchemars. Dans le sens positif du terme, bien sûr. Vous savez, le sentiment étrange de malaise, de peur, d’angoisse. Temps Mort nous plonge dans cet univers.
Lors du tournage du Making of de Temps Mort, j’ai rencontré une partie de l’équipe, dont Marc Fournier (comédien), Joel Gauthier (comédien), Roberto Mei (assistant réalisateur, producteur exécutif, comédien), Félix Rose (monteur, assistant caméra et aide au scénario) et Éric Piccoli (réalisateur, scénariste, producteur).

Eric Piccoli et Felix Rose, tempsmort.tv


Je leur ai demandé à quoi pouvait-on s’attendre pour la saison 2 de Temps Mort. Les gars me répondent « de l’humour, des situations loufoques…un peu de fin du monde, un peu de neige! » Bon, ok ma question était un peu niaiseuse. Mais sincèrement, je me demandais quelle était la différence entre la saison 1 et la saison 2.
« Ceux qui ont vu la première saison vont se retrouver, explique Éric Piccoli. Ce sont les mêmes personnages, les mêmes sortes de questionnements, mais mettons en version ‘’upgrade’’, si je peux me permettre l’anglicisme. Au lieu d’avoir dix épisodes, il y en a dix-sept. Au lieu de 5 minutes par épisode, c’est 10 minutes. On a aussi eu du financement, donc ça a juste permis d’alléger la production. On ne s’est pas permis d’aller dans le flafla, dans le glamour, de dégénérer avec des effets spéciaux. Ça a permis de payer tout le monde, et d’avoir 22 journées de tournage. Aussi, la deuxième saison c’est un ‘’road movie’’. On suit Joël et Chloé de la première saison, qui quittent vers le Sud, et on apprend ce qui s’est passé au jour zéro, du moins on a des images pour l’expliquer. Et on apprend comment Joël est arrivé au chalet dans la première saison. »

Robert Mei, producteur


Il faut dire que Temps mort est né en 2006, et que c’est une histoire entière, écrite sous forme de long métrage.
« Je pense qu’à la limite, on peut regarder la deuxième saison sans avoir vu la première. La saison 2 en soi se tient toute seule. » Me dit Félix Rose.
« La deuxième saison est vraiment une continuité, une parenthèse de l’histoire qui avait été écrite à la base. Même chose pour la troisième saison. » Précise Marc Fournier
Les gars étaient unanimes sur le fait que Temps Mort se devait d’être sur le web, pour avoir plus de liberté dans la création, de visibilité et d’intimité avec le public.
« Sur le web, il y a ce côté voyeur où tu a l’impression d’entrer dans l’univers de quelqu’un, dit Marc. On se promène sur Youtube pour voir des vidéos maisons, et il n’y a pas tellement d’intérêt dans le fond. Mais de le faire en dramatique, c’est quelque chose où les gens se sentent vraiment entrer dans l’univers de ces personnages là. Je pense qu’il y a une relation intime entre les spectateurs et la série qui s’est installée. »
« Je pense que ça peut être un tremplin, aussi. Tu peux faire tes preuves, tu te démarques et les gens voient que tu as du talent. Ça peut ouvrir des portes. » Dit Joel Gauthier
La série est diffusée sur tou.tv, mais le Making of est fait en collaboration avec Kebweb et diffusé sur www.kebweb.tv.
« Étant dans le processus de postproduction aussi, ça nous donnait une marge de manœuvre, explique Roberto Mei. On n’a pas besoin de gérer la portion du Making of, ça nous aide beaucoup. Et ils le font très professionnellement, avec un super beau look. »
Éric ajoute :
« Le web, c’est une communauté marginale, ou indépendante… Kebweb a besoin d’exister. En plus, ce n’est pas de la webtélé niaiseuse comme on peut souvent en voir. »
Au cours de l’entrevue, les gars rient, se lancent des pointes, comparent Temps Mort avec Le Parrain, ou même encore avec Terminator 2! Dur, dur de garder son sérieux avec eux. J’ai eu beaucoup de plaisir, et je peux vous le garantir, le Making of promet! Celui-ci sera disponible à partir du 9 novembre prochain sur www.kebweb.tv mais pour l’instant, vous pouvez visionner les épisodes de Temps Mort 2 sur www.tou.tv !


Quoi d’neuf?

