Kebweb.tv, le carrefour des webtélés

Archives de mars, 2011

Scoop du jour: Nouveautés Kebweb.TV

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Interactif ou non, là est la question

Interactivité par-ci, interactivité par-là, on entend énormément parler des séries web interactives depuis quelques temps. Certaines à qui ça réussit très bien, d’autres qui se sont fait prendre au piège. Certains débattent de la nécessité de cette technique, d’autres (comme les subventionnaires), la demande à tout prix. Je me suis entretenue avec deux artisans qui semblent avoir compris la recette gagnante de l’interactivité, Miryam Bouchard (créatrice de Fabrique-moi un conte) et Micho Marquis-Rose (créateur de Zieuter.tv) sur le comment du pourquoi.

Premièrement, comment peut-on définir exactement une série web interactive? Quels en sont les critères?

Miryam : Il faut seulement qu’il y ait une participation du public. Ce n’est pas « je clique, je regarde, j’écoute », il faut que le spectateur devienne participant. Souvent, les gens pensent que lorsqu’une série est interactive, c’est compliqué et ça comprend plein d’étapes. Oui, il y en a certaines qui sont complexes, mais il y en a d’autres où c’est très simple. J’aime comparer ça aux livres de notre enfance « Les livres dont vous êtes le héro ». On devait lire l’histoire, et au travers de la lecture, choisir la suite du récit.

Qu’est-ce qui fait que vous avez opté pour l’interactivité? Une demande particulière des subventionnaires ou c’est arrivé spontanément?

Miryam : J’ai eu l’idée il y a quelques années parce qu’en faisant Les chroniques d’une Mère Indigne (elle en était l’instigatrice et la réalisatrice) j’ai réalisé que sur le web, il n’y a pas de filtre, c’es instantané. Autant les critiques que les suggestions du public… Trente secondes après la diffusion d’un épisode, certaines personnes nous écrivaient pour questionner le choix d’un comédien, ou pour nous suggérer une idée pour la suite de l’histoire. J’ai compris que ces gens voulaient avoir une influence sur la série, un peu comme si ça leur appartenait. L’idée me vient aussi un peu de mon père, qui me racontait des histoires inventées quand j’étais petite. Quand j’ai eu l’âge de lire, j’ai compris que ses histoires « inventées », étaient quelques fois sa propre version des contes classiques. (Rires)
Micho : J’ai commencé à développer Zieuter.tv avant que le nouveau Fond des Médias du Canada soit connu. Ensuite, j’ai continué avec des projets interactifs car oui, le financement est plus présent mais aussi parce qu’avec Zieuter.tv mon équipe et moi avons développé une bonne expertise pour ce genre de websérie.

Pourquoi, selon vous, l’interactivité est-elle un critère qui revient régulièrement dans les demandes de subventions? Est-ce que l’interactivité amène vraiment un plus vaste public?

Micho : Dans le cas du FMC, le fond disponible pour les webséries est seulement le volet expérimental. Ce volet englobe un paquet de trucs comme les jeux vidéo et les logiciels. La demande d’interactivité est donc justifiée, il faut des projets novateurs et …Expérimentales. Je crois qu’en ce moment, le problème n’est pas la demande d’interactivité des 2 fonds disponibles pour les webséries, mais bien un manque de financement diversifié destiné à ce créneau. Il y a de la place sur le web pour le linéaire et l’interactif, le public est là et aime nos webséries québécoises.

Est-ce une charge de travail plus importante que de gérer un site interactif?

Miryam : C’est certain que c’est plus difficile, ce n’est pas seulement mettre en ligne un épisode une fois par semaine. Fabrique-moi un conte, c’est aussi un tournage, de l’écriture et de la recherche qui s’étalent sur 8 semaines, comme un long métrage. On a décidé de ne pas se faciliter la vie parce qu’en plus, on fait un making of par épisode. C’est aussi plus coûteux et complexe, puisque le site est toujours actif et qu’il y a une mise à jour constante.
Micho :
Définitivement. Plusieurs tests sont nécessaires et tant qu’il y des mises en ligne, le travail n’est pas terminé.

Quelle est la réponse du public jusqu’à présent? Est-il très participatif?

Micho : La réponse est très positive, le public aime et il est présent à toutes les semaines. Nous sommes très heureux du résultat. Nous sommes aussi très fiers du prix à La Rochelle (WebTV-Festival) et ce qui est fou c’est qu’il y avait des projets très forts dans notre catégorie comme Addict diffusé par ARTE, un projet interactif de 1 200 000 d’euros…. Faut croire qu’au Québec on fait beaucoup avec peu.

