Kebweb.tv, le carrefour des webtélés

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Bonne fête Kebweb!

Kebweb.tv souffle aujourd’hui sa première chandelle.

Pourtant, quand je pense à ma première rencontre avec Isabel Dréan et Simon Côté, les fondateurs de Kebweb, j’ai l’impression que ça fait vraiment longtemps. Il faut dire qu’avec tout ce qu’ils ont accompli, avec toutes les séries diffusées, les prix remportés, les contacts qu’ils ont créé, on a en tête que la plateforme indépendante que nous connaissons maintenant si bien existe depuis belle lurette. Mais non. Voilà tout juste un an qu’on nous y présente des « making of », des documentaires pertinents, des blogues d’actualité, des webséries drôles, musicales, intenses, étranges, mais surtout, de la webtélé indépendante. Depuis un an, un grand nombre de producteurs, de réalisateurs, d’acteurs, de techniciens, de musiciens, bref d’artisans d’ici ont pu trouver un « refuge », un réseau où partager leurs œuvres. Et tout ça, c’est aussi grâce à vous, doux public, friand de bonne webtélé. C’est le public, en quelque sorte, qui donne vie aux séries, qui les aiment, qui les commentent, qui les partagent. Sans le public, rien n’est possible.

C’est pourquoi pour le premier anniversaire de Kebweb.tv, j’ai envie de vous rappeler toutes les manières possibles d’encourager la webtélé indépendante. Facile, me direz-vous. Pas tant que ça, vous rétorquerai-je. Quand on parle de webtélé indépendante, on parle aussi de : pas tellement de budget. Ce qui implique tout de suite qu’on peut oublier les panneaux aux coins des rues et les publicités à heure de grande écoute à la télé. Les moyens les plus efficaces de faire connaitre une série-web indépendante sont donc le bouche à oreille et les réseaux sociaux. Voici quelques petits trucs rapides qui pourront vous aider à aider vos émissions préférées, en toute simplicité.

Sur Facebook :

  1. Cliquez « j’aime » sur les liens ou les vidéos de la série. Saviez-vous que les liens/vidéos/statuts qui restent le plus longtemps dans le fil d’actualité de Facebook sont ceux qui sont les plus « likés » et commentés? Plus il y a d’activités autour d’un lien, plus longtemps celui-ci sera vu.
  2. Commentez. En plus de la raison précédente, les créateurs d’une série sont toujours contents d’avoir vos impressions.
  3. Partagez les liens et incitez les gens à le faire. C’est tellement simple. Cliquez « partager », inscrivez votre commentaire et le tour est joué. Plus il y a de liens en circulation, plus il y aura de cliques. C’est logique.
  4. Devenez fan des pages Facebook de vos séries fétiches. Vous en rehausserez la côte de popularité, et vous serez au courant de toutes les nouvelles relatives aux dites séries.
  5. Partagez les pages. Vos amis découvriront peut-être une série que vous aimez, aidant ainsi à en élargir le nombre de fans!

Sur Kebweb ou autres sites de webtélé indépendante

  1. Cliquez « j’aime » sur les vidéos directement sur le site. Ça l’inscrira aussi sur Facebook, ce qui vous fait deux pierres d’un coup.
  2. Commentez les vidéos sur le site (si c’est possible). Sur le nouveau Kebweb ça l’est. Lorsque vous le faite, le commentaire est affiché sur votre profile Facebook, donnant la chance à vos amis de voir et de participer directement au fil de conversation sur le site.
  3. Twittez. Évidemment, il faut que vous partagiez les liens avec vos amis de la Twittosphère! Qui sait, ça pourrait se rendre à la portée d’un journaliste curieux, ou aux oreilles d’un animateur radio qui aurait envie d’en parler à son émission du matin? Vous avez un problème avec vos 140 caractères? Le site http://bitly.com/ est là pour réduire vos liens.
  4. Achetez les produits dérivés. Allez les fans, informez-vous de ce que vous pouvez vous procurer : T-shirt, tasses, stickers, DVD, etc. Vous aurez fière allure, et vous aiderez financièrement une série ou un site. (Pssst : dès le mois d’octobre, Kebweb aura une boutique et vous pourrez acheter leurs t-shirts!)
  5. Faites des dons. Si le site l’offre, pourquoi pas? Si le cœur vous en dit et que vous vous sentez généreux, il n’y a personne en webtélé indépendante qui refusera!

