Kebweb.tv, le carrefour des webtélés

On en parle sur le web

Quand nos voisins s’y mettent

Ça fait assez longtemps que les Américains ont compris l’importance et l’ampleur des vidéos virales sur internet. On peut prendre pour exemple les gars de Jackass, que tout le monde connait pour leurs exploits particulièrement saugrenus et/ou dégoutants. On peut maintenant les voir sur nos grands écrans.  Et c’est un exemple parmi tant d’autres de phénomènes qui se sont développés sur le web. Mais qu’en est-il des personnalités déjà connues, les « stars »?

À la fin de 2006, le portail Funny or Die fût créé par nul autre que Will Ferell et Adam McKay (réalisateur de Talladega Night et Anchorman). Funny or Die est le site idéal pour perdre son temps de travail au profit du bidonnage. Question « moyen de procrastination par excellence », on a rarement vu mieux. Le site rassemble un nombre incroyable de vidéos drôles d’enfants, de chats, de gens qui tombent (et j’en passe) pour lesquelles le public peut voter. Mais ce qui est le plus génial de Funny Or Die, c’est le contenu original créé par le FOD Team ; des imitations, de fausses entrevues, des parodies… et souvent avec la participation de vedettes américaines. On peut y voir Will Ferell, évidemment, mais d’autres personnalités très connues qui se sont mises de la partie comme Zach Galifianakis, Natalie Portman, Lindsay Lohan, James Franco, Charlie Sheen, etc. Je suis presque certaine que vous avez tous vu le sketch « The Landlord », la premier à avoir été en ligne sur le site, qui a été visionné plus de 70 millions de fois. Oui oui, vous savez, le bébé alcoolique qui sacre et qui vient menacer Will Ferell afin de ravoir son argent? Ha bon, vous voyez maintenant. Saviez-vous que ce bébé est la petite fille d’Adam McKay en personne? Même les bébés de stars font de la webtélé!

funnyordie

Lisa Kudrow, que nous connaissons notamment grâce à son rôle de Phoebe Buffay dans Friends, est l’auteure, conceptrice et productrice exécutive d’une série web qui a eu un grand succès de 2008 à 2010, Web Therapy. L’excellente Lisa Kudrow y interprète une psychologue cinglée et désagréable à souhait qui se targue d’avoir inventé la « web therapy », un concept de thérapie en ligne!  Le concept est très simple ; deux personnages communiquant par leur webcam. Il n’y a pas soixante-dix décors, pas d’explosions couteuses et les dialogues sont improvisés, mais c’est efficace. Ce n’est pas drôle à se lancer sur les murs, mais les situations de malaise sont irrésistibles, et puisque c’est de l’improvisation (ce qui, je trouve, est un tour de force), le naturel des répliques nous font presque croire qu’on assiste vraiment à une espèce de thérapie louche. Et encore une fois, plusieurs stars se sont jointes à la série : Selma Blair, Jane Lynch, Courteney Cox et même la merveilleuse Meryl Streep! Web Therapy sera aussi en onde sur Showtime dès le 19 juillet.

webtherapy


Plus récemment, en mars 2011, une nouvelle série dramatique a fait son apparition sur le portail américain Hulu, The Confession. Mettant en vedette Kiefer Sutherland et John Hurt, The Confession est l’histoire d’un tueur à gages (Sutherland) qui raconte à un prêtre (Hurt) ses meurtres. Rien de moins. La série n’est pas encore disponible au Canada, mais elle devrait l’être d’ici la fin juin sur CTV.ca. La série a remportée un énorme succès aux États-Unis malgré ses courts épisodes (5-6 minutes) et le défi d’y construire une intrigue digne d’une vraie série d’action en si peu de temps. On parle même d’en faire un film.

Bref, voici quelques exemples d’un mouvement web bien amorcé par les stars d’Hollywood. Loin de moi l’idée d’affirmer que les « vedettes » sont nécessaires au succès d’une webtélé, que ce soit ici ou ailleurs, mais plutôt de démontrer un attrait, une reconnaissance du médium. Ce que je trouve merveilleux, c’est que la plupart de ces artisans sont payés une fortune pour faire un film ou une série télé, mais qu’ils font maintenant de la webtélé pour probablement pas cher. Certains en sont même les instigateurs.

