Kebweb.tv, le carrefour des webtélés

Dernière version

Nouvelle collaboratrice au blogue WEBTÉLÉ!

Bonjour à tous, membres de la communauté Kebweb.tv, amateurs de webtélé, curieux des internets,

C’est avec grand plaisir que je me joins à la rédaction du blogue webtélé de Kebweb. Catherine, qui tenait seule le blogue jusqu’ici, a fait un très bon boulot pour vous tenir au courant de l’actualité webtélé et c’est un honneur pour moi de me joindre à elle.

D’entrée de jeu, j’affiche mes couleurs: je suis une grande fan de webtélé. Des capsules courtes et punchées aux plus longs épisodes dramatiques en passant par les magazines et les webséries documentaires, je regarde tout ce qui me tombe sous la main (ou sous la souris, c’est selon…).  Je suis passionnée de webtélé au point d’y consacrer ma thèse de maîtrise; j’observe donc cette forme de création d’un point de vue de fan, mais également d’un point de vue d’analyste. Pour plus d’info sur moi, vous pouvez consulter une courte bio, sous l’onglet «Nos collaboratrices».

Ce blogue se veut une référence québécoise en matière de webtélé, autant pour les amateurs du genre que pour les créateurs de webséries. Je vous tiendrai au courant des lancements de séries d’ici, des annonces importantes dans l’industrie, des nommés et des gagnants dans les festivals et les remises de prix et vous proposerai de temps en temps des webséries coups de cœur provenant d’ailleurs.

Vos commentaires et vos suggestions sont évidemment les bienvenus ici, sur Facebook ou sur Twitter.

Billet rédigé par: Gabrielle M.

Bonne fête Kebweb!

Kebweb.tv souffle aujourd’hui sa première chandelle.

Pourtant, quand je pense à ma première rencontre avec Isabel Dréan et Simon Côté, les fondateurs de Kebweb, j’ai l’impression que ça fait vraiment longtemps. Il faut dire qu’avec tout ce qu’ils ont accompli, avec toutes les séries diffusées, les prix remportés, les contacts qu’ils ont créé, on a en tête que la plateforme indépendante que nous connaissons maintenant si bien existe depuis belle lurette. Mais non. Voilà tout juste un an qu’on nous y présente des « making of », des documentaires pertinents, des blogues d’actualité, des webséries drôles, musicales, intenses, étranges, mais surtout, de la webtélé indépendante. Depuis un an, un grand nombre de producteurs, de réalisateurs, d’acteurs, de techniciens, de musiciens, bref d’artisans d’ici ont pu trouver un « refuge », un réseau où partager leurs œuvres. Et tout ça, c’est aussi grâce à vous, doux public, friand de bonne webtélé. C’est le public, en quelque sorte, qui donne vie aux séries, qui les aiment, qui les commentent, qui les partagent. Sans le public, rien n’est possible.

C’est pourquoi pour le premier anniversaire de Kebweb.tv, j’ai envie de vous rappeler toutes les manières possibles d’encourager la webtélé indépendante. Facile, me direz-vous. Pas tant que ça, vous rétorquerai-je. Quand on parle de webtélé indépendante, on parle aussi de : pas tellement de budget. Ce qui implique tout de suite qu’on peut oublier les panneaux aux coins des rues et les publicités à heure de grande écoute à la télé. Les moyens les plus efficaces de faire connaitre une série-web indépendante sont donc le bouche à oreille et les réseaux sociaux. Voici quelques petits trucs rapides qui pourront vous aider à aider vos émissions préférées, en toute simplicité.

Sur Facebook :

  1. Cliquez « j’aime » sur les liens ou les vidéos de la série. Saviez-vous que les liens/vidéos/statuts qui restent le plus longtemps dans le fil d’actualité de Facebook sont ceux qui sont les plus « likés » et commentés? Plus il y a d’activités autour d’un lien, plus longtemps celui-ci sera vu.
  2. Commentez. En plus de la raison précédente, les créateurs d’une série sont toujours contents d’avoir vos impressions.
  3. Partagez les liens et incitez les gens à le faire. C’est tellement simple. Cliquez « partager », inscrivez votre commentaire et le tour est joué. Plus il y a de liens en circulation, plus il y aura de cliques. C’est logique.
  4. Devenez fan des pages Facebook de vos séries fétiches. Vous en rehausserez la côte de popularité, et vous serez au courant de toutes les nouvelles relatives aux dites séries.
  5. Partagez les pages. Vos amis découvriront peut-être une série que vous aimez, aidant ainsi à en élargir le nombre de fans!