Vous voyez, ce n’est pas compliqué, mais ça demande de la rigueur. Ce sont ces petits gestes quotidiens qui comptent beaucoup pour des personnes qui ont donné cœur, âme et souvent, portefeuille pour arriver à vous présenter ce que vous voyez maintenant sur Kebweb.tv. Soyez curieux, le web québécois est plein de petits bijoux qui ne demandent qu’à être découverts. Participez aux concours. Si vous tomber amoureux d’une websérie, parlez-en à au moins un ami. Vous ne savez pas à quel point ça fera chaud au cœur de l’artisan qui verra UN clique de plus sur sa vidéo. La webtélé, plus particulièrement l’indépendante, est soutenue par les fans. Plus une série est vue et partagée, plus elle a de chance d’obtenir une subvention dans le futur. Dites-vous que par ces petits gestes quotidiens, vous participez à l’économie québécoise en développement. Et ce, en direct de votre salon. C’est pas beau, ça?

Pour terminer, je veux souhaiter encore une fois un joyeux anniversaire à Kebweb.tv. Merci aux créateurs et fondateurs de nous avoir permis de nous réunir, de nous sentir plus forts, en communauté. Merci de m’avoir donné la chance de tenir ce blogue. Merci aux créateurs de webtélé qui nous font vivre des émotions intenses en cinq à dix minutes, qui créent des univers que nous ne verrons nulle part ailleurs, qui nous font découvrir de jeunes talents insoupçonnés. Et merci au public, aux « geeks », aux enfants, aux ados toujours branchés et à leurs parents parfois dépassés, aux fans finis, aux lecteurs de blogues, aux gens comme vous et moi, toujours fidèles, au rendez-vous.
La webtélé indépendante et Kebweb.tv ne pourrait rien célébrer sans vous.

C

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DEEP

Si les jambes de l’être humain s’étaient développées de manière à ce qu’elles plient en sens inverse, marcherions-nous toujours de reculons? Les licornes existent puisqu’on peut en parler et se faire comprendre. Le mot soleil est-il jaune?

Non, je ne suis pas nouvellement philosophe. Ces réflexions proviennent du compte Twitter de l’équipe de DEEP, la nouvelle série web de Kebweb.tv en ligne depuis le 18 avril. DEEP est une série…hmm…vous devez voir le premier épisode pour comprendre. On nous plonge vraiment dans un monde fictif, intriguant, nouveau, mais qui nous fait sourire, autant que réfléchir. J’ai, quant à moi, très hâte de voir la suite. Afin de démystifier un peu DEEP, j’ai posé quelques questions à Simon Lacroix, l’auteur.

Alors premièrement, qui êtes-vous? Tout cela est bien mystérieux…

Nous nous sommes rencontrés au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. L ‘équipe de DEEP est donc constituée presque exclusivement d’acteurs : le réalisateur, le scénariste, le directeur photo, la directrice de production… Tous des acteurs de formation. Même les acteurs sont des acteurs.

D’où est né l’univers complexe et fascinant de DEEP?

L’univers de DEEP découle d’un court métrage intitulé « Être ».

Tourné il y a environ un an dans la même cuisine, ce court métrage de 8 minutes nous raconte l’histoire d’Adrian qui apprend qu’il n’existe (peut-être) pas.

Après avoir fait « Être », on a pensé que ces mêmes personnages pourraient vivre d’autres situations étranges et métaphysiques, mais sous forme de capsules web plus courtes, plus rythmées… C’est ainsi qu’est apparue l’idée de DEEP.

Pourquoi avez-vous donné un nom anglophone à votre série? Qu’est-ce que « DEEP » représente pour vous?

Il faut dire que nous avons beaucoup hésité. Nous tenons à souligner que nous sommes des amoureux de la langue française. Mais le fait est que DEEP est un mot qui dit tout, qui explique notre concept en une syllabe. On aime la sonorité. C’est une expression que plusieurs Québécois utilisent qui n’a malheureusement pas son équivalent en français. Et en plus, ça PUNCH !

Quelles-sont vos inspirations? À quoi pourriez-vous vous comparer?

La philosophie.

La vie.

L’étrange.

La précision.

Le blanc et le rouge.

Avez-vous eu du budget pour la série ou êtes-vous complètement indépendants?