Au Québec, avec En audition avec Simon, plusieurs vedettes (Michel Côté, Marc-André Grondin, Jay Baruchel) ont osées jouer le jeu. Même chose pour Catherine Trudeau, Julie Perreault, Maxim Gaudette et compagnie dans Fabrique-moi un conte. Nous avons aussi pu voir Jacques L’Heureux et Roc Lafortune dans Les Roux. Les artistes québécois prennent de plus en plus le monde du web au sérieux, et comprennent qu’il y a là un moyen d’expression important à ne pas négliger.

Qu’est-ce qui nourrit le phénomène? Qu’est-ce qui fait qu’un artiste fait de la webtélé? Le désir de se bâtir ou de se rebâtir une carrière? La peur de ne pas être dans le coup? L’envie de changer d’image? Ou serait-ce tout simplement  pour jouer ce qui leur plaît, sans censure, pour le plaisir? Pour se rapprocher du public? Pour le bonheur de travailler avec une équipe qui leur est chère? De faire du travail de qualité qui peut être vu partout dans le monde, sans avoir nécessairement la pression d’un long métrage qui coûte et rapporte des millions? Peu importe, je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise réponse.

L’important c’est que la webtélé prend de l’ampleur, qu’elle est reconnue et appréciée de tous, de plus en plus.

C

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On the Spot : Philippe Touzel

On aime donc ça quand un « p’tit gars de chez nous » s’illustre à l’extérieur. Hé bien voilà de quoi nous réjouir : Philippe Touzel. Son nom est sur toutes les lèvres, puisque le jeune homme originaire de Sept-Îles est le seul québécois à avoir été choisi pour participer à l’un des plus importants concours web mondial du moment, On The Spot.

On The Spot, c’est Johnny Wright (manager de groupes pop comme New Kids on the Block, Backstreet Boys,*NSYNC, Jonas Brothers et d’artistes comme Janet Jackson, Justin Timberlake et Britney Spears, etc.) et son équipe d’experts qui veulent former le prochain « band » de l’heure. Pour se faire, ils ont auditionnés, grâce à la magie d’internet, des milliers de jeunes chanteurs de partout dans le monde, pour n’en choisir que vingt. Bien sûr, ces jeunes vingt prodiges de la chanson se doivent aussi d’être multi talentueux afin de se rendre le plus loin possible dans l’aventure. Plusieurs défis leur sont imposés, comme d’avoir un style vestimentaire bien à eux, de créer une chorégraphie, de s’approprier un classique de la musique, de faire une collaboration avec un artiste émergent de leur région ou de faire le plus parler d’eux dans les médias. Ils ont une semaine pour réussir chaque défi, semaine après laquelle un ou plusieurs participants sont éliminés selon l’appréciation des juges, en ligne, devant leur webcam chaque vendredi. Lorsqu’il ne restera que huit à dix vaillants jeunes artistes, ces derniers s’envoleront pour Los Angeles, où un camp d’entrainement sévère les attendra. Au programme : répétitions intenses de chant, de danse et de nombreuses entrevues. Ce n’est qu’après ce moment, le 3 juin, que le vrai « band » sera annoncé.

C’est en quelque sorte une web téléréalité, puisque chaque semaine, nous pouvons suivre les participants dans leurs parcours et leurs « challenges », par le billet de vidéos qu’ils enregistrent et diffusent eux-mêmes et de l’émission-web diffusée le vendredi sur http://onthespot.cambio.com/. Philippe, qui est maintenant dans les quinze finalistes, n’en est pas à sa première téléréalité puisque en 2003 déjà, il était l’idole des jeunes du Québec grâce à sa participation à l’émission Phénomia, sur les ondes de Vrak.tv. Ce n’est pas pour rien que les juges semblent définitivement avoir un petit faible pour lui. J

J’ai parlé avec Philippe de cette aventure surréaliste, de comment il à découvert On The Spot et de ce que cela représente concrètement pour lui.

