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Webtélé au Québec

«Financez une websérie qui vous ressemble!» – Le sociofinancement en webtélé

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Le sociofinancement (crowdfunding en anglais) est une forme de financement alternative aux modèles traditionnels basés sur la publicité, les subventions publiques ou l’abonnement. En sociofinancement, le créateur d’un projet lance un appel général au public à qui veut bien contribuer à financer ledit projet, en échange de quoi les investisseurs sont récompensés par diverses contreparties personnalisées, selon leur niveau de contribution. Par exemple, pour une websérie, les donateurs de 20$ peuvent se voir offrir une affiche autographiée des artisans ainsi que leur nom au générique, alors que les fans offrant 50$ recevront également une copie DVD de la saison complète.  Les expressions « production communautaire », «production participative », « financement participatif » ou «financement 2.0» sont également utilisées pour désigner cette pratique.

Les campagnes de sociofinancement opèrent soit selon le principe du «tout ou rien» ou selon celui du financement flexible. Dans le premier cas, le porteur de projet détermine un montant qu’il aimerait obtenir ainsi qu’un laps de temps qu’il se donne pour amasser cet argent. Par exemple, un réalisateur souhaitant lever des fonds pour son prochain court-métrage peut évaluer ses besoins à 10 000$ et se donner 60 jours pour atteindre cet objectif.  Si il réussit à amasser cette somme dans les temps donnés, ses investisseurs seront chacun débités du montant qu’ils avaient promis et le projet aura réussi sa campagne de sociofinancement. Par contre, si l’objectif n’est pas rempli à temps, aucun argent ne sera débité du compte des investisseurs et le réalisateur ne recevra rien.  La plupart des plateformes de sociofinancement opèrent selon ces termes. Dans le cas des campagnes à financement flexible, le créateur du projet à être financé affiche l’objectif monétaire qu’il aimerait atteindre, mais les dons qu’il cumule lui sont versés peu importe s’il atteint le montant fixé ou non. Règle générale, pour la majorité des campagnes de sociofinancement, le créateur conserve l’intégralité de ses droits sur la production à venir.

Plusieurs plateformes, beaucoup de projets

Bien qu’il soit plus populaire que jamais, le sociofinancement est loin d’être un phénomène né à l’ère 2.0. En 1958, John Cassavetes a financé son premier film Shadows grâce aux contributions du public suite à plusieurs appels radiophoniques : «Financez un film qui vous ressemble!» disait-il.  Plus tard, plusieurs autres appels à contribution publique firent la manchette, dont le plus célèbre exemple est sans doute la campagne présidentielle de 2008 de Barack Obama, qui a réussi en 21 mois à amasser plus de 750 millions de dollars.

Bien que quelques créateurs développent leur propre plateforme pour mener leur campagne de sociofinancement, la majorité des projets appelant à la contribution de la communauté de trouvent sur des plateformes accueillant de nombreuses campagnes à la fois.

Kickstarter est la plus connues d’entre-elles; hébergeant des propositions toutes sortes liées entres autres aux arts, à l’audiovisuel, à la mode et à la technologie, elle ratisse large et est très visitée.  Selon l’entreprise, qui opère selon le principe du tout ou rien, environ 44% des projets soumis sur Kickstarter réussissent leur campagne de financement.  Le plus éclatant succès de la plateforme est sans doute celui de l’auteure-compositrice-interprète Amanda Palmer. L’artiste américaine a demandé au début mai 2012 un montant de 100 000$ pour financer la promotion de son nouvel album ainsi que sa prochaine tournée. En 30 jours, son projet a amassé la somme record de 1 192 793$, soit plus de 1 192% du montant initialement demandé. Bien qu’elle ne soit pas la seule à avoir été agréablement surprise par la communauté Kickstarter, le succès d’Amanda Palmer constitue tout de même un cas à part.

Indiegogo occupe une place grandissante dans l’univers des campagnes de financement participatif. Cette plateforme a la particularité d’être tout spécifiquement orientée vers le «social»; beaucoup d’emphase est mise sur le rayonnement des projets proposés sur les médias sociaux. Plus un porteur de projet mettra d’énergie à promouvoir sa campagne sur les réseaux sociaux et plus celle-ci attirera de dons, plus son «gogofactor» sera élevé et ainsi plus Indiegogo fera elle aussi la promotion de ce projet via ses comptes sur les réseaux sociaux et plus elle lui offrira une grande visibilité sur sa plateforme.

