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Archives de avril, 2011

Sexe aux États-Unis

On l’entend souvent : le sexe vend. Le sexe intrigue, fascine. Le sexe dérange, amuse, fait jaser autour d’une bière, entre amis, entre collègues, unit des gens, brise des couples, bref, fait partie intégrante de nos vies.

C’est pour cela que le sexe vend. On le vend en chair et en os, dans les livres, sur DVD, sur des chaînes de télé payantes, et de plus en plus, sur internet. On vend, grâce au sexe, des vêtements, des bijoux, des automobiles, des revues. Le sexe est partout.

Mais qu’en est-il de la réalité? Que se passe-t-il dans la chambre à coucher des autres? Dans les chaumières des gens? Sommes-nous si bien informés sur le sexe? L’êtes-vous?

Marie-France Laval, qui est réalisatrice, scénariste et recherchiste de la série documentaire web Sexe aux États-Unis tente de répondre à certaines de ces questions. Marie-France, qui n’est réalisatrice de formation que depuis environ trois ans (étant à la base une spécialiste en ventes et marketing international dans le domaine du logiciel et des télécoms), est partie faire le tour du pays de l’oncle Sam à l’automne dernier afin de peindre un portrait de la sexualité des américains d’aujourd’hui. On diffuse donc, sur le site de TV5, 11 capsules ayant toute comme sujet de base la sexualité : Lillith Grey femme libérée, Overdose sexuelle, Bootblacking, L’abstinence, vraiment!, Corps en couleurs, Sexe à New-York, Épicer sa libido, Des victimes idéales, Quand la religion mène le sexe, Êtes-vous « sexe-positif »? et L’effet porno.

J’ai A-D-O-R-É ces capsules documentaires. On y traite de sujets amusants comme les pratiques sexuelles courantes et moins courantes qui existent mais aussi de sujets portant à réflexions comme l’homophobie poussée à l’extrême dans certaines régions des États-Unis ou la dépendance au sexe. Tout dépendant du sujet, on sourit, on frissonne, on s’insurge, on se compare…on ne reste surtout pas indifférent! On sent que Marie-France porte un regard objectif sur tous les sujets qu’elle aborde, aussi farfelus ou extravagants qu’ils soient. C’est fait avec respect. J’ai interrogé Marie-France pour en savoir un peu plus sur Sexe aux États-Unis.

Premièrement, comment est né Sexe aux États-Unis?

Le projet Sexe aux États-Unis est né au cours d’une réunion entre les producteurs d’Eureka Productions, France Choquette et Jean Roy avec le directeur des nouveaux Médias de TV5, Benoit Beaudoin. Ce projet fait partie d’un projet d’envergure, Le sexe autour du monde. Sexe aux États-Unis est un épisode exclusif à TV5.ca, une première pour la chaîne. Il complète une série documentaire télévision de 8 épisodes dans 8 pays différents diffusés sur TV5 entre le 4 janvier et le 22 février 2011. Le projet comprend également un site Internet « www.sexeautourdumonde.com » et une application iPhone. Le projet est un succès sur toutes les plateformes. Le microsite Sexe aux États-Unis  a enregistré plus de 50,000 visionnements depuis le 22 février dernier.

France Choquette et Jean Roy ainsi que Benoit Beaudoin m’ont fait vraiment confiance en me permettant de réaliser ce projet!

Avais-tu un but précis en faisant ces capsules? Était-ce une envie plus personnelle ou avais-tu envie d’ouvrir les yeux des gens sur certaines choses?

En réalisant le projet, j’avais plusieurs objectifs. Le premier était d’apporter un regard sur la sexualité des américains d’un point de vue sociologique et anthropologique dans la lignée de la série télévisée Sexe autour du Monde. Ensuite, je souhaitais aborder ces sujets différemment : amusants, informatifs, touchants et aborder la diversité de la sexualité aux États-Unis. Aussi, en étant sur internet, je souhaitais que les internautes regardent les capsules du début jusqu’à la fin. Il fallait donc qu’elles soient courtes, rythmées et surtout avec du contenu et une histoire. Nos efforts communs ont donné le résultat qui est présenté sur sexeauxetats-unis.tv5.ca. Benoit Beaudoin, de TV5, a contribué également au niveau du contenu et de la promotion.