Complètement indépendant. Mais Lyca et MTL vidéo ont eu l’énorme gentillesse de nous prêter de l’équipement.

Peut-on en savoir un peu plus sur ce qui nous attend dans les prochains épisodes de DEEP?

Comme DEEP ne suit pas les règles et les lois de la réalité, vraiment tout peut arriver. Une chose est sûre, les personnages n’ont encore rien vu…

Est-ce que l’équipe de DEEP prévoit nous revenir avec d’autres projets? Une continuité de la série? Quelles sont vos aspirations futures?

Oui.

On a déjà plusieurs idées pour une suite à DEEP.

Nos aspirations futures, quant à elles, sont imprécises

Mais nous ne nous arrêterons pas à DEEP, ça c’est sûr.

On a trop de plaisir à créer.

L’œuf ou la poule?

L’œuf.

Car l’œuf a en lui la possibilité de la poule.

Alors que la poule ne peut plus être œuf.

En moins que la poule ait des œufs dans son ventre.

Si c’est le cas, la poule.

Mais sinon, l’œuf.

J’adore ça ! Un nouvel épisode de DEEP est disponible sur www.kebweb.tv/deep tous les lundis. Pour suivre leurs réflexions qui font jaser sur Twitter, voici leur compte : @DEEP_tv

Et n’oubliez pas, « les mots que l’on écrit ne sont, en soi, que de petites taches muettes. » – DEEP

Joyeuse Pâques, tous.

C


VLOG: Scoop du Jour # 5


VLOG: Scoop du jour: Les Roux

Voici un nouveau Scoop du jour. Bon, je n’ai pas été trop assidue jusqu’à présent, mais je pense que j’avais grandement surestimé mon temps libre quand je parlais d’une capsule par semaine… Qu’à cela ne tienne, je continue d’essayer!
XXX
C
Pour visionner Les Roux.


Les Roux

Je vous ai parlé, il y a quelques mois déjà de cela, d’une série web sur laquelle j’ai travaillé intensément et qui ne me laissait plus le temps d’écrire de billets pour le blogue. Hé bien, il est grand temps de vous présenter cette fameuse série : Les Roux.

Voir  la bande-annonce ici

Vous y aurez probablement reconnu l’excellente Julianne Côté. 😉

Aujourd’hui, c’est le grand lancement de la série écrite et réalisée par David Paradis. Donc dès la semaine prochaine soit le 14 mars sur www.ikweb.tv et le 15 mars sur www.kebweb.tv , vous pourrez visionner le premier d’une série de onze épisodes, mettant en vedette David Cloutier (un jeune acteur très prometteur), Christian Baril (qu’on a aussi pu voir dans lecouple.tv), Jean-Marc Dalfond (Les boys, Taxi 0/22, Hamlet au TNM) et Martin Fontaine (Elvis Story)! Toute une équipe, non? Se rajouteront à la distribution aux cours des prochaines semaines : Roc Lafortune, Jacques L’Heureux, Vivianne Pacal, Shirley Théroux, Fayolle Jean…et moi-même! Vous ferez donc la rencontre de Moe, Marcel et Jean-Marc, opprimés et blessés dans leur passé à cause de leur rousseur, et qui décident de faire changer les choses en posant un geste fou : kidnapper Martin Fontaine, le roux le plus connu du Québec. Au travers de cette histoire, les flashbacks des protagonistes vous feront découvrir ce qui s’est passé dans leur vie respective avant d’en arriver là, et pourquoi ces rouquins si sympathiques en sont venus à élaborer ce plan diabolique.

Bien que Les Roux soit une série d’humour absurde et savoureuse, le message véhiculé reste quand même d’actualité : la discrimination.

« Les gens seraient surpris de voir à quel point la discrimination envers les roux est encore un problème sérieux, me confiait David Paradis, lui-même rouquin coquin. Dans la série, on parle uniquement de la discrimination envers les roux, mais c’est aussi une manière d’amener les gens à réfléchir sur la discrimination en général et à quel point ça peut blesser, quelle qu’en soit la nature. »

Comme je vous l’ai dit plus tôt, j’ai travaillé sur la série en tant qu’actrice. Ce qui était une première pour moi, c’est que j’y ai aussi travaillé en tant que directrice artistique et en tant que costumière! Je me suis beaucoup investie dans cette série, autant physiquement qu’émotionnellement, parce que j’y crois beaucoup. L’histoire est originale, le scénario est intelligent et drôle, les personnages sont totalement attachants, et techniquement parlant, c’est incroyable. Je me dois d’ailleurs de souligner la direction photo impeccable de Jeff Blanchet.

