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Dépôt au FIP – Sprint final pour les créateurs de webséries

Bon nombre de producteurs de webséries québécoises ont très peu dormi la fin-de-semaine dernière et pour cause; ceux dont le projet a été sélectionné par le Fonds indépendant de production (FIP) à la 1ere ronde des dépôts 2012 ont jusqu’à demain, le mardi 1er mai, à 17h, pour soumettre leurs propositions de production pour la 2e et dernière ronde.  Préparer un tel dossier représente une grande charge de travail pour les producteurs, mais le jeu en vaut certainement la chandelle pour ceux qui se verront attribuer l’aide financière nécessaire à la production de leur série.

Le FIP est une source importante de financement privé consacrée aux webséries de fiction linéaires canadiennes. Ce fonds d’investissement spécialement dédié à la création audiovisuelle pour les plateformes numériques a été mis en place en 2010 à titre de projet expérimental et vient d’être reconduit jusqu’en 2014, ce qui est une très bonne nouvelle pour l’industrie de la webtélé au Québec.

Le processus menant à l’attribution du financement du FIP se déroule en deux étapes. Dans un premier temps, on invite tous les producteurs canadiens ayant une idée de websérie et répondant aux critères d’admissibilité à soumettre un document de 6 pages ou moins décrivant le projet (plus d’info sur les lignes directrices ici).  Le comité de sélection du FIP analyse chacun des dossiers reçus et émet, quelques semaines plus tard, une liste de candidatures retenues pour la deuxième ronde.  Cette année, 31 projets ont été retenus pour cette seconde étape, dont 11 projets francophones.  Le FIP demande alors à ces candidats de produire une proposition de production étoffée exposant les détails de leur websérie; synopsis, résumé de tous les épisodes, script des deux premiers épisodes, casting, équipe de production, structure financière, plan de distribution et de marketing, etc.  Il n’est pas rare que la longueur de ce document frise les 100 pages, selon les projets.

De concert avec d’autres partenaires financiers provinciaux, le FIP investit plus de 1,5 million $ chaque année.  Sa participation financière se fait sous forme d’investissement couvrant en moyenne 70% du budget de production des webséries choisies. Les producteurs des projets financées doivent trouver la proportion du financement manquant en obtenant une licence d’un diffuseur, ou en ayant l’appui d’un ou de plusieurs commanditaires, par exemple. Des alternatives moins communes, tel le financement par la communauté (crowdfunding) peuvent être envisagées; tous les moyens sont bons pour boucler sa structure financière.  D’ailleurs, une campagne de financement de ce type vient tout juste d’être lancée pour la 2e saison de Manigances. Les producteurs de la websérie policière sollicitent leur communauté de fans à collaborer au financement de la prochaine saison, en se basant sur le principe que si on se rassemble pour donner – même un peu – on multiplie l’impact de nos contributions.

En 2011, 6 projets avaient été choisis par le FIP: 11 règles (saison 2), Le chum de ma mère est un extra-terrestre (dont la diffusion n’a pas encore débuté), Dakodak (saison 2), Juliette en direct (saison 2), Manigances et Pilote(s). Il est intéressant de souligner que Manigances, disponible ici sur Kebweb.tv, a été le premier projet financé par le FIP à n’avoir pas été diffusé sur le site d’un télédiffuseur.Cette année, Manigances (Saison 2) et 1000 jours, le nouveau projet de Productions Babel (ceux qui nous ont offert les trois saisons de Temps mort), sont parmi les 11 projets francophones toujours dans la course. J’ai échangé sur le sujet avec Isabel Dréan, productrice de Manigances et Marco Frascarelli, producteur chez Babel. Voici ce qu’ils avaient à raconter sur le processus de dépôt, entre deux blitz de préparation de leurs dossiers:

Gabrielle: Comment prépare-t-on un dépôt? Comment ça se passe à quelques jours de la date limite?

Marco F.: Peu importe le dépôt (FIP, SODEC, Téléfilm, etc.) et peu importe la somme demandée, la proposition de production soit être complète et doit se faire le plus professionnellement possible. Chaque élément de la série, du développement à la diffusion en passant par le financement, doit être réfléchit et présenté clairement afin de montrer aux investisseurs que nous sommes conscient des défis du projet. Les dernières journées sont toujours les plus dures, car on se pose beaucoup de questions sur le projet et il y a souvent des modifications de dernière minute en lien avec des nouvelles idées.