Sur Kebweb ou autres sites de webtélé indépendante

  1. Cliquez « j’aime » sur les vidéos directement sur le site. Ça l’inscrira aussi sur Facebook, ce qui vous fait deux pierres d’un coup.
  2. Commentez les vidéos sur le site (si c’est possible). Sur le nouveau Kebweb ça l’est. Lorsque vous le faite, le commentaire est affiché sur votre profile Facebook, donnant la chance à vos amis de voir et de participer directement au fil de conversation sur le site.
  3. Twittez. Évidemment, il faut que vous partagiez les liens avec vos amis de la Twittosphère! Qui sait, ça pourrait se rendre à la portée d’un journaliste curieux, ou aux oreilles d’un animateur radio qui aurait envie d’en parler à son émission du matin? Vous avez un problème avec vos 140 caractères? Le site http://bitly.com/ est là pour réduire vos liens.
  4. Achetez les produits dérivés. Allez les fans, informez-vous de ce que vous pouvez vous procurer : T-shirt, tasses, stickers, DVD, etc. Vous aurez fière allure, et vous aiderez financièrement une série ou un site. (Pssst : dès le mois d’octobre, Kebweb aura une boutique et vous pourrez acheter leurs t-shirts!)
  5. Faites des dons. Si le site l’offre, pourquoi pas? Si le cœur vous en dit et que vous vous sentez généreux, il n’y a personne en webtélé indépendante qui refusera!

Vous voyez, ce n’est pas compliqué, mais ça demande de la rigueur. Ce sont ces petits gestes quotidiens qui comptent beaucoup pour des personnes qui ont donné cœur, âme et souvent, portefeuille pour arriver à vous présenter ce que vous voyez maintenant sur Kebweb.tv. Soyez curieux, le web québécois est plein de petits bijoux qui ne demandent qu’à être découverts. Participez aux concours. Si vous tomber amoureux d’une websérie, parlez-en à au moins un ami. Vous ne savez pas à quel point ça fera chaud au cœur de l’artisan qui verra UN clique de plus sur sa vidéo. La webtélé, plus particulièrement l’indépendante, est soutenue par les fans. Plus une série est vue et partagée, plus elle a de chance d’obtenir une subvention dans le futur. Dites-vous que par ces petits gestes quotidiens, vous participez à l’économie québécoise en développement. Et ce, en direct de votre salon. C’est pas beau, ça?

Pour terminer, je veux souhaiter encore une fois un joyeux anniversaire à Kebweb.tv. Merci aux créateurs et fondateurs de nous avoir permis de nous réunir, de nous sentir plus forts, en communauté. Merci de m’avoir donné la chance de tenir ce blogue. Merci aux créateurs de webtélé qui nous font vivre des émotions intenses en cinq à dix minutes, qui créent des univers que nous ne verrons nulle part ailleurs, qui nous font découvrir de jeunes talents insoupçonnés. Et merci au public, aux « geeks », aux enfants, aux ados toujours branchés et à leurs parents parfois dépassés, aux fans finis, aux lecteurs de blogues, aux gens comme vous et moi, toujours fidèles, au rendez-vous.
La webtélé indépendante et Kebweb.tv ne pourrait rien célébrer sans vous.

C

Quand nos voisins s’y mettent

Ça fait assez longtemps que les Américains ont compris l’importance et l’ampleur des vidéos virales sur internet. On peut prendre pour exemple les gars de Jackass, que tout le monde connait pour leurs exploits particulièrement saugrenus et/ou dégoutants. On peut maintenant les voir sur nos grands écrans.  Et c’est un exemple parmi tant d’autres de phénomènes qui se sont développés sur le web. Mais qu’en est-il des personnalités déjà connues, les « stars »?