C’est avec une grande fierté et un petit pincement de nervosité au cœur que je vous encourage à aller écouter la série Les Roux, dès sa sortie la semaine prochaine. Travailler sur un projet comme celui-là pendant des mois de création, pendant des jours et des nuits de tournage sous la neige et la pluie glacée, avec son lot de petits problèmes, de prises de bec, mais aussi avec son lot de belles rencontres, de fous rires et de bonheur m’a fait réaliser beaucoup de choses. Entre autre que j’aime mon métier, mais surtout que les artisans du milieu des séries web sont vraiment des passionnés, et que c’est donc d’autant plus important de les encourager. Que ce soit de par le bouche à oreille ou en partageant les liens dans vos réseaux sociaux, faites connaitre vos séries web préférées. Parlez-en, c’est important pour nous tous.

Bref, moi j’ai déjà vu les premiers épisodes (muhahaha), mais la semaine prochaine, je compte sur vous.

C’est un rendez-vous…

Parce qu’un roux, c’est roux de partout!!!

C

P.S. : Je vous joins deux photos de tournage question de vous faire patienter…


Quand j’étais petite, je n’étais pas grande.

Quand j’étais petite je n’étais pas grande, comme le dit la chanson. Selon mes amis, j’étais « bouboule » des fois, et « toutoune » aussi. Au secondaire, j’ai été, toujours selon mes comparses, « la p’tite grosse ». Je me flagellais devant les mannequins aux courbes parfaites sur les affiches promotionnelles des magasins de lingerie du Carrefour Laval et je voulais être aussi mince que les filles des annonces de parfum. Me regarder à la télé était pour moi une punition tellement je me trouvais difforme lorsqu’à la pause publicitaire, mon regard se heurtait au corps maigrelet d’une jeune nymphette faisant la promotion d’une nouvelle ligne de vêtements à la mode. Je n’ai jamais cru souffrir d’intimidation, ni de maladie chronique, mais je sais aujourd’hui que toutes ces réactions peuvent être les signes précurseurs des troubles alimentaires comme l’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie.

Depuis les dernières décennies, les cas de troubles alimentaires ont triplé dans les pays industrialisés. Au Québec, plus de 65 000 filles et jeunes femmes âgées de 12 à 30 ans sont atteintes d’anorexie ou de boulimie. Au Canada, près d’une jeune fille sur trois est prise avec une perturbation au niveau de son comportement alimentaire et au niveau de son attitude face à la nourriture. C’est sans parler des garçons et des hommes aussi touchés par ces fléaux. Évidemment, ces troubles sont des désordres complexes qu’on ne peut attribuer à un seul facteur, mais qui sont causés par une combinaison de facteurs individuels, psychologiques, familiaux, génétiques, environnementaux et socioculturels. Ça en dit long.

Du 6 au 12 février, c’est la semaine nationale de sensibilisation des troubles alimentaires. Si je suis maintenant porte-parole pour ANEB (Anorexie et boulimie Québec), c’est parce que j’ai confiance que les choses peuvent changer.

Aidez-nous en allant signer en ligne la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée.  Cette charte vise, entre autres choses, à promouvoir dans le milieu de la mode, de la publicité et des médias, une diversité d’images corporelles comprenant des tailles, des proportions et des âges variés.

http://www.jesigneenligne.com/fr/

Aidez-nous en mettant ce texte dans votre statut Facebook :

« Saviez-vous que les troubles alimentaires se classent au troisième rang des maladies chroniques, en ordre d’importance, chez les adolescentes ? Si la problématique des troubles alimentaires vous touche, vous tient à cœur et que vous souhaitez sensibiliser les gens à cette problématique, copier-coller ceci sur votre mur : Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires du 6 au 12 février 2011.  »

Et ce bandeau dans vos courriels :

http://www.anebquebec.com/html/fr/accueil/accueil.html

Bref, aidez-nous en faisant savoir qu’il y a des ressources pour les gens qui en ont besoin. Que ce soit de par ligne d’écoute, les groupes ouverts ou fermés, les conférences, les kiosques… ANEB est là.