Qu’as-tu appris en général, sur le sexe aux États-Unis? Nos voisins nous ressemblent-ils, ou les choses sont encore bien différentes sur bien des points?

C’est fascinant de se rendre compte comment la culture et la religion peuvent influencer la sexualité de tout un pays et que même si ce sont nos voisins, les rapports à la sexualité des américains sont vraiment différents des nôtres au Canada.

Y’a-t-il des choses qui t’ont vraiment choquées mais que tu n’as pas voulu montrer dans la série?

Aux États-Unis, nous avons vraiment abordé les choses librement dans les vidéos. Mais j’ai été particulièrement choquée par le fait que des personnes ayant une sexualité marginale peuvent être non seulement écartées par la société mais également condamnées par la justice elle-même. C’est totalement incompréhensible pour moi alors que les États-Unis donnent une image démocratique dans le monde entier. On peut voir cet aspect dans le documentaire « Des victimes innocentes ». Aussi, j’ai trouvé difficile à croire que des personnes peuvent être autant la cible d’intimidations majeures parce qu’elles  vivent une sexualité différente : fétichisme, homosexualité.

Quelle est la réaction des auditeurs? Le sexe est-il un sujet tabou encore pour plusieurs personnes, ou les réactions sont-elles majoritairement positives?

La majorité des réactions des internautes a été très positive. Ils ont répondu aux questions posées, parfois vigoureusement, notamment sur les sujets de la religion, de la dépendance sexuelle et de la liberté sexuelle avec le sujet de Lillith. Les internautes ont donc contribué à l’expérience en interagissant sur le web. TV5 a reçu près de 1000 commentaires!

As-tu des projets de suite pour ce documentaire? Des capsules sur le sexe d’ici ou d’ailleurs?

Il y a une saison 2 en préparation mais je ne peux pas en dévoiler davantage pour le moment… À suivre!

Après tout ce dont tu as été témoin, es-tu sexe-positive?

Je suis plus sexe-positive que jamais! Cette expérience m’a permis de rencontrer des personnes formidables. Certaines vivent une sexualité différente de la majeure partie de la population mais celles-ci ont plusieurs points communs : elles ont eu le courage de s’exprimer et défendent leur sexualité de façon admirable pour briser les tabous de l’intolérance, qui tirent souvent leurs origines d’un manque d’ouverture et de connaissances.

Si vous voulez découvrir cette merveilleuse série de documentaires, c’est ici :

http://www.sexeauxetats-unis.tv5.ca/

Je vous la suggère fortement. Pour les gens moindrement curieux et ouverts d’esprit, c’est un délice.

Et avouons-le, on a tous un petit côté voyeur qui aime regarder à la fenêtre du voisin! 😉

C

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DEEP

Si les jambes de l’être humain s’étaient développées de manière à ce qu’elles plient en sens inverse, marcherions-nous toujours de reculons? Les licornes existent puisqu’on peut en parler et se faire comprendre. Le mot soleil est-il jaune?

Non, je ne suis pas nouvellement philosophe. Ces réflexions proviennent du compte Twitter de l’équipe de DEEP, la nouvelle série web de Kebweb.tv en ligne depuis le 18 avril. DEEP est une série…hmm…vous devez voir le premier épisode pour comprendre. On nous plonge vraiment dans un monde fictif, intriguant, nouveau, mais qui nous fait sourire, autant que réfléchir. J’ai, quant à moi, très hâte de voir la suite. Afin de démystifier un peu DEEP, j’ai posé quelques questions à Simon Lacroix, l’auteur.

Alors premièrement, qui êtes-vous? Tout cela est bien mystérieux…

Nous nous sommes rencontrés au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. L ‘équipe de DEEP est donc constituée presque exclusivement d’acteurs : le réalisateur, le scénariste, le directeur photo, la directrice de production… Tous des acteurs de formation. Même les acteurs sont des acteurs.

D’où est né l’univers complexe et fascinant de DEEP?

L’univers de DEEP découle d’un court métrage intitulé « Être ».