Isabel D.: Quand tu fais ton dépôt, il faut que ton dossier soit complet au point où tu pourrais, si tu avais le financement le lendemain matin, commencer ta pré-production directement tellement tu étais prêt. Il faut que tu saches déjà tout sur ta websérie au moment de la soumettre.  La dernière semaine de préparation du dossier est très intense. Les derniers jours c’est vraiment le rush; on fait rien d’autre! Il faut vraiment essayer d’être le plus créatifs et innovants possibles dans notre approche.  Les propositions sont dues pour demain, 17h, et il ne serait pas étonnant qu’on remette notre dossier à 16h58!

G: Combien de temps estimez-vous avoir consacré à votre proposition? Sur quoi avez-vous dû travailler le plus?

I. D.: Monter le budget et la structure financière est certainement la partie la plus difficile. Il faut garder en tête que le FIP est un fonds privé et qu’il n’offre pas une subvention, mais bien un investissement; il faut être en mesure de démontrer de quelle manière on va s’y prendre pour permettre au FIP de récupérer l’argent investi. On a commencé à travailler sur notre dossier un mois avant la date limite et la dernière semaine a été très intense; on a été à temps plein là-dedans. Mais c’est la deuxième fois qu’on fait le processus complet du FIP; c’est beaucoup plus facile cette année. La première fois que tu prépares ce type de dépôt, c’est vraiment plus exigeant.

M. F.: Nous avons travaillé fort sur la distribution et le marketing.  Avec Temps mort, nous avons appris que ces deux pans de la stratégie globale sont cruciaux pour qu’un projet web vive bien et trouve son public. Nous avons principalement travaillé sur notre dossier au cours des trois dernières semaines.  Nous n’avons pas vraiment comptabilisé nos heures de travail, mais on doit certainement dépasser le cap des 250 heures depuis le début du processus des soumissions pour le FIP cette année.

Bref, monter un dossier pour obtenir du financement pour une websérie n’est pas une mince tâche.  Les choix du FIP seront annoncés à la mi-juin. Peu importe les résultats de la course, j’offre toutes mes félicitations aux créateurs qui auront réussi à mener à bien cet objectif et à déposer leur proposition de production d’ici demain.

Billet rédigé par: Gabrielle M.

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Bonne fête Kebweb!

Kebweb.tv souffle aujourd’hui sa première chandelle.

Pourtant, quand je pense à ma première rencontre avec Isabel Dréan et Simon Côté, les fondateurs de Kebweb, j’ai l’impression que ça fait vraiment longtemps. Il faut dire qu’avec tout ce qu’ils ont accompli, avec toutes les séries diffusées, les prix remportés, les contacts qu’ils ont créé, on a en tête que la plateforme indépendante que nous connaissons maintenant si bien existe depuis belle lurette. Mais non. Voilà tout juste un an qu’on nous y présente des « making of », des documentaires pertinents, des blogues d’actualité, des webséries drôles, musicales, intenses, étranges, mais surtout, de la webtélé indépendante. Depuis un an, un grand nombre de producteurs, de réalisateurs, d’acteurs, de techniciens, de musiciens, bref d’artisans d’ici ont pu trouver un « refuge », un réseau où partager leurs œuvres. Et tout ça, c’est aussi grâce à vous, doux public, friand de bonne webtélé. C’est le public, en quelque sorte, qui donne vie aux séries, qui les aiment, qui les commentent, qui les partagent. Sans le public, rien n’est possible.

C’est pourquoi pour le premier anniversaire de Kebweb.tv, j’ai envie de vous rappeler toutes les manières possibles d’encourager la webtélé indépendante. Facile, me direz-vous. Pas tant que ça, vous rétorquerai-je. Quand on parle de webtélé indépendante, on parle aussi de : pas tellement de budget. Ce qui implique tout de suite qu’on peut oublier les panneaux aux coins des rues et les publicités à heure de grande écoute à la télé. Les moyens les plus efficaces de faire connaitre une série-web indépendante sont donc le bouche à oreille et les réseaux sociaux. Voici quelques petits trucs rapides qui pourront vous aider à aider vos émissions préférées, en toute simplicité.