Et puisqu’on y est, faites donc savoir aux gens que vous aimez, garçons ou filles, que vous les trouvez beaux…peu importe leur poids.

Quand j’étais petite, je n’étais pas grande. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas grande. Mais je m’en fous.


Les Zamateurs de Sports

Quand j’étais plus jeune, les membres de ma famille (fervents amateurs du Tricolore), m’obligeaient à écouter Sport 30MAG à RDS tous les matins avant d’aller à l’école, de même que les reprises à l’heure du souper. Donc, c’est par défaut que je connais aujourd’hui les statistiques des joueurs du Canadien de Montréal de 1996 à 2007, que je comprends un hors-jeu et que je suis capable de commenter une partie de hockey (impressionnant ainsi la gente masculine).

En habitant en appartement, j’étais de moins en moins informée sur l’actualité sportive jusqu’à tout récemment… Oui, j’ai découvert Les Zamateurs de sports! En plus de traiter des sujets de l’heure dans le milieu du sport, ce réseau de nouvelles fictif-web le fait de façon humoristique et originale. En plus de vous suggérer une parodie signé Les Zamateurs, fraîchement mise en ligne sur le site de Kebweb.tv, je vous livre ici même l’entrevue que j’ai faite avec Francis Chartrand, auteur, créateur et interprète de tous les personnages des Zamateurs.

Salut Francis ! Tu es l’auteur des capsules Les Zamateurs de sports, maintenant en diffusion sur Kebweb.tv, mais tu y interprètes aussi tous les rôles. D’où t’es venue l’idée du projet ? De ton amour des sports ou de la perspective attrayante d’être ton propre patron ?

De mon amour des sports, assurément. C’est d’ailleurs l’aspect ludique du sport qui m’attire. C’est pourquoi j’aime jouer, par exemple, au hockey, au tennis ou au golf, plutôt que de m’entraîner au gym. En imaginant Les Zamateurs de Sports, j’ai voulu recréer certains éléments que l’on retrouve lorsqu’on pratique un sport, soit, le plaisir du jeu, la vitesse d’exécution, la performance, ainsi qu’une une bonne dose d’adrénaline. Interpréter tous les personnages et signer les textes en me basant sur l’actualité à chaque semaine, devient en quelque sorte une compétition contre moi-même qui me pousse à vouloir toujours me surpasser. Comme dans le sport, parfois on arrive à donner une excellente performance et parfois moins. Il faut juste espérer avoir une bonne moyenne au bâton!

As-tu quelqu’un pour t’aider à enregistrer les capsules, ou tu as développé le don d’ubiquité ? (Si oui, on tient un scoop).

J’aurais vraiment aimé te donner ce scoop! Dès que j’en ai un (un scoop, pas un don), c’est toi qui l’aura, juré et même craché, comme tous bons joueurs de hockey sur le bout du banc! En fait, j’ai la chance de pouvoir compter sur la dynamique équipe que kebweb.tv a mise à ma disposition. Cette équipe comprend un caméraman, un monteur ainsi que moi-même! C’est notre première ligne d’attaque, notre trio numéro 1! Si le projet prend de l’ampleur comme nous le souhaitons, nous aurons sûrement besoin d’une deuxième ligne d’attaque! Pour l’instant, on travaille fort dans les coins, on donne notre 110% et on espère « faire les séries »!

On te connait en tant qu’animateur de ZDS, en tant que Bob Robert et Charlie Horse, mais qui est le vrai Francis Chartrand ? À quoi ressemble ton CV ?

J’ai débuté ma carrière en humour en créant une collection de boxer-shorts ornés de motifs rigolos, qui fut distribuée dans une soixantaine de points de vente au Québec. C’est une entreprise que j’ai démarré alors que j’étais à l’université. J’ai d’ailleurs baptisé cette période de création « les dessous de l’humour »! Je créais des slogans et des personnages qui « s’exprimaient » en français, alors que la majorité de la marchandise qui se retrouvait en boutique arborait des messages en anglais. Ça m’a permis de développer mon propre marché et de me démarquer de la compétition. D’ailleurs, à ce propos, je me lance à nouveau dans un projet de vêtements. Je t’en reparlerai au moment opportun car de toute façon, je te garde le scoop! Une chose est certaine, pour moi, la création passe beaucoup par l’écriture. C’est d’ailleurs ce qui m’amena à me retrouver en audition à l’école Nationale de l’humour. Au fil des ans, j’ai collaboré et participé à différents projets, que ce soit pour la radio, la télé ou pour la scène. Pour ce qui est de mon C.V. comme tel, il ressemble passablement à un C.V. normal: 8 et demi par 11, papier recyclé, il va sans dire, et, excès de folie, j’utilise la police Earwig Factory, ma préférée! En conclusion, on pourrait dire que je suis passé à une lettre de faire carrière dans la Ligue Nationale de Hockey (LNH) mais, j’ai plutôt abouti à l’école Nationale de l’humour (ENH). À chacun son destin!