« Je suis tombé vraiment par hasard sur un article de cyberpresse disant que le gérant des Jonas Brothers cherchait son prochain phénomène sur internet. Je me suis tranquillement intéressé au projet pour finalement envoyer un clip de moi chantant « Apologize » de One Republic. Dans la semaine suivante, j’ai reçu un email me disant que
j’étais dans le top 5 des meilleures auditions de la semaine. Finalement, un peu plus tard en février, j’ai reçu un appel de Los Angeles qui allait un peu comme ceci : « Hi Philippe, I’m Justin from the On The Spot team, you’re will be featured in our 2nd episode to form the top 20″. Ensuite j’ai été mis au défi, « on the spot », comme on dit, pour prouver que j’avais ce qu’il fallait pour être dans le top 20. Et me voilà, presque deux mois plus tard, dans le top 15 et pas mal heureux! »

« Je ne réalise pas encore ce qui se passe pour moi… Je me suis embarqué dans ce projet en n’ayant pas trop d’attente. Je voulais lire les commentaires, voir si j’allais avoir beaucoup de votes. Aujourd’hui, avec le défi numéro cinq (Manage the media, je vois que ça devient vraiment gros et que j’ai énormément de support. C’est fou. J’ai peut-être une chance de réaliser mon plus grand rêve (et je n’exagère même pas). Quand on parle de nos grands rêves de jeunesse, hé bien moi ça a toujours été d’avoir une carrière en musique, si possible à l’internationale (quand je me permets d’aller plus loin). Et maintenant, m’y voilà…presque! D’ici là, beaucoup de pain sur la planche. Si je poursuis cette semaine, il me reste deux défis. Après ça, c’est Los Angeles. Ensuite peut-être, la carrière, la vie dont j’ai rêvé depuis longtemps. Tout ça, c’est pratiquement utopique pour moi. Mais de plus en plus étrangement réaliste, aussi. C’est
complètement fou. »

Cliquez « J’aime » sur la page Facebook de Philippe, pour ainsi connaitre toutes les nouvelles récentes sur On The Spot ET l’encourager et le supporter : http://www.facebook.com/home.php#!/pages/Philippe-T-is-On-The-Spot/133258890078255

Visionnez les vidéos de Philippe, inscrivez-vous, votez, commentez le plus possible :

http://onthespot.cambio.com/profile/PhilippeTouz/

Suivez-le aussi sur Twitter @philtouzel

J’ai l’immense bonheur d’être une amie de Philippe, et je peux vous dire qu’en plus d’être beau comme un cœur, excellent chanteur, sociable et charismatique, ce garçon est tout ce qu’il y a de plus gentil, d’humble et de passionné. Il travaille extrêmement fort pour atteindre son rêve, il fait d’immenses sacrifices et ce, sans jamais oublié d’où il vient. Oui, c’est cool la gloire et le succès, mais jamais autant que quand ça arrive aux vraies bonnes personnes.

Go, Phil, Go!


Procrastination 101

Si vous lisez ceci, c’est que vous êtes probablement en train de faire acte de procrastination.

Procrastiner : verbe trans., littér., rare. Remettre quelque chose au lendemain. Exemple : Je devrais remettre un texte aujourd’hui, mais il y a un site vraiment drôle sur lequel je dois fureter plus longuement. Ça attendra à demain. Exemple 2 : Il y a de la poussière dans tous les coins, mais les discussions sur Twitter sont enflammées. J’époussèterai plus tard.

Oui, on le fait tous. Surtout à cause d’internet, disons-nous le franchement, qui nous fournit de plus en plus de raisons de rester scotcher à son ordinateur alors que notre sac de gym accumule les acariens dans la garde-robe. Des fois, je déprime à l’idée de n’avoir rien à faire avant mon prochain rendez-vous de la journée, auquel j’arrive finalement en retard faute d’avoir trop tardé dans un café à jouer à un jeu mettant en vedette les Schtroumfs (oui je suis geek à ce point-là). Avec les multiples réseaux sociaux, les séries web, les sites à potins, on ne sait plus où donner de la tête. On a peur de ne plus être in, et de ne pas connaitre le sujet chaud de l’heure.