Sur Facebook :

  1. Cliquez « j’aime » sur les liens ou les vidéos de la série. Saviez-vous que les liens/vidéos/statuts qui restent le plus longtemps dans le fil d’actualité de Facebook sont ceux qui sont les plus « likés » et commentés? Plus il y a d’activités autour d’un lien, plus longtemps celui-ci sera vu.
  2. Commentez. En plus de la raison précédente, les créateurs d’une série sont toujours contents d’avoir vos impressions.
  3. Partagez les liens et incitez les gens à le faire. C’est tellement simple. Cliquez « partager », inscrivez votre commentaire et le tour est joué. Plus il y a de liens en circulation, plus il y aura de cliques. C’est logique.
  4. Devenez fan des pages Facebook de vos séries fétiches. Vous en rehausserez la côte de popularité, et vous serez au courant de toutes les nouvelles relatives aux dites séries.
  5. Partagez les pages. Vos amis découvriront peut-être une série que vous aimez, aidant ainsi à en élargir le nombre de fans!

Sur Kebweb ou autres sites de webtélé indépendante

  1. Cliquez « j’aime » sur les vidéos directement sur le site. Ça l’inscrira aussi sur Facebook, ce qui vous fait deux pierres d’un coup.
  2. Commentez les vidéos sur le site (si c’est possible). Sur le nouveau Kebweb ça l’est. Lorsque vous le faite, le commentaire est affiché sur votre profile Facebook, donnant la chance à vos amis de voir et de participer directement au fil de conversation sur le site.
  3. Twittez. Évidemment, il faut que vous partagiez les liens avec vos amis de la Twittosphère! Qui sait, ça pourrait se rendre à la portée d’un journaliste curieux, ou aux oreilles d’un animateur radio qui aurait envie d’en parler à son émission du matin? Vous avez un problème avec vos 140 caractères? Le site http://bitly.com/ est là pour réduire vos liens.
  4. Achetez les produits dérivés. Allez les fans, informez-vous de ce que vous pouvez vous procurer : T-shirt, tasses, stickers, DVD, etc. Vous aurez fière allure, et vous aiderez financièrement une série ou un site. (Pssst : dès le mois d’octobre, Kebweb aura une boutique et vous pourrez acheter leurs t-shirts!)
  5. Faites des dons. Si le site l’offre, pourquoi pas? Si le cœur vous en dit et que vous vous sentez généreux, il n’y a personne en webtélé indépendante qui refusera!

Vous voyez, ce n’est pas compliqué, mais ça demande de la rigueur. Ce sont ces petits gestes quotidiens qui comptent beaucoup pour des personnes qui ont donné cœur, âme et souvent, portefeuille pour arriver à vous présenter ce que vous voyez maintenant sur Kebweb.tv. Soyez curieux, le web québécois est plein de petits bijoux qui ne demandent qu’à être découverts. Participez aux concours. Si vous tomber amoureux d’une websérie, parlez-en à au moins un ami. Vous ne savez pas à quel point ça fera chaud au cœur de l’artisan qui verra UN clique de plus sur sa vidéo. La webtélé, plus particulièrement l’indépendante, est soutenue par les fans. Plus une série est vue et partagée, plus elle a de chance d’obtenir une subvention dans le futur. Dites-vous que par ces petits gestes quotidiens, vous participez à l’économie québécoise en développement. Et ce, en direct de votre salon. C’est pas beau, ça?

Pour terminer, je veux souhaiter encore une fois un joyeux anniversaire à Kebweb.tv. Merci aux créateurs et fondateurs de nous avoir permis de nous réunir, de nous sentir plus forts, en communauté. Merci de m’avoir donné la chance de tenir ce blogue. Merci aux créateurs de webtélé qui nous font vivre des émotions intenses en cinq à dix minutes, qui créent des univers que nous ne verrons nulle part ailleurs, qui nous font découvrir de jeunes talents insoupçonnés. Et merci au public, aux « geeks », aux enfants, aux ados toujours branchés et à leurs parents parfois dépassés, aux fans finis, aux lecteurs de blogues, aux gens comme vous et moi, toujours fidèles, au rendez-vous.
La webtélé indépendante et Kebweb.tv ne pourrait rien célébrer sans vous.

C


Où s’en va la jeunesse?