À la fin de 2006, le portail Funny or Die fût créé par nul autre que Will Ferell et Adam McKay (réalisateur de Talladega Night et Anchorman). Funny or Die est le site idéal pour perdre son temps de travail au profit du bidonnage. Question « moyen de procrastination par excellence », on a rarement vu mieux. Le site rassemble un nombre incroyable de vidéos drôles d’enfants, de chats, de gens qui tombent (et j’en passe) pour lesquelles le public peut voter. Mais ce qui est le plus génial de Funny Or Die, c’est le contenu original créé par le FOD Team ; des imitations, de fausses entrevues, des parodies… et souvent avec la participation de vedettes américaines. On peut y voir Will Ferell, évidemment, mais d’autres personnalités très connues qui se sont mises de la partie comme Zach Galifianakis, Natalie Portman, Lindsay Lohan, James Franco, Charlie Sheen, etc. Je suis presque certaine que vous avez tous vu le sketch « The Landlord », la premier à avoir été en ligne sur le site, qui a été visionné plus de 70 millions de fois. Oui oui, vous savez, le bébé alcoolique qui sacre et qui vient menacer Will Ferell afin de ravoir son argent? Ha bon, vous voyez maintenant. Saviez-vous que ce bébé est la petite fille d’Adam McKay en personne? Même les bébés de stars font de la webtélé!

funnyordie

Lisa Kudrow, que nous connaissons notamment grâce à son rôle de Phoebe Buffay dans Friends, est l’auteure, conceptrice et productrice exécutive d’une série web qui a eu un grand succès de 2008 à 2010, Web Therapy. L’excellente Lisa Kudrow y interprète une psychologue cinglée et désagréable à souhait qui se targue d’avoir inventé la « web therapy », un concept de thérapie en ligne!  Le concept est très simple ; deux personnages communiquant par leur webcam. Il n’y a pas soixante-dix décors, pas d’explosions couteuses et les dialogues sont improvisés, mais c’est efficace. Ce n’est pas drôle à se lancer sur les murs, mais les situations de malaise sont irrésistibles, et puisque c’est de l’improvisation (ce qui, je trouve, est un tour de force), le naturel des répliques nous font presque croire qu’on assiste vraiment à une espèce de thérapie louche. Et encore une fois, plusieurs stars se sont jointes à la série : Selma Blair, Jane Lynch, Courteney Cox et même la merveilleuse Meryl Streep! Web Therapy sera aussi en onde sur Showtime dès le 19 juillet.

webtherapy


Plus récemment, en mars 2011, une nouvelle série dramatique a fait son apparition sur le portail américain Hulu, The Confession. Mettant en vedette Kiefer Sutherland et John Hurt, The Confession est l’histoire d’un tueur à gages (Sutherland) qui raconte à un prêtre (Hurt) ses meurtres. Rien de moins. La série n’est pas encore disponible au Canada, mais elle devrait l’être d’ici la fin juin sur CTV.ca. La série a remportée un énorme succès aux États-Unis malgré ses courts épisodes (5-6 minutes) et le défi d’y construire une intrigue digne d’une vraie série d’action en si peu de temps. On parle même d’en faire un film.

Bref, voici quelques exemples d’un mouvement web bien amorcé par les stars d’Hollywood. Loin de moi l’idée d’affirmer que les « vedettes » sont nécessaires au succès d’une webtélé, que ce soit ici ou ailleurs, mais plutôt de démontrer un attrait, une reconnaissance du médium. Ce que je trouve merveilleux, c’est que la plupart de ces artisans sont payés une fortune pour faire un film ou une série télé, mais qu’ils font maintenant de la webtélé pour probablement pas cher. Certains en sont même les instigateurs.

Au Québec, avec En audition avec Simon, plusieurs vedettes (Michel Côté, Marc-André Grondin, Jay Baruchel) ont osées jouer le jeu. Même chose pour Catherine Trudeau, Julie Perreault, Maxim Gaudette et compagnie dans Fabrique-moi un conte. Nous avons aussi pu voir Jacques L’Heureux et Roc Lafortune dans Les Roux. Les artistes québécois prennent de plus en plus le monde du web au sérieux, et comprennent qu’il y a là un moyen d’expression important à ne pas négliger.