Que conseilleriez-vous à un créateur de webtélé qui voudrait opter pour l’interactivité? Y’a-t-il des choses à faire, ou à ne pas faire absolument?

Miryam : Pour ma part, j’aurais peut-être essayé de lancer quelque chose deux ou trois semaines avant le début de la série, afin de créer un « buzz » et qu’à la première semaine, il y ait déjà un attrait pour la série. On le sait, la promo dans le monde du web, c’est surtout du bouche à oreille. Le succès de notre concept est basé sur les huit semaines d’interactivité directe, donc si ça prend trois ou quatre semaines avant d’atteindre notre plus haut nombre d’auditeurs, c’est un peu moins intéressant.
Micho :
Je crois que les choses les plus importantes à savoir, c’est que votre projet doit être pensé interactif dès le tout début, dès la genèse. Il ne faut pas plaquer ou forcer un concept interactif sur une série de fiction…Ça ne fonctionnera pas. Ensuite, entourez-vous! Dans un projet interactif, ce qui est primordiale, c’est l’échange entre les différents créateurs fiction et web. Vous devez créer des rencontres pour avoir un projet le plus complet possible. Je vais citer Hugues Sweeney de l’ONF qui a, entre autres, récemment produit les excellents projets « Sacrée Montagne » et « Ma tribu c’est ma vie », il dit en parlant de ses projets :  » mon réalisateur, c’est l’équipe ». Je crois que ça illustre parfaitement la dynamique d’un projet interactif de fiction ou documentaire.

Merci beaucoup à Micho Marquis-Rose et Miryam Bouchard pour ces entrevues. Pour écouter ces deux excellentes séries, ou plutôt, pour y participer:

Zieuter.tv :
http://zieuter.tv/

Fabrique-moi un conte :
http://lescontes.radio-canada.ca/

Et voilà, à la prochaine, mes doux lecteurs, sur mon blogue Kebweb.TV !!!

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VLOG: Scoop du jour: Les Roux

Voici un nouveau Scoop du jour. Bon, je n’ai pas été trop assidue jusqu’à présent, mais je pense que j’avais grandement surestimé mon temps libre quand je parlais d’une capsule par semaine… Qu’à cela ne tienne, je continue d’essayer!
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Pour visionner Les Roux.


Procrastination 101

Si vous lisez ceci, c’est que vous êtes probablement en train de faire acte de procrastination.

Procrastiner : verbe trans., littér., rare. Remettre quelque chose au lendemain. Exemple : Je devrais remettre un texte aujourd’hui, mais il y a un site vraiment drôle sur lequel je dois fureter plus longuement. Ça attendra à demain. Exemple 2 : Il y a de la poussière dans tous les coins, mais les discussions sur Twitter sont enflammées. J’époussèterai plus tard.

Oui, on le fait tous. Surtout à cause d’internet, disons-nous le franchement, qui nous fournit de plus en plus de raisons de rester scotcher à son ordinateur alors que notre sac de gym accumule les acariens dans la garde-robe. Des fois, je déprime à l’idée de n’avoir rien à faire avant mon prochain rendez-vous de la journée, auquel j’arrive finalement en retard faute d’avoir trop tardé dans un café à jouer à un jeu mettant en vedette les Schtroumfs (oui je suis geek à ce point-là). Avec les multiples réseaux sociaux, les séries web, les sites à potins, on ne sait plus où donner de la tête. On a peur de ne plus être in, et de ne pas connaitre le sujet chaud de l’heure.

Je vous incite donc au vice en vous proposant trois de mes sites chouchous pour la procrastination.

Premièrement, mon péché mignon : Hollywood PQ.

http://hollywoodpq.com/

Hollywood PQ est carrément… un site à potins! En général, je ne suis pas friande de ce genre de sites, mais celui-là est vraiment top. Il couvre vraiment tout! Que ce soit les évènements québécois comme les premières de films, les festivals, les concerts ou  les  scandales Hollywoodiens, les bandes-annonces, les nouveautés télé, les vidéoclips…les blogueurs parlent de tout! Et ce, souvent avant tout le monde. Ils sont maintenant trois : Karine, Kevin et la petite dernière, Julie.