Tourné il y a environ un an dans la même cuisine, ce court métrage de 8 minutes nous raconte l’histoire d’Adrian qui apprend qu’il n’existe (peut-être) pas.

Après avoir fait « Être », on a pensé que ces mêmes personnages pourraient vivre d’autres situations étranges et métaphysiques, mais sous forme de capsules web plus courtes, plus rythmées… C’est ainsi qu’est apparue l’idée de DEEP.

Pourquoi avez-vous donné un nom anglophone à votre série? Qu’est-ce que « DEEP » représente pour vous?

Il faut dire que nous avons beaucoup hésité. Nous tenons à souligner que nous sommes des amoureux de la langue française. Mais le fait est que DEEP est un mot qui dit tout, qui explique notre concept en une syllabe. On aime la sonorité. C’est une expression que plusieurs Québécois utilisent qui n’a malheureusement pas son équivalent en français. Et en plus, ça PUNCH !

Quelles-sont vos inspirations? À quoi pourriez-vous vous comparer?

La philosophie.

La vie.

L’étrange.

La précision.

Le blanc et le rouge.

Avez-vous eu du budget pour la série ou êtes-vous complètement indépendants?

Complètement indépendant. Mais Lyca et MTL vidéo ont eu l’énorme gentillesse de nous prêter de l’équipement.

Peut-on en savoir un peu plus sur ce qui nous attend dans les prochains épisodes de DEEP?

Comme DEEP ne suit pas les règles et les lois de la réalité, vraiment tout peut arriver. Une chose est sûre, les personnages n’ont encore rien vu…

Est-ce que l’équipe de DEEP prévoit nous revenir avec d’autres projets? Une continuité de la série? Quelles sont vos aspirations futures?

Oui.

On a déjà plusieurs idées pour une suite à DEEP.

Nos aspirations futures, quant à elles, sont imprécises

Mais nous ne nous arrêterons pas à DEEP, ça c’est sûr.

On a trop de plaisir à créer.

L’œuf ou la poule?

L’œuf.

Car l’œuf a en lui la possibilité de la poule.

Alors que la poule ne peut plus être œuf.

En moins que la poule ait des œufs dans son ventre.

Si c’est le cas, la poule.

Mais sinon, l’œuf.

J’adore ça ! Un nouvel épisode de DEEP est disponible sur www.kebweb.tv/deep tous les lundis. Pour suivre leurs réflexions qui font jaser sur Twitter, voici leur compte : @DEEP_tv

Et n’oubliez pas, « les mots que l’on écrit ne sont, en soi, que de petites taches muettes. » – DEEP

Joyeuse Pâques, tous.

C


VLOG: Scoop du Jour # 5


On the Spot : Philippe Touzel

On aime donc ça quand un « p’tit gars de chez nous » s’illustre à l’extérieur. Hé bien voilà de quoi nous réjouir : Philippe Touzel. Son nom est sur toutes les lèvres, puisque le jeune homme originaire de Sept-Îles est le seul québécois à avoir été choisi pour participer à l’un des plus importants concours web mondial du moment, On The Spot.

On The Spot, c’est Johnny Wright (manager de groupes pop comme New Kids on the Block, Backstreet Boys,*NSYNC, Jonas Brothers et d’artistes comme Janet Jackson, Justin Timberlake et Britney Spears, etc.) et son équipe d’experts qui veulent former le prochain « band » de l’heure. Pour se faire, ils ont auditionnés, grâce à la magie d’internet, des milliers de jeunes chanteurs de partout dans le monde, pour n’en choisir que vingt. Bien sûr, ces jeunes vingt prodiges de la chanson se doivent aussi d’être multi talentueux afin de se rendre le plus loin possible dans l’aventure. Plusieurs défis leur sont imposés, comme d’avoir un style vestimentaire bien à eux, de créer une chorégraphie, de s’approprier un classique de la musique, de faire une collaboration avec un artiste émergent de leur région ou de faire le plus parler d’eux dans les médias. Ils ont une semaine pour réussir chaque défi, semaine après laquelle un ou plusieurs participants sont éliminés selon l’appréciation des juges, en ligne, devant leur webcam chaque vendredi. Lorsqu’il ne restera que huit à dix vaillants jeunes artistes, ces derniers s’envoleront pour Los Angeles, où un camp d’entrainement sévère les attendra. Au programme : répétitions intenses de chant, de danse et de nombreuses entrevues. Ce n’est qu’après ce moment, le 3 juin, que le vrai « band » sera annoncé.