Qu’est-ce qui nourrit le phénomène? Qu’est-ce qui fait qu’un artiste fait de la webtélé? Le désir de se bâtir ou de se rebâtir une carrière? La peur de ne pas être dans le coup? L’envie de changer d’image? Ou serait-ce tout simplement  pour jouer ce qui leur plaît, sans censure, pour le plaisir? Pour se rapprocher du public? Pour le bonheur de travailler avec une équipe qui leur est chère? De faire du travail de qualité qui peut être vu partout dans le monde, sans avoir nécessairement la pression d’un long métrage qui coûte et rapporte des millions? Peu importe, je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise réponse.

L’important c’est que la webtélé prend de l’ampleur, qu’elle est reconnue et appréciée de tous, de plus en plus.

C

Quand webtélé et musique s’accordent

Hé voilà, elle est arrivée cette chaleur qu’on attendait tous. Je dis « chaleur » parce que  pour l’été, on repassera, on a déjà vu mieux. On a beaucoup trop hâte de s’assoir à une terrasse au soleil, bière à la main pour écouter un band qu’on aime, de partir en voyage sur la route les fenêtres de la voiture baissées et le volume dans le tapis ou encore de prendre un café sur le balcon avec notre playlist favorite dans les oreilles. Été et bonne musique vont de pair, c’est connu. Pour patienter en attendant que ces options alléchantes puissent êtres concrétisées, je vous suggère trois séries web à saveurs estivales et musicales.
Premièrement, une série diffusée sur Kebweb.tv, Rock ton. Cette websérie de 8 courts épisodes présentée par Rogers (la compagnie de téléphone) et la Scène 1425  (www.scene1425.com) met huit artistes et groupes de musique en vedette. À chaque épisode, réalisé sous forme de vidéoclip, l’artiste ou groupe invité est appelé à jouer dans un lieu inusité qui leur est imposé. C’est comme ça que les gars de Malajube se sont retrouvés à jouer Le Blizzard dans un casse-croûte un peu louche devant un public de pré-ados étonnés. Dans un autre épisode on peut voir Karim Ouellet (une surprenante découverte pour ma part) tout en musique dans le  hall du Capitole à Québec. C’est aussi très drôle de voir Phantogram, un band originaire de Saratoga Springs dans l’état de New-York, interpréter une de leur chanson devant les employés de la STL (Société des transports de Laval) dans un garage tout ce qu’il y a de moins glamour. C’est une série sans flafla, sans longue entrevue, seulement de la bonne musique et de belles images. On y rencontre des artistes de la relève, et on y voit certains de nos bands chouchous dans des lieux où on ne les aurait jamais imaginés. Très amusant! http://www.kebweb.tv/rockton

Voici une deuxième série, qui nous transporte partout dans le Canada. 12tracks.tv c’est quatre gars, Fred, PE, Brown et Frank qui ont pour défi d’enregistrer en trois mois un album de 12 chansons, interprétées par 12 artistes émergents à travers tout le pays. Nous vivrons donc avec eux tout au long de l’été un roadtrip musical ; En plus de pouvoir écouter et voir le résultat final de l’enregistrement de la chanson de chaque endroit différent, nous pourrons suivre les gars dans la caravane lors de leur périple de « vie sur la route » par le biais de web épisodes, de courts textes et de photos. Je trouve le concept génial! La direction photo est géniale et  les quatre garçons, qui sont super divertissants, nous font découvrir des artistes aussi bien que des paysages magnifiques. Les deux premiers épisodes sont maintenant en ligne au http://www.12tracks.tv/ . Une série à suivre.
Dernière web série et non la moindre, depuis ce matin diffusée sur Kebweb.tv, La tournée des cafés. C’est une série parfaite pour ceux qui, comme moi, trippent sur les petits cafés eco-friendly et socialement responsables de Montréal (comme la Boîte gourmande, le Robin des bois ou le FUSCHIA) et sur la bonne musique. Comment ne pas aimer l’idée? On suit au cours de ces 10 capsules la talentueuse chanteuse Geneviève  Toupin, qui enregistre ses chansons avec divers artistes tout aussi talentueux comme Alex Nevsky, Antoine Gratton et Andrea Lindsay, pour ne nommer que ceux-là. J’adore! C’est merveilleusement beau, avec un style un peu vieillot, c’est trendy car on y explore différents cafés de Montréal et leurs particularités, la musique est douce, les interprétations sont acoustiques, bref, c’est vraiment une « comfort web-série ». Ben oui, c’est à la webtélé ce que le pâté chinois est au comfort food. Allez voir ça dès maintenant, sur http://www.kebweb.tv/tourneedescafes !
Voilà de quoi vous sustentez jusqu’aux terrasses, aux promenades au parc Lafontaine et aux cornets de crème glacée de chez Bo-Bec! Bon visionnement. ;)
C