J’ai demandé aux deux vétérans blogueurs (car oui, votre blogueuse glamour les connait) un petit portrait de leur tâche sur le site:

Kevin: Il dit ce qu’il pense sans détour, ne regrette jamais ce qu’il écrit. Il est cru, il doit se contenir souvent. Il s’occupe surtout de la partie « potins Hollywood ». Il tient à ses opinions et est prêt à tout pour les défendre.

Karine: J’essaie de faire rire, j’écris imagé. J’essaie toujours de dire le positif avant le négatif (quand je suis plus crue, dès fois je regrette lorsque j’ai du feedback qui me trash dans les commentaires!). Je m’occupe surtout des potins québécois, mais j’écris aussi ceux d’Hollywood.

Karine me disait aussi, en parlant du site :

« Le site se veut avant tout un site de potins… pas des «nouvelles», mais tout ce qui peut faire jaser. On doit écrire avec un angle éditorial et non journalistique. On se doit d’avoir de la «saveur», de la couleur… bref d’être croustillant à lire, mais en passant en deuxième plan (en évitant de parler au «je» pour ne pas tomber dans le personnel… c’est dur!) le personnage qu’on est, pour mettre l’accent sur la «vedette» Ryan Gosling admettons… parce que c’est elle la vedette bref! »

« L’important c’est de publier le potin avant tout le monde. On trouve nos nouvelles sur le Web, dans les magazines québécois… et bien sûr, sur Twitter et Facebook, qui sont des sources inépuisables! »

Pour tout savoir sur tout (!), vous pouvez aussi suivre Hollywood PQ sur Twitter : @HollywoodPQ

Deuxièmement, ma référence mode : Mode 34b.

http://www.mode34b.com/

En plus d’héberger un blogue extrêmement pertinent sur les dernières tendances, les façons pratiques et abordables de les adopter, les designers en vogue, les évènements à suivre et bien plus encore, le site Mode 34b a sa propre web-série. On y retrouve des portraits de créateurs, des trucs beauté pratico-pratiques et des idées de look astucieuses. Et pourquoi ce site qui parle de mode est si génial? Parce que c’est fait sans prétention, contrairement à beaucoup de choses qui se rattachent au milieu de la mode, et par des filles qui semblent vraiment tripper sur leurs sujets. C’est rafraichissant et adorable. Voici donc un portrait de ces jeunes femmes qui me font souvent rater mon bus :

Patricia : J’incarne Pétra, notre personnage de WebTV qui s’amuse à explorer différents thèmes féminins, « parce que c’est pas facile d’être fifille ». Lorsque je ne suis pas devant la caméra, je fais le montage de nos capsules, j’écris des articles et je suis constamment mode conception/production. Mon nouvel accessoire de mode favori c’est le chapeau noir bohème chic.

Mélissa : La petite dernière arrivée au 34b, je parle de tout et rien, que ça touche de près ou de loin à la mode et aux goûts de mes consœurs de la gent féminine. Mon accessoire mode favoris est, et sera toujours, les souliers. Quand tu portes du 35, c’est difficile à trouver! J’attends désespérément la fin de l’hiver pour pouvoir rocker mes nouvelles chaussures Balenciaga (c’est l’fun avoir des amies qui travaillent dans des maisons de haute couture!)

Jeanne : Je m’occupe beaucoup de la webtélé ; je participe à sa conception, c’est moi qui suis derrière la caméra en général et je collabore au montage. Sur le blogue, je rédige un billet de temps à autre, en  plus de veiller à la qualité linguistique de ceux des autres. J’aime beaucoup les accessoires qui ont un petit look retro/vintage. Ces jours-ci, j’apprécie le headband, bien pratique quand tu laisses pousser tes cheveux. Celui-ci vient de la Boutique Lustre.

Mélodie : Je suis la fille de pub derrière le projet. Celle qui pense toujours un peu à l’aspect marketing du blogue. Je suis celle qui a envie de partager toutes ses belles trouvailles. Grande romantique, elle préfère parler de ce qu’elle aime plutôt de ce qu’elle déteste. Son accessoire mode aurait été cette paire de soulier Alexander Wang : http://www.alexanderwang.com/collections/footwear-and-accessories/spring-2011/lookbook/ (les 30) mais vu sa grandeur elle optera pour les pantalons taille haute à motif : http://www.allsaints.com/lookbook/womens/#/:lookbook:womens:aw10:668

Vous pouvez aussi les suivre sur Twitter : @mode34b

Mon dernier, et non le moindre, mon coup de cœur divertissement : Le Journal Twitter de MCGilles.