Basée également sur le modèle du tout ou rien, Touscoprod est dédié au sociofinancement de projets en cinéma et en audiovisuel. Les appels à financement lancés sur cette plateforme tournent principalement autour de l’amélioration des conditions de production, diffusion et promotion de projets de films.  Parmi les campagnes réussies sur ce site, on compte le troisième long métrage de Xavier Dolan, Laurence Anyways, qui a légèrement surpassé son objectif de 35 000$ à la veille du lancement du film, au printemps 2012.

Webséries et sociofinancement

De plus en plus de créateurs de webséries québécoises se tournent vers le sociofinancement pour éponger en totalité ou en partie leurs coûts de production et de mise en marché. La plupart des projets webtélé d’ici optent pour un financement flexible, en se fixant quand même chacun un objectif chiffré. Parmi les campagnes actives en ce moment, notons celle de Manigances, saison 2. Les producteurs et réalisateurs de la série Isabel Dréan et Simon côté (aussi créateurs de Kebweb.tv), ont développé un microsite dédié à la levée de fonds permettant d’accueillir les dons des fans en échange de cadeaux personnalisés pour les donateurs.

Les Jaunes, nouvelle websérie portée par le réalisateur Rémi Fréchette et à être diffusée sur Kebweb.tv en 2013, fait un appel à tous pour financer son tournage. La campagne de financement de la comédie d’horreur se tient sur Indiegogo et se termine sous peu, le 2 juillet. Également sur Indiegogo, l’appel à tous pour la saison 2 de la websérie docu-fiction Pete Boisclair vient d’être lancé. Hervé Baillargeon et Charles Grenier, respectivement réalisateur et concepteur / comédien principal de la série, se tournent vers leurs fans pour faire revivre ce personnage pour le moins coloré qu’est Pete Boisclair, qui avait pris d’assaut les internets dans la première saison de la série, diffusée en 2009.

Enfin, une websérie qui se démarque légèrement des autres de par la communauté qu’elle vise et qui la porte, Féminin/féminin, la première websérie lesbienne au Québec, est en pleine campagne de financement sur Yoyomolo. La productrice Florence Gagnon détaille ainsi les raisons qui ont mené l’équipe à faire un appel à tous pour la première phase de leur financement: «Pour nous, c’est important que la communauté lesbienne participe à plusieurs étapes de la création, car nous manquons vraiment de modèles. Nous voulions que la communauté nous aide à façonner cette websérie, pas seulement financièrement, mais aussi au niveau du contenu.  Il s’agit d’un projet qui exige beaucoup de travail et de moyens, nous avons donc voulu impliquer les filles autour de nous ainsi que leur entourage à elles aussi.» Le tournage de Féminin/féminin, réalisé par Chloé Robichaud, est prévu pour 2013. La websérie sera diffusée sur la plateforme dédiée à la communauté lesbienne Lez Spread The Word.


Webséries financées par le FIP 2012-2013

M2

Le Conseil d’administration du Fonds indépendant de production (FIP) a annoncé lundi le 18 juin le nom des webséries qui seront financées en 2012-2013.  Cette année, 1,5$ million sera investi par le FIP dans la production de séries originales destinées au web. À la base, le FIP a reçu 153 projets de compagnies de production canadiennes pour en retenir 31 en sélection finale, puis en choisir définitivement 15 à être financés, dont 5 francophones. Voici la liste des heureux élus au Québec (informations et descriptions fournies par le FIP):

Projet: La Brigadière

Production: Pixcom (Nadine Dufour)

Réalisation: Stéphane Lapointe

Scénario: Barclay Fortin

Webdiffusion: TVA

Description: Vous la voyez tous les jours au coin de la rue. Le trottoir semble être sa résidence secondaire. Son habillement, aux couleurs voyantes, ne laisse aucun doute sur son occupation… Vous l’avez évidemment reconnue, c’est elle : la brigadière scolaire qui se retrouve au coeur d’une websérie humoristique.


Projet: Juliette en direct – saison 3

Production: Passez Go (Vicky Bounadère)

Réalisation: Marie-Claude Blouin

Scénario: Yvan DeMuy

Webdiffusion: Télé-Québec

Description: C’est avec beaucoup d’entrain que Juliette récupère le contrôle de son placard pour une 3e saison. Alors que la saison 1 et 2 ont respectivement abordé le thème de l’adaptation et du développement des compétences personnelles, les dix épisodes de la 3e saison nous permettront d’explorer le dépassement de soi.


Projet: Manigances – saison 2

Production: Kebweb.tv (Isabel Dréan et Simon Côté)

Scénario: Ghislain O’PrêtreRéalisation: Isabel Dréan et Simon Côté

Webdiffusion: Kebweb.tv

Description: Un assassin dont personne ne connaît l’identité, seulement son surnom : « La Main ». Trois témoins prétendent pouvoir le démasquer. Ils sont protégés dans un motel sous surveillance vidéo. L’attente et les meurtres commencent… Et si « La Main » était l’une des personnes présentes?