Sexe aux États-Unis

On l’entend souvent : le sexe vend. Le sexe intrigue, fascine. Le sexe dérange, amuse, fait jaser autour d’une bière, entre amis, entre collègues, unit des gens, brise des couples, bref, fait partie intégrante de nos vies.

C’est pour cela que le sexe vend. On le vend en chair et en os, dans les livres, sur DVD, sur des chaînes de télé payantes, et de plus en plus, sur internet. On vend, grâce au sexe, des vêtements, des bijoux, des automobiles, des revues. Le sexe est partout.

Mais qu’en est-il de la réalité? Que se passe-t-il dans la chambre à coucher des autres? Dans les chaumières des gens? Sommes-nous si bien informés sur le sexe? L’êtes-vous?

Marie-France Laval, qui est réalisatrice, scénariste et recherchiste de la série documentaire web Sexe aux États-Unis tente de répondre à certaines de ces questions. Marie-France, qui n’est réalisatrice de formation que depuis environ trois ans (étant à la base une spécialiste en ventes et marketing international dans le domaine du logiciel et des télécoms), est partie faire le tour du pays de l’oncle Sam à l’automne dernier afin de peindre un portrait de la sexualité des américains d’aujourd’hui. On diffuse donc, sur le site de TV5, 11 capsules ayant toute comme sujet de base la sexualité : Lillith Grey femme libérée, Overdose sexuelle, Bootblacking, L’abstinence, vraiment!, Corps en couleurs, Sexe à New-York, Épicer sa libido, Des victimes idéales, Quand la religion mène le sexe, Êtes-vous « sexe-positif »? et L’effet porno.

J’ai A-D-O-R-É ces capsules documentaires. On y traite de sujets amusants comme les pratiques sexuelles courantes et moins courantes qui existent mais aussi de sujets portant à réflexions comme l’homophobie poussée à l’extrême dans certaines régions des États-Unis ou la dépendance au sexe. Tout dépendant du sujet, on sourit, on frissonne, on s’insurge, on se compare…on ne reste surtout pas indifférent! On sent que Marie-France porte un regard objectif sur tous les sujets qu’elle aborde, aussi farfelus ou extravagants qu’ils soient. C’est fait avec respect. J’ai interrogé Marie-France pour en savoir un peu plus sur Sexe aux États-Unis.

Premièrement, comment est né Sexe aux États-Unis?

Le projet Sexe aux États-Unis est né au cours d’une réunion entre les producteurs d’Eureka Productions, France Choquette et Jean Roy avec le directeur des nouveaux Médias de TV5, Benoit Beaudoin. Ce projet fait partie d’un projet d’envergure, Le sexe autour du monde. Sexe aux États-Unis est un épisode exclusif à TV5.ca, une première pour la chaîne. Il complète une série documentaire télévision de 8 épisodes dans 8 pays différents diffusés sur TV5 entre le 4 janvier et le 22 février 2011. Le projet comprend également un site Internet « www.sexeautourdumonde.com » et une application iPhone. Le projet est un succès sur toutes les plateformes. Le microsite Sexe aux États-Unis  a enregistré plus de 50,000 visionnements depuis le 22 février dernier.

France Choquette et Jean Roy ainsi que Benoit Beaudoin m’ont fait vraiment confiance en me permettant de réaliser ce projet!

Avais-tu un but précis en faisant ces capsules? Était-ce une envie plus personnelle ou avais-tu envie d’ouvrir les yeux des gens sur certaines choses?