http://www.mcgilles.com/journal.html

Ou sur le site d’Infoman où il est chroniqueur :

http://www.radio-canada.ca/emissions/infoman/saison11/blogue.asp

Le Journal Twitter, c’est en fait une fausse couverture de revue à potin avec des « tweets » d’artistes québécois en tout genre. Qu’a donc tweeter de gênant Guy A.Lepage cette semaine? Quelles vedettes de la chanson s’envoient des tweets coquins? Que pense donc Alex Perron du nouveau Colisée? Bref, un survol de l’actualité Twitter en grandes lignes, une fois par semaine, et ce depuis un an. C’est parfait pour ceux qui n’ont pas Twitter, vous pouvez vous garder informer de ce que votre vedette préférée du hockey à manger cette semaine, par exemple. Pour la communauté Twitter, c’est devenu un honneur de faire parti du Journal Twitter de MCGilles.

« En fait, c’est une réflexion sur : qu’arriverait-il si Twitter était un média traditionnel, un journal papier ou un magazine hebdomadaire? Est-ce que les gens seraient aussi ouverts dans leurs propos? M’a écrit MCGilles. C’est aussi évidemment un clin d’oeil sur des affirmations parfois futiles mais comiques de nos stars québécoises. (Comment ne pas réagir au fait que Cœur de Pirate a mal au cœur ou que Herbie Moreau a envie de pipi?!) »

MCGilles reçoit beaucoup de commentaires par rapport à son Journal, plusieurs écrivent même des choses dans le but d’y êtres cités.

« Je pense également humblement que le Échos Vedette a repris le concept pour citer les meilleurs Tweets et Facebook de la semaine… »

Pour une expérience ultime, vous pouvez suivre le sympathique MCGilles sur Twitter : @mcgilles

Donc voilà, vous n’avez plus d’excuse pour remettre votre devoir à temps. Oups, je dois vous laisser, je suis en retard.

Xxx

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Que le meilleur, gagne!

C’est avec une grande fierté patriotique que j’ai découvert les nominations au WebTV-Festival de La Rochelle, en France, qui en est à sa deuxième édition et qui se déroulera du 16 au 18 mars 2011.

Le WebTV-Festival est un festival international récompensant les séries web de la francophonie. Comble du bonheur, plus de 20 séries web de chez nous (dont 7 provenant de KebwebJ) sont en lice pour les prix du Jury ainsi que pour les prix remis par les internautes, dans les nombreuses catégories telles que, entre autres : Web-Fiction, Web-Documentaire, Web-Humour, Web-Animation et une nouveauté cette année, Web-Interactif. Des séries comme Temps Mort + Making of-Temps Mort, Juliette en direct, 3Gars.tv, Othello et Juliette, Zieuter.tv, La Déséducation, En audition avec Simon, Une vie de vrai gars, Le Tapis rose de Catherine, Les Chroniques d’une Mère Indigne, Zenmatique.tv, Au dessus de la moyenne, Comment survivre aux week-ends, Jack Jobin, Dakodak, Le Making of-2 Frogs dans l’Ouest, Les Motst’asdits, Contrat de gars, et j’en passe, s’affronteront pour conquérir le cœur du Jury Officiel du festival, mais aussi le cœur du public! Depuis le 10 mars, les gens de partout dans le monde peuvent écouter un épisode de chaque série présentée et lui donner une note sur 5. En tout, 157 programmes.

Toutefois, les nominations québécoises ne font pas l’unanimité. Certains trouvent que la sélection n’est pas assez sévère, que certaines séries n’y ont pas leur place. J’ai entendu quelqu’un dire : « Ben là, toutes les séries web québécoises sont là. »…hmm. Comme vous vous en doutez, je ne suis pas totalement d’accord. C’est vrai, il a à peu près 300 séries web québécoises recensées. Et je ne sais pas combien en tout dans la communauté francophone au grand complet… Alors, à ceux qui sont un peu de mauvaise foi, pourquoi ne pas se réjouir pour la webtélé québécoise? Je trouve que c’est une p’tite tape dans le dos pour nos artisans. Ça donne aussi une belle visibilité à des créateurs d’ici qui n’auront pas nécessairement la chance de faire parti des …quatre… nommés aux Gémeaux, non?

Bon, c’était le moment « opinion » de ce billet.