Les Chroniques de Justin, 12 ans critique littéraire


La jeunesse envahit le web!!! Hé non, mon titre de blog n’est pas une critique sociale de la dépravation de la jeunesse des temps modernes, mais bien le contraire. Je vous présente deux web-émissions qui charmeront les petits. Et les plus grands. Et les très grands. Tout le monde aime les émissions jeunesse, au fond.
En onde sur Kebweb.tv dès aujourd’hui, Les chroniques de Justin : 12 ans, critique littéraire est, comme le titre le révèle assez bien, une série de chroniques littéraires animées par le jeune Justin Robert Marier, passionné de culture et de romans. Tous les mercredis et samedis en décembre et une fois par semaine en janvier, le petit homme à la bouille angélique et au vocabulaire éloquent qu’est Justin fera découvrir à son public ses romans de prédilection. En plus d’être totalement charismatique, Justin rend ses chroniques intéressantes et pertinentes. Parlez-moi de ça, de la web télé éducative!
La deuxième série dont je vous parle me tient beaucoup à cœur. Produit par les productions Passez Go, Juliette en direct est une série de fiction pour les 6-8 ans qui sera diffusée sur le site de Télé-Québec en janvier 2011 et qui nous invite dans l’univers de Juliette, de sa famille et de ses amis. Juliette est une jeune fille de 9 ans, bouillonnante d’énergie et d’entrain, à qui les enfants, les ados et même leurs parents s’attacheront en un clin d’œil. En plus d’un épisode de fiction par semaine, l’interactivité sera au rendez-vous. Camille Felton (Le secret de Noémie) interprète avec beaucoup de talent et d’humour la petite Juliette. Ettttt oui, votre humble blogueuse fait partie de la distribution de cette délicieuse série. J’y interprète Jessica, la sœur « full ado » mais ô combien sympathique. J’ai eu beaucoup de plaisir sur le plateau, et je suis sûr que vous en aurez aussi à suivre Juliette en direct. Voici le teaser beaucoup trop mignon.

Parents inquiets, vous qui craignez que l’ordinateur ne monopolise tous le temps libre de vos enfants, soyez sans crainte ; plus besoin d’interrompre l’heure des devoirs pour laissez votre bambin se délecter de son émission favorite, il pourra désormais l’écouter à toute heure de la journée… sur le web!


Comme dans un rêve, mais en mieux.


Je rêve souvent à la fin du monde. Bizarre, non?
Quand j’écoute la série web Temps Mort, j’ai l’impression d’être dans un de mes cauchemars. Dans le sens positif du terme, bien sûr. Vous savez, le sentiment étrange de malaise, de peur, d’angoisse. Temps Mort nous plonge dans cet univers.
Lors du tournage du Making of de Temps Mort, j’ai rencontré une partie de l’équipe, dont Marc Fournier (comédien), Joel Gauthier (comédien), Roberto Mei (assistant réalisateur, producteur exécutif, comédien), Félix Rose (monteur, assistant caméra et aide au scénario) et Éric Piccoli (réalisateur, scénariste, producteur).

Eric Piccoli et Felix Rose, tempsmort.tv


Je leur ai demandé à quoi pouvait-on s’attendre pour la saison 2 de Temps Mort. Les gars me répondent « de l’humour, des situations loufoques…un peu de fin du monde, un peu de neige! » Bon, ok ma question était un peu niaiseuse. Mais sincèrement, je me demandais quelle était la différence entre la saison 1 et la saison 2.
« Ceux qui ont vu la première saison vont se retrouver, explique Éric Piccoli. Ce sont les mêmes personnages, les mêmes sortes de questionnements, mais mettons en version ‘’upgrade’’, si je peux me permettre l’anglicisme. Au lieu d’avoir dix épisodes, il y en a dix-sept. Au lieu de 5 minutes par épisode, c’est 10 minutes. On a aussi eu du financement, donc ça a juste permis d’alléger la production. On ne s’est pas permis d’aller dans le flafla, dans le glamour, de dégénérer avec des effets spéciaux. Ça a permis de payer tout le monde, et d’avoir 22 journées de tournage. Aussi, la deuxième saison c’est un ‘’road movie’’. On suit Joël et Chloé de la première saison, qui quittent vers le Sud, et on apprend ce qui s’est passé au jour zéro, du moins on a des images pour l’expliquer. Et on apprend comment Joël est arrivé au chalet dans la première saison. »