Je vous incite donc au vice en vous proposant trois de mes sites chouchous pour la procrastination.

Premièrement, mon péché mignon : Hollywood PQ.

http://hollywoodpq.com/

Hollywood PQ est carrément… un site à potins! En général, je ne suis pas friande de ce genre de sites, mais celui-là est vraiment top. Il couvre vraiment tout! Que ce soit les évènements québécois comme les premières de films, les festivals, les concerts ou  les  scandales Hollywoodiens, les bandes-annonces, les nouveautés télé, les vidéoclips…les blogueurs parlent de tout! Et ce, souvent avant tout le monde. Ils sont maintenant trois : Karine, Kevin et la petite dernière, Julie.

J’ai demandé aux deux vétérans blogueurs (car oui, votre blogueuse glamour les connait) un petit portrait de leur tâche sur le site:

Kevin: Il dit ce qu’il pense sans détour, ne regrette jamais ce qu’il écrit. Il est cru, il doit se contenir souvent. Il s’occupe surtout de la partie « potins Hollywood ». Il tient à ses opinions et est prêt à tout pour les défendre.

Karine: J’essaie de faire rire, j’écris imagé. J’essaie toujours de dire le positif avant le négatif (quand je suis plus crue, dès fois je regrette lorsque j’ai du feedback qui me trash dans les commentaires!). Je m’occupe surtout des potins québécois, mais j’écris aussi ceux d’Hollywood.

Karine me disait aussi, en parlant du site :

« Le site se veut avant tout un site de potins… pas des «nouvelles», mais tout ce qui peut faire jaser. On doit écrire avec un angle éditorial et non journalistique. On se doit d’avoir de la «saveur», de la couleur… bref d’être croustillant à lire, mais en passant en deuxième plan (en évitant de parler au «je» pour ne pas tomber dans le personnel… c’est dur!) le personnage qu’on est, pour mettre l’accent sur la «vedette» Ryan Gosling admettons… parce que c’est elle la vedette bref! »

« L’important c’est de publier le potin avant tout le monde. On trouve nos nouvelles sur le Web, dans les magazines québécois… et bien sûr, sur Twitter et Facebook, qui sont des sources inépuisables! »

Pour tout savoir sur tout (!), vous pouvez aussi suivre Hollywood PQ sur Twitter : @HollywoodPQ

Deuxièmement, ma référence mode : Mode 34b.

http://www.mode34b.com/

En plus d’héberger un blogue extrêmement pertinent sur les dernières tendances, les façons pratiques et abordables de les adopter, les designers en vogue, les évènements à suivre et bien plus encore, le site Mode 34b a sa propre web-série. On y retrouve des portraits de créateurs, des trucs beauté pratico-pratiques et des idées de look astucieuses. Et pourquoi ce site qui parle de mode est si génial? Parce que c’est fait sans prétention, contrairement à beaucoup de choses qui se rattachent au milieu de la mode, et par des filles qui semblent vraiment tripper sur leurs sujets. C’est rafraichissant et adorable. Voici donc un portrait de ces jeunes femmes qui me font souvent rater mon bus :

Patricia : J’incarne Pétra, notre personnage de WebTV qui s’amuse à explorer différents thèmes féminins, « parce que c’est pas facile d’être fifille ». Lorsque je ne suis pas devant la caméra, je fais le montage de nos capsules, j’écris des articles et je suis constamment mode conception/production. Mon nouvel accessoire de mode favori c’est le chapeau noir bohème chic.

Mélissa : La petite dernière arrivée au 34b, je parle de tout et rien, que ça touche de près ou de loin à la mode et aux goûts de mes consœurs de la gent féminine. Mon accessoire mode favoris est, et sera toujours, les souliers. Quand tu portes du 35, c’est difficile à trouver! J’attends désespérément la fin de l’hiver pour pouvoir rocker mes nouvelles chaussures Balenciaga (c’est l’fun avoir des amies qui travaillent dans des maisons de haute couture!)