Quelques québécois traverseront l’Atlantique dans le cadre du WebTV-Festival pour aller présenter eux-mêmes leur projet adoré, comme Marie-Claude Blouin, Vicky Bounadère et Félix Tétreault de Juliette en direct, qui ont eu la chance, comme six autres créateurs de webtélé, d’obtenir une bourse de l’OFQJ pour jeunes entrepreneurs. Ils se sont prononcés sur la signification de cette nomination pour eux.

« On est très heureux d’être en nomination. Mais on trouve dommage qu’il n’y ait pas de catégorie jeunesse, car selon nous c’est un créneau particulier et il est difficile de faire des comparatifs entre un projet 6-8 ans et un projet grand public. Ceci dit, on considère que Juliette est un projet de haute qualité et qu’il mérite sa place dans la catégorie fiction! »

« Il est certain que ce festival est une vitrine de plus pour Juliette et c’est toujours bon pour un projet de dépasser des frontières. À voir pour la suite….! »

Les gars de Temps Mort, seront aussi à La Rochelle durant cette période. J’ai pu m’entretenir avec Roberto Mei, assistant réalisateur et producteur exécutif de la série, sur l’importance de ce voyage pour eux.

« Nous n’avons pas eu de subventions pour aller là-bas. Pour les 3 producteurs (Eric Piccoli, Marco Frascarelli et moi) la décision de proposer le projet « Temps Mort – saison 2 » au Festival de La Rochelle venait avec le fait que nous irions le représenter sur place par nos propres moyens. Lorsque le projet à été nominé, nous avons demandé aux 3 auteurs (Julien Deschamps Jolin, Mario J. Ramos et Félix Rose), s’ils voulaient nous accompagner. Ils ont tous acceptés et, eux-aussi, par leurs propres moyens. Par la suite nous avons fait des recherches de subventions, mais en vain. Afin de payer une partie du voyagement, l’idée d’approcher des revues reliées au cinéma pour des articles et reportages photos sur place fait par notre équipe a été soulevée. Nous partagerons les ventes de ces articles ensembles, si on trouve preneur. »

Mais ça coûte cher, tout ça, non ? Il faut vouloir, quand même…

« Selon moi, le producteur se doit, dans la mesure du possible, d’accompagner son œuvre, ou ses artistes dans les festivals dans lesquels il choisi de se proposer. Une nomination à un festival reconnu apporte une certaine renommée au projet, un certain sceau de qualité et une reconnaissance internationale. Donc, d’être sur place permet de faire la promotion de ce projet, et si jamais on en retire un prix, c’est une question de respect pour les organisateurs d’avoir un représentant sur place pour l’accepter. »

Sages paroles. Et le nombre impressionnant de séries web québécoises en nomination, qu’en pense-t-il ? Le web serait-il plus développé au Québec ?

« Le web n’est pas moins développé en France, mais il est développé différemment. La France supporte, finance et diffuse depuis les dernières années des courts métrages, longs métrages et beaucoup de documentaires sur le web. Par contre au Québec, c’est la série web de fiction qui s’est démarquée par sa qualité et sa quantité en 2010. On a eu droit à plusieurs nouveautés et concepts de très haute qualité cette année. Les thèmes internationaux de nos séries web québécoises ont su attirées l’intérêt du public français. »

Les gars seront présents du 16 au 18 à La Rochelle, et seront à Paris du 19 au 24 afin de rencontrer un distributeur intéressé au projet. Ils en profiteront peut-être aussi pour tourner un court-métrage. Ils n’arrêtent jamais, ces garçons! Gros merci à Roberto pour ses réponses. Monsieur Mei qui sera d’ailleurs de la distribution d’Alice aux pays des Merveilles par Mariloup Wolfe dès lundi pour Fabrique-moi un conte, série qui est aussi en nomination au festival (ouff, je fais des liens de guerrière du web) :

http://lescontes.radio-canada.ca/

Je vous invite donc à aller voter pour vos séries favorites au WebTV-Festival. En fait, je vous y oblige. Pour voter, vous n’avez qu’à sélectionner une série, et dans le bas, vous verrez les notes de 1 à 5. Vous ne pouvez voter qu’une seule fois par clip, mais vous pouvez voter pour le nombre de clips que vous voulez…Muhahaha. C’est important de le faire afin d’encourager notre webtélé. Le petit cinq minutes de votre temps vaut beaucoup. Voyez, je vous donne même le lien sur un plateau d’argent :

http://www.webtv-festival.tv/presentation/le-webtv-festival-2011.html,1,75,1,0,0

Bonne chance à toutes les séries québécoises en « compétition ». J’isole le mot « compétition » car je suis une grande utopiste et j’ose croire que nous sommes une belle et grande communauté. J’ai mes chouchous, comme les séries sur lesquelles j’ai travaillé, mais je suis sincèrement fière et heureuse pour tous ceux qui ont participés aux séries reconnues par le WebTV-Festival, qui sont pour la plupart des gens que j’aime et que je respecte énormément. Merde à tous, comme on dit.