Robert Mei, producteur


Il faut dire que Temps mort est né en 2006, et que c’est une histoire entière, écrite sous forme de long métrage.
« Je pense qu’à la limite, on peut regarder la deuxième saison sans avoir vu la première. La saison 2 en soi se tient toute seule. » Me dit Félix Rose.
« La deuxième saison est vraiment une continuité, une parenthèse de l’histoire qui avait été écrite à la base. Même chose pour la troisième saison. » Précise Marc Fournier
Les gars étaient unanimes sur le fait que Temps Mort se devait d’être sur le web, pour avoir plus de liberté dans la création, de visibilité et d’intimité avec le public.
« Sur le web, il y a ce côté voyeur où tu a l’impression d’entrer dans l’univers de quelqu’un, dit Marc. On se promène sur Youtube pour voir des vidéos maisons, et il n’y a pas tellement d’intérêt dans le fond. Mais de le faire en dramatique, c’est quelque chose où les gens se sentent vraiment entrer dans l’univers de ces personnages là. Je pense qu’il y a une relation intime entre les spectateurs et la série qui s’est installée. »
« Je pense que ça peut être un tremplin, aussi. Tu peux faire tes preuves, tu te démarques et les gens voient que tu as du talent. Ça peut ouvrir des portes. » Dit Joel Gauthier
La série est diffusée sur tou.tv, mais le Making of est fait en collaboration avec Kebweb et diffusé sur www.kebweb.tv.
« Étant dans le processus de postproduction aussi, ça nous donnait une marge de manœuvre, explique Roberto Mei. On n’a pas besoin de gérer la portion du Making of, ça nous aide beaucoup. Et ils le font très professionnellement, avec un super beau look. »
Éric ajoute :
« Le web, c’est une communauté marginale, ou indépendante… Kebweb a besoin d’exister. En plus, ce n’est pas de la webtélé niaiseuse comme on peut souvent en voir. »
Au cours de l’entrevue, les gars rient, se lancent des pointes, comparent Temps Mort avec Le Parrain, ou même encore avec Terminator 2! Dur, dur de garder son sérieux avec eux. J’ai eu beaucoup de plaisir, et je peux vous le garantir, le Making of promet! Celui-ci sera disponible à partir du 9 novembre prochain sur www.kebweb.tv mais pour l’instant, vous pouvez visionner les épisodes de Temps Mort 2 sur www.tou.tv !


Confessions Has-bine

Jean-Dominic Leduc et Antoine Mongrain ont connu leurs heures de gloire alors qu’ils jouaient dans une émission jeunesse il y a de cela quelques années. Aujourd’hui, ils sombrent dans l’anonymat, le néant…Ils sont devenus des HAS BEEN! Fiction ou réalité?
Fiction, bien sûr! Les deux gars sont en vogue, ils entament leur troisième saison de la populaire série web Has-Bine, qui est maintenant disponible sur http://www.kebweb.tv ! Ils ont bien voulu se prêter au jeu d’une entrevue écrite et voici donc leurs réponses, telles qu’ils me les ont envoyées (vous ne pourrez pas dire que je vous ai mal cités)!
Cath : Salut les gars!
Antoine et Jean-Dominic : Salut!
JD : Ayoye, on l’a dit en même temps! Pas facile de faire ça pourtant…
A : C’est plus facile dans une conversation écrite en tout cas…

Cath : Depuis février 2009, soit le début des Has-Bine, vous avez à votre actif 75 capsules, vous avez reçus comme invités (entre autres) Louis Morissette, Jon Lajoie, Rémi-Pierre Paquin, Jessica Barker, Vincent Gratton… le tout avec un budget minime. Vous êtes un peu comme les pionniers de la webtélé au Québec. Vous devez être fiers, non?
JD : Disons que l’unique chose qui compte dans ce projet, c’est d’avoir du plaisir. Nous n’avons aucun autre moteur de création, aucune autre volonté. Si certains nous considèrent comme pionniers, c’est peut-être parce que nous faisons encore des capsules deux ans plus tard. N’oublions pas qu’avant nous, il y avait Chez Jules, Crapules, Ma blonde, les Têtes a Claques, Le Cas Roberge et les Chroniques d’Une Mère Indigne. Nous sommes encore là 75 capsules plus tard parce qu’on s’amuse encore, que l’inspiration est au rendez-vous, mais aussi parce qu’on peut compter sur la précieuse aide de notre commanditaire d’équipement technique Lyca, ainsi qu’a la participation d’amis cameramen/preneurs de son/réalisateurs. Surtout que tout ça est fait avec 0$ de budget…
A : Et pour les artistes invités, c’est la même chose. Ils acceptent avec plaisir de venir se jouer eux-mêmes, un peu tordus, pour nous mépriser et nous faire mal paraître, même si on n’a pas une cenne. Vincent Gratton est même arrivé avec sa propre idée de sketch. Et maintenant on commence à avoir une petite liste de noms de comédiens qui veulent venir faire des niaiseries avec nous. Il y a peut-être juste Louis Morissette qui savait pas qu’il allait jouer dans Has-Bine… Hehe ! Mais il a été excellent joueur.