Jeanne : Je m’occupe beaucoup de la webtélé ; je participe à sa conception, c’est moi qui suis derrière la caméra en général et je collabore au montage. Sur le blogue, je rédige un billet de temps à autre, en  plus de veiller à la qualité linguistique de ceux des autres. J’aime beaucoup les accessoires qui ont un petit look retro/vintage. Ces jours-ci, j’apprécie le headband, bien pratique quand tu laisses pousser tes cheveux. Celui-ci vient de la Boutique Lustre.

Mélodie : Je suis la fille de pub derrière le projet. Celle qui pense toujours un peu à l’aspect marketing du blogue. Je suis celle qui a envie de partager toutes ses belles trouvailles. Grande romantique, elle préfère parler de ce qu’elle aime plutôt de ce qu’elle déteste. Son accessoire mode aurait été cette paire de soulier Alexander Wang : http://www.alexanderwang.com/collections/footwear-and-accessories/spring-2011/lookbook/ (les 30) mais vu sa grandeur elle optera pour les pantalons taille haute à motif : http://www.allsaints.com/lookbook/womens/#/:lookbook:womens:aw10:668

Vous pouvez aussi les suivre sur Twitter : @mode34b

Mon dernier, et non le moindre, mon coup de cœur divertissement : Le Journal Twitter de MCGilles.

http://www.mcgilles.com/journal.html

Ou sur le site d’Infoman où il est chroniqueur :

http://www.radio-canada.ca/emissions/infoman/saison11/blogue.asp

Le Journal Twitter, c’est en fait une fausse couverture de revue à potin avec des « tweets » d’artistes québécois en tout genre. Qu’a donc tweeter de gênant Guy A.Lepage cette semaine? Quelles vedettes de la chanson s’envoient des tweets coquins? Que pense donc Alex Perron du nouveau Colisée? Bref, un survol de l’actualité Twitter en grandes lignes, une fois par semaine, et ce depuis un an. C’est parfait pour ceux qui n’ont pas Twitter, vous pouvez vous garder informer de ce que votre vedette préférée du hockey à manger cette semaine, par exemple. Pour la communauté Twitter, c’est devenu un honneur de faire parti du Journal Twitter de MCGilles.

« En fait, c’est une réflexion sur : qu’arriverait-il si Twitter était un média traditionnel, un journal papier ou un magazine hebdomadaire? Est-ce que les gens seraient aussi ouverts dans leurs propos? M’a écrit MCGilles. C’est aussi évidemment un clin d’oeil sur des affirmations parfois futiles mais comiques de nos stars québécoises. (Comment ne pas réagir au fait que Cœur de Pirate a mal au cœur ou que Herbie Moreau a envie de pipi?!) »

MCGilles reçoit beaucoup de commentaires par rapport à son Journal, plusieurs écrivent même des choses dans le but d’y êtres cités.

« Je pense également humblement que le Échos Vedette a repris le concept pour citer les meilleurs Tweets et Facebook de la semaine… »

Pour une expérience ultime, vous pouvez suivre le sympathique MCGilles sur Twitter : @mcgilles

Donc voilà, vous n’avez plus d’excuse pour remettre votre devoir à temps. Oups, je dois vous laisser, je suis en retard.

Xxx

C


Que le meilleur, gagne!

C’est avec une grande fierté patriotique que j’ai découvert les nominations au WebTV-Festival de La Rochelle, en France, qui en est à sa deuxième édition et qui se déroulera du 16 au 18 mars 2011.

Le WebTV-Festival est un festival international récompensant les séries web de la francophonie. Comble du bonheur, plus de 20 séries web de chez nous (dont 7 provenant de KebwebJ) sont en lice pour les prix du Jury ainsi que pour les prix remis par les internautes, dans les nombreuses catégories telles que, entre autres : Web-Fiction, Web-Documentaire, Web-Humour, Web-Animation et une nouveauté cette année, Web-Interactif. Des séries comme Temps Mort + Making of-Temps Mort, Juliette en direct, 3Gars.tv, Othello et Juliette, Zieuter.tv, La Déséducation, En audition avec Simon, Une vie de vrai gars, Le Tapis rose de Catherine, Les Chroniques d’une Mère Indigne, Zenmatique.tv, Au dessus de la moyenne, Comment survivre aux week-ends, Jack Jobin, Dakodak, Le Making of-2 Frogs dans l’Ouest, Les Motst’asdits, Contrat de gars, et j’en passe, s’affronteront pour conquérir le cœur du Jury Officiel du festival, mais aussi le cœur du public! Depuis le 10 mars, les gens de partout dans le monde peuvent écouter un épisode de chaque série présentée et lui donner une note sur 5. En tout, 157 programmes.