C’est en quelque sorte une web téléréalité, puisque chaque semaine, nous pouvons suivre les participants dans leurs parcours et leurs « challenges », par le billet de vidéos qu’ils enregistrent et diffusent eux-mêmes et de l’émission-web diffusée le vendredi sur http://onthespot.cambio.com/. Philippe, qui est maintenant dans les quinze finalistes, n’en est pas à sa première téléréalité puisque en 2003 déjà, il était l’idole des jeunes du Québec grâce à sa participation à l’émission Phénomia, sur les ondes de Vrak.tv. Ce n’est pas pour rien que les juges semblent définitivement avoir un petit faible pour lui. J

J’ai parlé avec Philippe de cette aventure surréaliste, de comment il à découvert On The Spot et de ce que cela représente concrètement pour lui.

« Je suis tombé vraiment par hasard sur un article de cyberpresse disant que le gérant des Jonas Brothers cherchait son prochain phénomène sur internet. Je me suis tranquillement intéressé au projet pour finalement envoyer un clip de moi chantant « Apologize » de One Republic. Dans la semaine suivante, j’ai reçu un email me disant que
j’étais dans le top 5 des meilleures auditions de la semaine. Finalement, un peu plus tard en février, j’ai reçu un appel de Los Angeles qui allait un peu comme ceci : « Hi Philippe, I’m Justin from the On The Spot team, you’re will be featured in our 2nd episode to form the top 20″. Ensuite j’ai été mis au défi, « on the spot », comme on dit, pour prouver que j’avais ce qu’il fallait pour être dans le top 20. Et me voilà, presque deux mois plus tard, dans le top 15 et pas mal heureux! »

« Je ne réalise pas encore ce qui se passe pour moi… Je me suis embarqué dans ce projet en n’ayant pas trop d’attente. Je voulais lire les commentaires, voir si j’allais avoir beaucoup de votes. Aujourd’hui, avec le défi numéro cinq (Manage the media, je vois que ça devient vraiment gros et que j’ai énormément de support. C’est fou. J’ai peut-être une chance de réaliser mon plus grand rêve (et je n’exagère même pas). Quand on parle de nos grands rêves de jeunesse, hé bien moi ça a toujours été d’avoir une carrière en musique, si possible à l’internationale (quand je me permets d’aller plus loin). Et maintenant, m’y voilà…presque! D’ici là, beaucoup de pain sur la planche. Si je poursuis cette semaine, il me reste deux défis. Après ça, c’est Los Angeles. Ensuite peut-être, la carrière, la vie dont j’ai rêvé depuis longtemps. Tout ça, c’est pratiquement utopique pour moi. Mais de plus en plus étrangement réaliste, aussi. C’est
complètement fou. »

Cliquez « J’aime » sur la page Facebook de Philippe, pour ainsi connaitre toutes les nouvelles récentes sur On The Spot ET l’encourager et le supporter : http://www.facebook.com/home.php#!/pages/Philippe-T-is-On-The-Spot/133258890078255

Visionnez les vidéos de Philippe, inscrivez-vous, votez, commentez le plus possible :

http://onthespot.cambio.com/profile/PhilippeTouz/

Suivez-le aussi sur Twitter @philtouzel

J’ai l’immense bonheur d’être une amie de Philippe, et je peux vous dire qu’en plus d’être beau comme un cœur, excellent chanteur, sociable et charismatique, ce garçon est tout ce qu’il y a de plus gentil, d’humble et de passionné. Il travaille extrêmement fort pour atteindre son rêve, il fait d’immenses sacrifices et ce, sans jamais oublié d’où il vient. Oui, c’est cool la gloire et le succès, mais jamais autant que quand ça arrive aux vraies bonnes personnes.

Go, Phil, Go!


Scoop du Jour: Les Motst’asdits