En réalisant le projet, j’avais plusieurs objectifs. Le premier était d’apporter un regard sur la sexualité des américains d’un point de vue sociologique et anthropologique dans la lignée de la série télévisée Sexe autour du Monde. Ensuite, je souhaitais aborder ces sujets différemment : amusants, informatifs, touchants et aborder la diversité de la sexualité aux États-Unis. Aussi, en étant sur internet, je souhaitais que les internautes regardent les capsules du début jusqu’à la fin. Il fallait donc qu’elles soient courtes, rythmées et surtout avec du contenu et une histoire. Nos efforts communs ont donné le résultat qui est présenté sur sexeauxetats-unis.tv5.ca. Benoit Beaudoin, de TV5, a contribué également au niveau du contenu et de la promotion.

Qu’as-tu appris en général, sur le sexe aux États-Unis? Nos voisins nous ressemblent-ils, ou les choses sont encore bien différentes sur bien des points?

C’est fascinant de se rendre compte comment la culture et la religion peuvent influencer la sexualité de tout un pays et que même si ce sont nos voisins, les rapports à la sexualité des américains sont vraiment différents des nôtres au Canada.

Y’a-t-il des choses qui t’ont vraiment choquées mais que tu n’as pas voulu montrer dans la série?

Aux États-Unis, nous avons vraiment abordé les choses librement dans les vidéos. Mais j’ai été particulièrement choquée par le fait que des personnes ayant une sexualité marginale peuvent être non seulement écartées par la société mais également condamnées par la justice elle-même. C’est totalement incompréhensible pour moi alors que les États-Unis donnent une image démocratique dans le monde entier. On peut voir cet aspect dans le documentaire « Des victimes innocentes ». Aussi, j’ai trouvé difficile à croire que des personnes peuvent être autant la cible d’intimidations majeures parce qu’elles  vivent une sexualité différente : fétichisme, homosexualité.

Quelle est la réaction des auditeurs? Le sexe est-il un sujet tabou encore pour plusieurs personnes, ou les réactions sont-elles majoritairement positives?

La majorité des réactions des internautes a été très positive. Ils ont répondu aux questions posées, parfois vigoureusement, notamment sur les sujets de la religion, de la dépendance sexuelle et de la liberté sexuelle avec le sujet de Lillith. Les internautes ont donc contribué à l’expérience en interagissant sur le web. TV5 a reçu près de 1000 commentaires!

As-tu des projets de suite pour ce documentaire? Des capsules sur le sexe d’ici ou d’ailleurs?

Il y a une saison 2 en préparation mais je ne peux pas en dévoiler davantage pour le moment… À suivre!

Après tout ce dont tu as été témoin, es-tu sexe-positive?

Je suis plus sexe-positive que jamais! Cette expérience m’a permis de rencontrer des personnes formidables. Certaines vivent une sexualité différente de la majeure partie de la population mais celles-ci ont plusieurs points communs : elles ont eu le courage de s’exprimer et défendent leur sexualité de façon admirable pour briser les tabous de l’intolérance, qui tirent souvent leurs origines d’un manque d’ouverture et de connaissances.

Si vous voulez découvrir cette merveilleuse série de documentaires, c’est ici :

http://www.sexeauxetats-unis.tv5.ca/

Je vous la suggère fortement. Pour les gens moindrement curieux et ouverts d’esprit, c’est un délice.

Et avouons-le, on a tous un petit côté voyeur qui aime regarder à la fenêtre du voisin! ;)

C

DEEP

Si les jambes de l’être humain s’étaient développées de manière à ce qu’elles plient en sens inverse, marcherions-nous toujours de reculons? Les licornes existent puisqu’on peut en parler et se faire comprendre. Le mot soleil est-il jaune?

Non, je ne suis pas nouvellement philosophe. Ces réflexions proviennent du compte Twitter de l’équipe de DEEP, la nouvelle série web de Kebweb.tv en ligne depuis le 18 avril. DEEP est une série…hmm…vous devez voir le premier épisode pour comprendre. On nous plonge vraiment dans un monde fictif, intriguant, nouveau, mais qui nous fait sourire, autant que réfléchir. J’ai, quant à moi, très hâte de voir la suite. Afin de démystifier un peu DEEP, j’ai posé quelques questions à Simon Lacroix, l’auteur.

Alors premièrement, qui êtes-vous? Tout cela est bien mystérieux…

Nous nous sommes rencontrés au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. L ‘équipe de DEEP est donc constituée presque exclusivement d’acteurs : le réalisateur, le scénariste, le directeur photo, la directrice de production… Tous des acteurs de formation. Même les acteurs sont des acteurs.