Toutefois, les nominations québécoises ne font pas l’unanimité. Certains trouvent que la sélection n’est pas assez sévère, que certaines séries n’y ont pas leur place. J’ai entendu quelqu’un dire : « Ben là, toutes les séries web québécoises sont là. »…hmm. Comme vous vous en doutez, je ne suis pas totalement d’accord. C’est vrai, il a à peu près 300 séries web québécoises recensées. Et je ne sais pas combien en tout dans la communauté francophone au grand complet… Alors, à ceux qui sont un peu de mauvaise foi, pourquoi ne pas se réjouir pour la webtélé québécoise? Je trouve que c’est une p’tite tape dans le dos pour nos artisans. Ça donne aussi une belle visibilité à des créateurs d’ici qui n’auront pas nécessairement la chance de faire parti des …quatre… nommés aux Gémeaux, non?

Bon, c’était le moment « opinion » de ce billet.

Quelques québécois traverseront l’Atlantique dans le cadre du WebTV-Festival pour aller présenter eux-mêmes leur projet adoré, comme Marie-Claude Blouin, Vicky Bounadère et Félix Tétreault de Juliette en direct, qui ont eu la chance, comme six autres créateurs de webtélé, d’obtenir une bourse de l’OFQJ pour jeunes entrepreneurs. Ils se sont prononcés sur la signification de cette nomination pour eux.

« On est très heureux d’être en nomination. Mais on trouve dommage qu’il n’y ait pas de catégorie jeunesse, car selon nous c’est un créneau particulier et il est difficile de faire des comparatifs entre un projet 6-8 ans et un projet grand public. Ceci dit, on considère que Juliette est un projet de haute qualité et qu’il mérite sa place dans la catégorie fiction! »

« Il est certain que ce festival est une vitrine de plus pour Juliette et c’est toujours bon pour un projet de dépasser des frontières. À voir pour la suite….! »

Les gars de Temps Mort, seront aussi à La Rochelle durant cette période. J’ai pu m’entretenir avec Roberto Mei, assistant réalisateur et producteur exécutif de la série, sur l’importance de ce voyage pour eux.

« Nous n’avons pas eu de subventions pour aller là-bas. Pour les 3 producteurs (Eric Piccoli, Marco Frascarelli et moi) la décision de proposer le projet « Temps Mort – saison 2 » au Festival de La Rochelle venait avec le fait que nous irions le représenter sur place par nos propres moyens. Lorsque le projet à été nominé, nous avons demandé aux 3 auteurs (Julien Deschamps Jolin, Mario J. Ramos et Félix Rose), s’ils voulaient nous accompagner. Ils ont tous acceptés et, eux-aussi, par leurs propres moyens. Par la suite nous avons fait des recherches de subventions, mais en vain. Afin de payer une partie du voyagement, l’idée d’approcher des revues reliées au cinéma pour des articles et reportages photos sur place fait par notre équipe a été soulevée. Nous partagerons les ventes de ces articles ensembles, si on trouve preneur. »

Mais ça coûte cher, tout ça, non ? Il faut vouloir, quand même…

« Selon moi, le producteur se doit, dans la mesure du possible, d’accompagner son œuvre, ou ses artistes dans les festivals dans lesquels il choisi de se proposer. Une nomination à un festival reconnu apporte une certaine renommée au projet, un certain sceau de qualité et une reconnaissance internationale. Donc, d’être sur place permet de faire la promotion de ce projet, et si jamais on en retire un prix, c’est une question de respect pour les organisateurs d’avoir un représentant sur place pour l’accepter. »

Sages paroles. Et le nombre impressionnant de séries web québécoises en nomination, qu’en pense-t-il ? Le web serait-il plus développé au Québec ?