C


Les Roux

Je vous ai parlé, il y a quelques mois déjà de cela, d’une série web sur laquelle j’ai travaillé intensément et qui ne me laissait plus le temps d’écrire de billets pour le blogue. Hé bien, il est grand temps de vous présenter cette fameuse série : Les Roux.

Voir  la bande-annonce ici

Vous y aurez probablement reconnu l’excellente Julianne Côté. 😉

Aujourd’hui, c’est le grand lancement de la série écrite et réalisée par David Paradis. Donc dès la semaine prochaine soit le 14 mars sur www.ikweb.tv et le 15 mars sur www.kebweb.tv , vous pourrez visionner le premier d’une série de onze épisodes, mettant en vedette David Cloutier (un jeune acteur très prometteur), Christian Baril (qu’on a aussi pu voir dans lecouple.tv), Jean-Marc Dalfond (Les boys, Taxi 0/22, Hamlet au TNM) et Martin Fontaine (Elvis Story)! Toute une équipe, non? Se rajouteront à la distribution aux cours des prochaines semaines : Roc Lafortune, Jacques L’Heureux, Vivianne Pacal, Shirley Théroux, Fayolle Jean…et moi-même! Vous ferez donc la rencontre de Moe, Marcel et Jean-Marc, opprimés et blessés dans leur passé à cause de leur rousseur, et qui décident de faire changer les choses en posant un geste fou : kidnapper Martin Fontaine, le roux le plus connu du Québec. Au travers de cette histoire, les flashbacks des protagonistes vous feront découvrir ce qui s’est passé dans leur vie respective avant d’en arriver là, et pourquoi ces rouquins si sympathiques en sont venus à élaborer ce plan diabolique.

Bien que Les Roux soit une série d’humour absurde et savoureuse, le message véhiculé reste quand même d’actualité : la discrimination.

« Les gens seraient surpris de voir à quel point la discrimination envers les roux est encore un problème sérieux, me confiait David Paradis, lui-même rouquin coquin. Dans la série, on parle uniquement de la discrimination envers les roux, mais c’est aussi une manière d’amener les gens à réfléchir sur la discrimination en général et à quel point ça peut blesser, quelle qu’en soit la nature. »

Comme je vous l’ai dit plus tôt, j’ai travaillé sur la série en tant qu’actrice. Ce qui était une première pour moi, c’est que j’y ai aussi travaillé en tant que directrice artistique et en tant que costumière! Je me suis beaucoup investie dans cette série, autant physiquement qu’émotionnellement, parce que j’y crois beaucoup. L’histoire est originale, le scénario est intelligent et drôle, les personnages sont totalement attachants, et techniquement parlant, c’est incroyable. Je me dois d’ailleurs de souligner la direction photo impeccable de Jeff Blanchet.

C’est avec une grande fierté et un petit pincement de nervosité au cœur que je vous encourage à aller écouter la série Les Roux, dès sa sortie la semaine prochaine. Travailler sur un projet comme celui-là pendant des mois de création, pendant des jours et des nuits de tournage sous la neige et la pluie glacée, avec son lot de petits problèmes, de prises de bec, mais aussi avec son lot de belles rencontres, de fous rires et de bonheur m’a fait réaliser beaucoup de choses. Entre autre que j’aime mon métier, mais surtout que les artisans du milieu des séries web sont vraiment des passionnés, et que c’est donc d’autant plus important de les encourager. Que ce soit de par le bouche à oreille ou en partageant les liens dans vos réseaux sociaux, faites connaitre vos séries web préférées. Parlez-en, c’est important pour nous tous.

Bref, moi j’ai déjà vu les premiers épisodes (muhahaha), mais la semaine prochaine, je compte sur vous.

C’est un rendez-vous…

Parce qu’un roux, c’est roux de partout!!!

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P.S. : Je vous joins deux photos de tournage question de vous faire patienter…