Projet: Môtel Chevreuil

Production: Noir de Monde (Jean-François Aubé)

Réalisation: Jean-François Aubé, Nicholas Fournier, François Saint-Laurent

Scénario: Jean-François Aubé, Nicholas Fournier

Webdiffusion: Télé-Gaspé

Description: Motel Chevreuil est une websérie de fiction qui se déroule dans un petit motel situé en Gaspésie. Chaque épisode, met en scène la même chambre, dans laquelle défilent les personnages les plus singuliers et les situations les plus diverses.


Projet: Projet M (nommé «1000 jours» au dépôt du dossier au FIP)

Production: Babel (Marco Frascarelli)

Réalisation: Éric Piccoli

Scénario: Éric Piccoli, Mario Ramos, Julien Deschamps Jolin

Webdiffusion: Kebweb.tv

Description: Quatre personnes, aux caractères différents mais complémentaires, sont sélectionnées pour se livrer à une expérience hors du commun; tester la faisabilité d’un voyage aller‐retour de plus de 2 ans et demi vers Europe, une des lunes de Jupiter.


Kebweb est très heureux d’être le diffuseur de deux des cinq webséries choisies par le FIP, c’est-à-dire Manigances saison 2 et Projet-M.  Félicitations à tous les créateurs choisis!


Nominations – Prix Gémeaux 2012

Prix Gemeau

Les nominations pour le Gala des prix Gémeaux 2012 ont été dévoilées le lundi 11 juin. Voici la sélection du jury pour les six catégories webtélé:

Meilleure émission ou série originale produite pour les nouveaux médias : dramatique, comédie

BÊTES HUMAINES – Hala Alsalman, Sarah Olivia Mizrahi
EN AUDITION AVEC SIMON III – Simon Olivier Fecteau, Guillaume Lespérance (a_média), Jérôme Hellio (Société Radio-Canada)
LA REINE ROUGE – Olivier Sabino, Patrick Senécal, Martin Berardelli (Oliwood Films)
LE PIXEL MORT – Kim St-Pierre, Marie-Claire Lalonde (Voyous Films)
TEMPS MORT 3 – Marco Frascarelli, Éric Piccoli, Roberto Mei (Productions Babel), Pierre-Mathieu Fortin (Société Radio-Canada)

Meilleure émission ou série originale produite pour les nouveaux médias : humour, variétés

BURQUETTE – Josée Vallée (Cirrus Communications), Julie Roy (Office national du film), Christiane Asselin (Turbulent Média)
CAROLE AIDE SON PROCHAIN (SAISON 2) – Silvi Tourigny, Jean-François Renaud (Concertium)
FISTON – Jonathan Roberge
LE STAGE DE KASSANDRA – Dominic Leclerc, Isabelle Rivest
MR. RAMESH – Jean-François Bouchard, Richard Jean-Baptiste (Lib tv)

Meilleure émission ou série originale produite pour les nouveaux médias : affaires publiques, documentaire, magazine, sport

12TRACKS.TV – Frédéric Bastien Forrest, Pierre-Étienne Bordeleau, François Del Fante, Bruno Mercure (Mouvement de la Relève Musicale)
180º SUR LE TAPIS ROSE DE CATHERINE – Catherine Beauchamp, Lucas Rupnik, Yves Gagné (Les productions Rose Nanan), Jean-François Lemire (Shoot Studio)
FOLK TOI FOLK MOI (AVEC MELISSA MAYA) – Melissa Maya Falkenberg, Lucas Rupnik
KWAD9  - Martin Ceré, Pierre-Paul Larivière, Marie-Josée Lachance (Sympatico.ca), Francois Veillette (Trinôme)
PICK-UP : À LA RENCONTRE D’UN BOUT DU MONDE – Philippe-David Gagné, Jean-Marc E. Roy

Meilleure émission ou série originale produite pour les nouveaux médias : jeunesse

JULIETTE EN DIRECT (SAISON 2) – Vicky Bounadère, Marie-Claude Blouin, Félix Tétreault (Les productions Passez Go), Hélène Archambault (Télé-Québec)
PAPARADIS PROJET WEB  - Frédérick Béland, Vincent Gourd (B612 Communications)
ROXY ET MAX S’ANIMENT – Marie Masse (TFO)

Meilleure émission ou série originale interactive produite pour les nouveaux médias