D’où est né l’univers complexe et fascinant de DEEP?

L’univers de DEEP découle d’un court métrage intitulé « Être ».

Tourné il y a environ un an dans la même cuisine, ce court métrage de 8 minutes nous raconte l’histoire d’Adrian qui apprend qu’il n’existe (peut-être) pas.

Après avoir fait « Être », on a pensé que ces mêmes personnages pourraient vivre d’autres situations étranges et métaphysiques, mais sous forme de capsules web plus courtes, plus rythmées… C’est ainsi qu’est apparue l’idée de DEEP.

Pourquoi avez-vous donné un nom anglophone à votre série? Qu’est-ce que "DEEP" représente pour vous?

Il faut dire que nous avons beaucoup hésité. Nous tenons à souligner que nous sommes des amoureux de la langue française. Mais le fait est que DEEP est un mot qui dit tout, qui explique notre concept en une syllabe. On aime la sonorité. C’est une expression que plusieurs Québécois utilisent qui n’a malheureusement pas son équivalent en français. Et en plus, ça PUNCH !

Quelles-sont vos inspirations? À quoi pourriez-vous vous comparer?

La philosophie.

La vie.

L’étrange.

La précision.

Le blanc et le rouge.

Avez-vous eu du budget pour la série ou êtes-vous complètement indépendants?

Complètement indépendant. Mais Lyca et MTL vidéo ont eu l’énorme gentillesse de nous prêter de l’équipement.

Peut-on en savoir un peu plus sur ce qui nous attend dans les prochains épisodes de DEEP?

Comme DEEP ne suit pas les règles et les lois de la réalité, vraiment tout peut arriver. Une chose est sûre, les personnages n’ont encore rien vu…

Est-ce que l’équipe de DEEP prévoit nous revenir avec d’autres projets? Une continuité de la série? Quelles sont vos aspirations futures?

Oui.

On a déjà plusieurs idées pour une suite à DEEP.

Nos aspirations futures, quant à elles, sont imprécises

Mais nous ne nous arrêterons pas à DEEP, ça c’est sûr.

On a trop de plaisir à créer.

L’œuf ou la poule?

L’œuf.

Car l’œuf a en lui la possibilité de la poule.

Alors que la poule ne peut plus être œuf.

En moins que la poule ait des œufs dans son ventre.

Si c’est le cas, la poule.

Mais sinon, l’œuf.

J’adore ça ! Un nouvel épisode de DEEP est disponible sur www.kebweb.tv/deep tous les lundis. Pour suivre leurs réflexions qui font jaser sur Twitter, voici leur compte : @DEEP_tv

Et n’oubliez pas, « les mots que l’on écrit ne sont, en soi, que de petites taches muettes. » – DEEP

Joyeuse Pâques, tous.

C

On the Spot : Philippe Touzel

On aime donc ça quand un « p’tit gars de chez nous » s’illustre à l’extérieur. Hé bien voilà de quoi nous réjouir : Philippe Touzel. Son nom est sur toutes les lèvres, puisque le jeune homme originaire de Sept-Îles est le seul québécois à avoir été choisi pour participer à l’un des plus importants concours web mondial du moment, On The Spot.

On The Spot, c’est Johnny Wright (manager de groupes pop comme New Kids on the Block, Backstreet Boys,*NSYNC, Jonas Brothers et d’artistes comme Janet Jackson, Justin Timberlake et Britney Spears, etc.) et son équipe d’experts qui veulent former le prochain « band » de l’heure. Pour se faire, ils ont auditionnés, grâce à la magie d’internet, des milliers de jeunes chanteurs de partout dans le monde, pour n’en choisir que vingt. Bien sûr, ces jeunes vingt prodiges de la chanson se doivent aussi d’être multi talentueux afin de se rendre le plus loin possible dans l’aventure. Plusieurs défis leur sont imposés, comme d’avoir un style vestimentaire bien à eux, de créer une chorégraphie, de s’approprier un classique de la musique, de faire une collaboration avec un artiste émergent de leur région ou de faire le plus parler d’eux dans les médias. Ils ont une semaine pour réussir chaque défi, semaine après laquelle un ou plusieurs participants sont éliminés selon l’appréciation des juges, en ligne, devant leur webcam chaque vendredi. Lorsqu’il ne restera que huit à dix vaillants jeunes artistes, ces derniers s’envoleront pour Los Angeles, où un camp d’entrainement sévère les attendra. Au programme : répétitions intenses de chant, de danse et de nombreuses entrevues. Ce n’est qu’après ce moment, le 3 juin, que le vrai « band » sera annoncé.