Cath : Le projet des Has-Bine est un peu parti à la blague. Pourquoi avez-vous poursuivi? Mais surtout, d’où vous est venu l’idée de départ? Vous ne vous considériez quand même pas comme de vrais has been?
A : Non, pas vraiment des has-been… quoique… non, pour vrai, moi je trouve ça mourant qu’on se proclame has-been. Ça se peut pas. Un, on est trop jeune (ben, j’pense ?). Deux, on travaille encore (un peu). Et trois, on a jamais été au top. C’est limite prétentieux et en plus on n’est même pas foutu de d’épeler « has-been » correctement !
JD : Bref, on n’a même pas les moyens d’être has been!

Cath : Est-ce que vos sketches sont inspirés de faits vécus? (Moi je me reconnais dans certaines situations, en tout cas…haha)
JD : Oui, généralement on s’inspire de faits vécus, qu’on s’amuse ensuite a distortionner.
A : C’est génial de jouer sur la ligne entre la réalité et la fiction, quand on se joue soi-même et qu’on tourne dans son véritable appartement. Même les gens qu’on connaît bien sont parfois un peu confus. On nous demande souvent si on habite ensemble pour vrai, par exemple La vérité ? Non. Mais Audrey, la troisième Has-Bine, et moi, on a vraiment habité ensemble pendant la première année, là où on tournait. Jean-Dom s’est vraiment déjà fait prendre pour Laurent Paquin et j’ai véritablement une amie qui a quitté une audition en faisant un « finger » parce qu’on lui avait demandé d’enlever un chandail et qui a eu le rôle quand même… c’est très inspirant, la réalité.
JD : Surtout quand elle dépasse la fiction…

Cath : Pourquoi, d’après vous, les gens aiment Les Has-bine?
JD : Comme nous donnons dans l’autodérision, j’imagine que les gens prennent plaisir a se foutre de nos gueules avec nous.
A : Oui, bon point. Je pense que les gens qui nous suivent aiment la simplicité et la clarté de notre prémisse de base. Et probablement Luc, notre agent.
JD : Oui bon point également.

Cath : Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour votre carrière? Avez-vous d’autres projets?
A : Ben… oui., je pense qu’on peut nous souhaiter tout ça, là. D’autres projets. Une carrière.
Toi, Jean-Dom ?
JD : La même chose, dans l’ordre inverse.

Cath : Vous êtes suivis sur Twitter par 555 personnes, sur Facebook par 640 personnes, vos clips ont étés visionnés 162 406 fois sur Youtube, et vous venez d’emménager sur Kebweb.tv pour une troisième saison. Qu’est-ce qui va arriver aux Has-Bine s’ils sont tout sauf Has Been?
A : Hmmm… J’imagine qu’ils devront remonter dans le ring du succès pour un dernier round.
JD : Au sens figuré hein, parce qu’au sens propre, on l’a déjà fait avec Jacques Rougeau à la saison deux.
La deuxième capsule de la Saison 3 à voir dès maintenant sur www.kebweb.tv/hasbine !!!

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Suivez les sur twitter: @hasbine


Un nouveau road trip…dans Montréal.