Dirais-tu que Les Zamateurs est un hommage au monde du sport, ou plutôt une parodie ? En d’autres termes, es-tu toi-même un amateur de ce milieu, ou tu prends simplement un malin plaisir à t’en moquer ?

Ah! Je suis content que tu me poses cette question. Je dirais que c’est plutôt un hommage car je suis réellement un amateur de sport. C’est d’ailleurs un autre défi que je me suis lancé lorsque j’ai développé cette idée: proposer des capsules amusantes sans pour autant ridiculiser les équipes sportives et les athlètes. Je sais qu’il y a une petite tendance à l’humour « trash » et, bien qu’on retrouve d’excellents « produits » sur le marché si je peux dire, ça me semblerait trop facile de toujours me servir des déboires de nos équipes locales, par exemple, pour alimenter mes capsules. C’est parfois difficile de passer à côté mais, je m’efforce de trouver un angle malgré tout positif et non destructif. Même chose pour les personnages. Je préfère imaginer des reporters et journalistes aux allures loufoques et improbables, plutôt que de parodier un Michel Bergeron par exemple, ou encore un Jean Perron. Avec les Zamateurs de Sports,  je veux plutôt créer mon propre univers des sports!

Puisque tu te nourris de l’actualité pour tes capsules, à quelle fréquence écris-tu ces dernières ? Tu ne dois pas avoir beaucoup de temps pour les préparer puisque le sujet doit rester chaud ?

En effet, c’est vraiment du sport car l’actualité bouge rapidement. Ça devient parfois un casse-tête lors du montage mais, il y a des choses pires que ça dans la vie! Il est certain que lorsque survient un événement majeur, on aimerait bien  « pondre » une capsule presque instantanément mais, pour l’instant, on a pas encore d’équipe de nuit pour livrer le lendemain! D’autant plus que c’est vraiment beaucoup de travail pour une capsule de 2 à 3 minutes. En ce qui concerne l’écriture, je m’efforce de trouver des sujets dont les amateurs parleront pendant un certain temps. J’en écris une par semaine mais j’ai toujours du matériel pour deux ou trois. Dans le fond, le monde du sport est si riche en sujets, anecdotes et rebondissements, que nous pourrions pratiquement produire une capsule par jour! (N’essayez pas ça à la maison, nous sommes des professionnels!)

As-tu un sport de prédilection ?

En hiver, sans trop de surprise, c’est le hockey. Je joue deux fois par semaine. Sur glace et en gymnase. J’adore aussi le tennis, le golf et le vélo. J’ai grandi en pratiquant plusieurs sports que je pratique toujours pour la plupart. Lorsque ça fait quelques jours que je ne bouge pas, peu importe la raison, je ressens rapidement le besoin de me propulser hors de mon fauteuil! Car même si je suis très sportif, je mène également une belle « carrière » de sportif de salon! D’ailleurs à ce sujet, j’ai peut-être un scoop pour toi finalement… imagine-toi donc que mon but ultime serait de lancer sur le marché, les Zailes de poulet des Zamateurs de Sports!

À quoi peut-on s’attendre, nous, public de ZDS, pour la suite de la saison ? Aurons-nous droit à des artistes invités, à de nouveaux personnages, à des couvertures  d’évènements VIP ?

Oui, un peu à tout ça. Il faut dire que pour nous, la saison vient à peine de débuter. Il y aura sans aucun doute de nouveaux personnages ainsi que des couvertures d’événements, en plus de quelques surprises. Bref, on vise la Coupe! Laquelle? Ça, on le sait pas encore!

Merci Francis, et continue de donner ton 110% !!!

Ben écoute eh… merci à toi et à toutes tes questions eh… j’pense que la « puck » devrait rouler pour nous autres et eh… j’pense que… c’t’important!

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