« Le web n’est pas moins développé en France, mais il est développé différemment. La France supporte, finance et diffuse depuis les dernières années des courts métrages, longs métrages et beaucoup de documentaires sur le web. Par contre au Québec, c’est la série web de fiction qui s’est démarquée par sa qualité et sa quantité en 2010. On a eu droit à plusieurs nouveautés et concepts de très haute qualité cette année. Les thèmes internationaux de nos séries web québécoises ont su attirées l’intérêt du public français. »

Les gars seront présents du 16 au 18 à La Rochelle, et seront à Paris du 19 au 24 afin de rencontrer un distributeur intéressé au projet. Ils en profiteront peut-être aussi pour tourner un court-métrage. Ils n’arrêtent jamais, ces garçons! Gros merci à Roberto pour ses réponses. Monsieur Mei qui sera d’ailleurs de la distribution d’Alice aux pays des Merveilles par Mariloup Wolfe dès lundi pour Fabrique-moi un conte, série qui est aussi en nomination au festival (ouff, je fais des liens de guerrière du web) :

http://lescontes.radio-canada.ca/

Je vous invite donc à aller voter pour vos séries favorites au WebTV-Festival. En fait, je vous y oblige. Pour voter, vous n’avez qu’à sélectionner une série, et dans le bas, vous verrez les notes de 1 à 5. Vous ne pouvez voter qu’une seule fois par clip, mais vous pouvez voter pour le nombre de clips que vous voulez…Muhahaha. C’est important de le faire afin d’encourager notre webtélé. Le petit cinq minutes de votre temps vaut beaucoup. Voyez, je vous donne même le lien sur un plateau d’argent :

http://www.webtv-festival.tv/presentation/le-webtv-festival-2011.html,1,75,1,0,0

Bonne chance à toutes les séries québécoises en « compétition ». J’isole le mot « compétition » car je suis une grande utopiste et j’ose croire que nous sommes une belle et grande communauté. J’ai mes chouchous, comme les séries sur lesquelles j’ai travaillé, mais je suis sincèrement fière et heureuse pour tous ceux qui ont participés aux séries reconnues par le WebTV-Festival, qui sont pour la plupart des gens que j’aime et que je respecte énormément. Merde à tous, comme on dit.

C


Vlog: Scoop du Jour #1

Catherine nous présente sa première chronique Vlog: Scoop du jour: Comment Survivre aux Week-ends

Merci à l’équipe de Ikebana Productions et à David Paradis pour son beau montage et réalisation.


FailQc

Si vous ne connaissez pas l’expression « FAIL », c’est que vous avez probablement passé les cinq dernières années à jouer dehors. Dans le sens où vous ne vous êtes pas branché à internet bien souvent. « FAIL »  et « WIN » sont des expressions qui circulent  depuis assez longtemps sur le web et qui veulent dire exactement ce qu’elles disent soit « échec » ou « victoire ». Donc un mauvais coup ou un bon coup. Bref, vous voyez le genre.

En voyant la popularité et l’engouement des gens pour le plus grand blogue anglophone sur le sujet, www.failblog.org, Jean-François Gagné-Bérubé, un jeune technicien informatique,  a voulu adapter l’idée pour nous, québécois et francophones. Ce fût la naissance de www.failqc.com. FailQc est un site humoristique qui réunit des photos et des vidéos de « FAIL » bien de chez nous, classés par catégories : Affiches, Internet, Médias, Ortograf, Petit peuple, Sports et Traductions boboches. On y retrouve des fautes d’orthographe ridicules sur des affiches, des traductions impossibles, des photos qui portent à confusion, des citations absurdes de personnalités connues…Bref, c’est un recueil de petits bijoux de la bêtise humaine. C’est totalement savoureux, on peut passer des heures sur le site à découvrir des idioties plus cocasses les unes que les autres. Comme FailQc est un blogue participatif, tout le monde peut… hé bien… participer. C’est sans prétention. L’épicerie près de chez vous vous offre un RABAIS DE 0$ sur les petits pois cette semaine, prenez ça en photo et envoyez-le sur le site. Votre avez surpris un ministre à dire un « si » avec un « rais » lors d’une conférence, envoyez le lien. Je dois l’avouer, je suis à l’affût du moindre « FAIL » question d’avoir mon moment de gloire sur le site. Vraiment, ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil. Pour vous donner un bon aperçu, voici le top 10 des « FAIL » 2010, monté par Jean-François pour le projet les Interwebs. Je me bidonne à tous les coups.