Si vous voyez Janine (le fameux Westfalia de 2 Frogs dans l’Ouest) devant votre université, cégep ou café du coin, ne vous étonnez pas. En effet, le jeune cinéaste Dany Papineau fait un road trip dans Montréal afin de promouvoir son film qui est en salle depuis le 8 octobre. La réponse du public est excellente, mais évidemment, puisque le film est québécois et indépendant, chaque entrée en salle est primordiale pour assurer sa longévité sur nos écrans.
D’où l’idée de Dany de faire imprimer 10 000 cartes postales de 2 Frogs mardi matin, et de se promener dans Montréal au volant de Janine. Il commence son périple à la sortie du métro Berri-UQAM, puis en plein cœur de l’université l’UQAM. Il distribue ses cartes postales, parle du film. Les gens trippent, promettent d’aller voir le film, d’en parler à leurs amis… Ensuite, il prend la direction de St-Denis, dans les environs du cinéma Quartier Latin. Il signe des autographes, se fait prendre en photo. Avec l’aide d’amis, il pose des affiches du film un peu partout. Il pousse même  l’audace jusqu’à aller distribuer ses cartes postales vers 19h00 DANS le cinéma Quartier Latin. Le public qui sort de la salle de 2 Frogs capote. J’avoue que c’est assez cocasse; tu sors d’une salle de cinéma, et le gars qui était sur l’écran est devant toi! Alors ils aident Dany dans sa distribution de prospectus!!! Et à l’instant même où j’écris ces mots, il continue sa course folle.

C’est sincèrement du jamais vu. Je profite donc de cette tribune pour vous inciter à aider Dany et à faire parti de sa belle folie. 2 Frogs est un film à ne pas manquer, il fait froid, c’est l’automne… Qu’est-ce que vous faites encore devant votre ordinateur? Allez voir ce film AU CINÉMA. C’est un film merveilleux, avec de beaux paysages à voir sur grand écran, et parce qu’en y allant, vous encouragez le cinéma d’ici ainsi qu’un gars qui a mit toute son âme dans ce projet qui mérite d’être vu!

Vous pouvez trouver la liste des salles qui présentent 2 Frogs dans l’Ouest sur www.2frogs.ca

Et ne manquez pas la toute nouvelle capsule 10 « 2 Frogs en salle » sur www.kebweb.tv/2frogs

Alors gardez l’œil ouvert! Si vous voyez un Westfalia orange, recouvert d’affiches de 2 Frogs dans l’Ouest, vous ne pouvez pas vous tromper. C’est Dany Papineau qui poursuit son rêve.


Kebweb.TV: Le Blogue

Bonjour!

Enfin, voici le blogue Kebweb!

Avec tout ce qui se passe sur internet, on se sent parfois dépassés, on ne sait plus où jeter notre dévolu. Quelle nouvelle série devrais-je regarder? Quel nouveau vidéo fait fureur sur la toile? Nous sommes toujours à un clic près de nous perdre dans l’immensité virtuelle.

Alors ici même, je couvrirai pour vous tout ce que peut contenir de pertinent le web : Nos primeurs, les évènements spéciaux, les webtélés, les nouveautés…En bref, le blogue deviendra une source constante d’information sur ce qui se passe dans ce vaste environnement qu’est le web! Kebweb est une plateforme qui vise à encourager la relève, les artisans passionnés et les gens qui ont quelque chose à exprimer. Je veux continuer dans cette veine. Donner une visibilité à ce qui mérite d’être vu, débattre d’opinions avec vous, faire des comptes-rendus de premières de films attendus, mettre en ligne des entrevues avec vos web-vedettes chouchous… Et le tout agrémenté de photos, de vidéos et… de bonheur, bien sûr!

Grâce à Internet, nous avons la chance d’exprimer nos idées, de créer et d’avoir un public et ce, sans avoir à débourser des millions ou qu’on nous demande de rapporter le plus de cote d’écoute possible. On entend souvent dire que le web, c’est l’avenir et que tout le reste est porté à disparaître. Je ne suis pas complètement de cet avis. J’aime la télévision et j’adore le cinéma, je ne veux pas les voir s’éteindre, mais je crois qu’internet nous offre une multitude d’opportunités, nous ouvre sur le monde et nous donne envie de communiquer les un avec les autres. Qu’en pensez-vous? Je veux vous lire, je veux entendre vos opinions, et ce, à chaque fois que bon vous semble sur ce blogue.

Je vous laisse sur ce petit vidéo :

Vous la reconnaissez? Hé oui, c’est moi, votre nouvelle blogueuse kebweb!

Plusieurs primeurs sont à venir sur Kebweb.tv, alors  à bientôt, internautes!