Quoi de mieux lors d’une journée automnale ou hivernale que de rester écraser dans son divan avec une soupe Lipton et son ordinateur sur les genoux à regarder des séries web? Bon, je pense à quelques réponses alternatives, mais avouez que c’est dans le top trois! Alors voici donc ce que nous proposent tou.tv et vtele.ca comme émissions originales pour la prochaine saison.
Sur tou.tv, deux séries qu’on connait et qu’on aime déjà puisqu’elles en sont à leur deuxième saison chacune, Temps Mort et En Audition avec Simon. Simon qui auditionnera entre autres Sophie Cadieux, Michel Côté (finalement!!!), Sugar Sammy, Louis Morissette, Joëlle Morin, Patrice L’Écuyer.
Comme nouveauté, nous pourrons découvrir au cours de l’hiver Zieuter.tv qui est une webfiction interactive développée par Micho Marquis-Rose, un jeune homme diplômé de l’INIS en 2008. Je ne sais pas pour vous, mais une ‘’webfiction interactive’’, ça me parle. Nous pourrons regarder Neuroblaste, une série web d’animation…Intéressant! On nous propose aussi Dakodak.tv, une série en 12 épisodes créée par 33MAG; 6 capsules humoristiques aux allures enfantines, mais s’adressant aux jeunes adultes et 6 capsules de fiction qui relatent en fait l’histoire des créateurs des 6 autres capsules… Héhé. Pour vous donnez un avant-goût, voici le teaser assez éclaté de Dakodak.tv:

Je suis toujours un peu moins tentée par vtele.ca, mais leur variété de séries originales est assez surprenante. On peut y écouter Glam (une émission sur la mode assez sympathique et pratique pour les magasineuses compulsives comme moi), Journal Techno, Vie Urbaine et Culture V, qui comme leurs titres en témoignent si bien, sont des émissions sur les nouvelles technologies, la vie urbaine, et la culture. Bon, il y a aussi Adrénaline V, qu’on pourrait plutôt nommé Testostérone-Pitounes-Chars-Pitoune-Pitounes V. Mais passons. La fiction assez comique 11 règles mettant en vedette Marie-Chantale Perron et Louis Champagne nous raconte les déboires d’un couple décidant d’essayer l’échangisme. La page de cette websérie nous suggère entre autre plusieurs recettes aphrodisiaques pour pimenter notre vie de couple. J’aime. Mais mes coups de cœur V sont décidemment Contrat d’gars et Une vie de vrai gars. Contrat d’gars qui emménage sur V pour sa troisième saison, est une des séries les plus écoutées sur le web au Québec en 2010. Une vie de vrai gars (deuxième saison) est la série gagnante du prix Capsule, sketch ou chronique humoristique dans un nouveau média lors du Gala des Olivier. Je ne suis pas nécessairement le public cible de ces séries, comme vous pouvez le constater par leurs titres, mais j’adoooooore. L’humour est mordant, sans censure, absurde, et c’est BIEN FAIT! Contrairement à beaucoup de séries ‘’comiques’’ qui ont l’air d’être faites dans mon sous-sol avec la caméra de mon père. Dans Une vie de vrai gars on peut même assister à une bataille épique au ralenti comme on les aime. Bravo, hommes viriles.
Voilà de quoi nous mettre sous la dent pour les journées froides et austères à venir! Bonne webtélé à tous!


Othello et Juliette


Hé non, je ne tente pas de réinventer deux classiques de Shakespeare, car c’est déjà fait! C’est ce que nous propose la série web en 5 épisodes, « Othello et Juliette ». Othello et Juliette est une courte série web québécoise, financée par les fonds Tv5, qui raconte l’histoire de cinq personnages disons… Hmm disons plus colorés les uns que les autres, qui sont réunis pour mettre sur pied une pièce de théâtre : Othello et Juliette, écrite par le « grand » Syro.
J’ai écouté les 5 épisodes en 30 minutes et je me suis régalée. C’est un petit portrait cynique de ce que peut avoir l’air une production théâtrale sous forme de faux-documentaire, mettant en vedette des personnages ridicules à leur façon, mais ô combien attachants. L’humour est au rendez-vous, évidemment, mais parsemé de parcelles d’humanité. La fin est carrément touchante. Bref, je n’en dit pas plus, mais vraiment, allez y jeter un coup d’œil!
Visionnez Othello et Juliette