http://www.lesinterwebs.com/jours/top-10-des-meilleurs-fail-qc-2010-2/

FailQc fêtera son anniversaire le 11 mars prochain et pour l’occasion, un grand concours sera lancé. Les détails ne sont pas encore tous dévoilés, mais il y aura pour à peu près 1000$ de prix à gagner, en cadeaux des plus variés. Ça promet.

Félicitation à www.failqc.com , le projet d’un jeune homme d’ici, qui se classe maintenant comme le blogue humoristique le plus visité au Québec. Ça, c’est un gros « WIN »!

C


Quand j’étais petite, je n’étais pas grande.

Quand j’étais petite je n’étais pas grande, comme le dit la chanson. Selon mes amis, j’étais « bouboule » des fois, et « toutoune » aussi. Au secondaire, j’ai été, toujours selon mes comparses, « la p’tite grosse ». Je me flagellais devant les mannequins aux courbes parfaites sur les affiches promotionnelles des magasins de lingerie du Carrefour Laval et je voulais être aussi mince que les filles des annonces de parfum. Me regarder à la télé était pour moi une punition tellement je me trouvais difforme lorsqu’à la pause publicitaire, mon regard se heurtait au corps maigrelet d’une jeune nymphette faisant la promotion d’une nouvelle ligne de vêtements à la mode. Je n’ai jamais cru souffrir d’intimidation, ni de maladie chronique, mais je sais aujourd’hui que toutes ces réactions peuvent être les signes précurseurs des troubles alimentaires comme l’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie.

Depuis les dernières décennies, les cas de troubles alimentaires ont triplé dans les pays industrialisés. Au Québec, plus de 65 000 filles et jeunes femmes âgées de 12 à 30 ans sont atteintes d’anorexie ou de boulimie. Au Canada, près d’une jeune fille sur trois est prise avec une perturbation au niveau de son comportement alimentaire et au niveau de son attitude face à la nourriture. C’est sans parler des garçons et des hommes aussi touchés par ces fléaux. Évidemment, ces troubles sont des désordres complexes qu’on ne peut attribuer à un seul facteur, mais qui sont causés par une combinaison de facteurs individuels, psychologiques, familiaux, génétiques, environnementaux et socioculturels. Ça en dit long.

Du 6 au 12 février, c’est la semaine nationale de sensibilisation des troubles alimentaires. Si je suis maintenant porte-parole pour ANEB (Anorexie et boulimie Québec), c’est parce que j’ai confiance que les choses peuvent changer.

Aidez-nous en allant signer en ligne la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée.  Cette charte vise, entre autres choses, à promouvoir dans le milieu de la mode, de la publicité et des médias, une diversité d’images corporelles comprenant des tailles, des proportions et des âges variés.

http://www.jesigneenligne.com/fr/

Aidez-nous en mettant ce texte dans votre statut Facebook :

« Saviez-vous que les troubles alimentaires se classent au troisième rang des maladies chroniques, en ordre d’importance, chez les adolescentes ? Si la problématique des troubles alimentaires vous touche, vous tient à cœur et que vous souhaitez sensibiliser les gens à cette problématique, copier-coller ceci sur votre mur : Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires du 6 au 12 février 2011.  »

Et ce bandeau dans vos courriels :

http://www.anebquebec.com/html/fr/accueil/accueil.html

Bref, aidez-nous en faisant savoir qu’il y a des ressources pour les gens qui en ont besoin. Que ce soit de par ligne d’écoute, les groupes ouverts ou fermés, les conférences, les kiosques… ANEB est là.

Et puisqu’on y est, faites donc savoir aux gens que vous aimez, garçons ou filles, que vous les trouvez beaux…peu importe leur poids.

Quand j’étais petite, je n’étais pas grande. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas grande. Mais je m’en fous.