C’est en quelque sorte une web téléréalité, puisque chaque semaine, nous pouvons suivre les participants dans leurs parcours et leurs « challenges », par le billet de vidéos qu’ils enregistrent et diffusent eux-mêmes et de l’émission-web diffusée le vendredi sur http://onthespot.cambio.com/. Philippe, qui est maintenant dans les quinze finalistes, n’en est pas à sa première téléréalité puisque en 2003 déjà, il était l’idole des jeunes du Québec grâce à sa participation à l’émission Phénomia, sur les ondes de Vrak.tv. Ce n’est pas pour rien que les juges semblent définitivement avoir un petit faible pour lui. J

J’ai parlé avec Philippe de cette aventure surréaliste, de comment il à découvert On The Spot et de ce que cela représente concrètement pour lui.

« Je suis tombé vraiment par hasard sur un article de cyberpresse disant que le gérant des Jonas Brothers cherchait son prochain phénomène sur internet. Je me suis tranquillement intéressé au projet pour finalement envoyer un clip de moi chantant "Apologize" de One Republic. Dans la semaine suivante, j’ai reçu un email me disant que
j’étais dans le top 5 des meilleures auditions de la semaine. Finalement, un peu plus tard en février, j’ai reçu un appel de Los Angeles qui allait un peu comme ceci : "Hi Philippe, I’m Justin from the On The Spot team, you’re will be featured in our 2nd episode to form the top 20". Ensuite j’ai été mis au défi, « on the spot », comme on dit, pour prouver que j’avais ce qu’il fallait pour être dans le top 20. Et me voilà, presque deux mois plus tard, dans le top 15 et pas mal heureux! »

« Je ne réalise pas encore ce qui se passe pour moi… Je me suis embarqué dans ce projet en n’ayant pas trop d’attente. Je voulais lire les commentaires, voir si j’allais avoir beaucoup de votes. Aujourd’hui, avec le défi numéro cinq (Manage the media, je vois que ça devient vraiment gros et que j’ai énormément de support. C’est fou. J’ai peut-être une chance de réaliser mon plus grand rêve (et je n’exagère même pas). Quand on parle de nos grands rêves de jeunesse, hé bien moi ça a toujours été d’avoir une carrière en musique, si possible à l’internationale (quand je me permets d’aller plus loin). Et maintenant, m’y voilà…presque! D’ici là, beaucoup de pain sur la planche. Si je poursuis cette semaine, il me reste deux défis. Après ça, c’est Los Angeles. Ensuite peut-être, la carrière, la vie dont j’ai rêvé depuis longtemps. Tout ça, c’est pratiquement utopique pour moi. Mais de plus en plus étrangement réaliste, aussi. C’est
complètement fou. »

Cliquez « J’aime » sur la page Facebook de Philippe, pour ainsi connaitre toutes les nouvelles récentes sur On The Spot ET l’encourager et le supporter : http://www.facebook.com/home.php#!/pages/Philippe-T-is-On-The-Spot/133258890078255

Visionnez les vidéos de Philippe, inscrivez-vous, votez, commentez le plus possible :

http://onthespot.cambio.com/profile/PhilippeTouz/

Suivez-le aussi sur Twitter @philtouzel

J’ai l’immense bonheur d’être une amie de Philippe, et je peux vous dire qu’en plus d’être beau comme un cœur, excellent chanteur, sociable et charismatique, ce garçon est tout ce qu’il y a de plus gentil, d’humble et de passionné. Il travaille extrêmement fort pour atteindre son rêve, il fait d’immenses sacrifices et ce, sans jamais oublié d’où il vient. Oui, c’est cool la gloire et le succès, mais jamais autant que quand ça arrive aux vraies bonnes personnes.

Go, Phil, Go!

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