BLA BLA – Hugues Sweeney (Office national du film)
HORS D’ONDES – Christiane Asselin, Marc Beaudet, Claire Buffet (Turbulent Média), Marie-Josée Lachance (Sympatico.ca)
LE GUIDE DE VOTRE VIE – Michel Bissonnette, André Larin, Vincent Leduc, Brigitte Lemonde, Jacques Payette, Vincent Turgeon (Zone3)

Meilleure émission ou série documentaire originale interactive produite pour les nouveaux médias

CODE BARRE – Hugues Sweeney (Office national du film), Joël Ronez, Rob McLaughlin, Marianne Levy-Leblond, David Carzon (ARTE France)
LE BRUIT DES MOTS – Karine Dubois (Picbois Productions), Pierre-Mathieu Fortin, Jérôme Hellio (Société Radio-Canada), Philippe Archontakis (Departement)
LES ENFANTS DE LA BOLDUC – Jacques Blain, Marie-Dominique Michaud (Lusio Films)
RÉFUGIÉS OUBLIÉS : LES PALESTINIENS AU LIBAN – Danny Braün, Marie-Eve Rheault (Société Radio-Canada)

Le 27e Gala des prix Gémeaux, animé par Joël Legendre, sera diffusé le 16 septembre 2012 sur les ondes de Radio-Canada. Félicitations aux nommés!


Un homme, un vrai; conversation avec Jonathan Roberge

Parmi les succès populaires de la courte histoire de la webtélé québécoise, on compte incontestablement Contrat d’gars, et son spin-off Une vie de vrai gars. Jonathan Roberge et Alexandre Champagne, concepteurs, auteurs et interprètes des  deux personnages principaux de la série ont marqué au fer rouge l’imaginaire de bien des jeunes hommes à grands coups de testostérone et de «mâlitude». Au total, la franchise Contrat d’gars a généré plus de 8 millions de clics depuis la mise en ligne de la première capsule, en 2009.  Un an après la fin du «talk-show viril», Jonathan Roberge, en solo cette fois-ci, écrit et réalise la websérie Fiston, dans laquelle il joue un père léguant à son fils un testament vidéo lui offrant des conseils peu orthodoxes et parfois déroutants. Le jeune créateur atteint à nouveau la cible; en 2 mois seulement, les capsules de Fiston ont été vues plus de 1,8 millions de fois. En plus de ces succès webtélé, Jonathan Roberge est également le concepteur de la vidéo de flashmob valorisant le recyclage produite dans le cadre de l’émission Testé sur des humains, qui avait été en avril 2011 un succès viral mondial (plus de 2 millions de vues). 

De tels chiffres d’audience ne sont pas communs pour les webséries d’ici. Il semble évident que Jonathan Roberge a compris comment créer des contenus qui ont une forte raisonnance auprès d’un public nombreux. Je l’ai convié à une discussion autours des thèmes de la création pour le web, du succès online et de ses retombées dans le monde offline.  Conversation avec un homme, un vrai.

Gabrielle Madé: Ce que tu fais fonctionne, c’est indéniable. Tu sembles avoir trouvé une certaine «recette du succès» en webtélé; quelle est-elle?  Qu’est-ce qui fait de la webtélé qui fonctionne bien en terme d’audience?

Jonathan Roberge: La webtélé, c’est pas de la télé, c’est pas du cinéma, c’est une forme qui a sa propre écriture, ses propres punchs.  C’est une forme narrative en soi. En websérie d’humour, c’est pas compliqué; il faut que tu punches fort, vite et souvent. Qu’est-ce qu’on regarde en premier quand on ouvre une vidéo? La durée.  Un clip trop long, ça décourage bein du monde. Une capsule, pour qu’elle marche, pour qu’elle soit virale, pour qu’elle soit vue, il faut qu’elle reste assez courte. Moi je préconise le 3 minutes ou moins. Au delà de 3 minutes, je m’assure que j’ai un punch très fort à mi-chemin, un gros éclat de rire, pour être sûr de garder les auditeurs intéressés.

Aussi, il y a certainement une réalisation et un montage particulier à une websérie d’humour. C’est difficile de trouver les mots exacts pour décrire la particularité du genre, mais encore ici, je dirais punché, rapide et droit au but. Des plans rapprochés, le plus souvent à caméra fixe, pour que ça ne prenne pas de temps à comprendre, le tout monté très serré. Regarde Contrat d’gars, regarde Fiston, regarde Bref; les gens cliquent, les gens partagent parce que c’est court, ça fait rire et on passe à autre chose au bout de 2 minutes. 

GM: Es-tu en train de dire qu’au delà de l’humour, point de salut en webtélé? Où vois-tu la dramatique, les magazines, les autres genres?

JR: Je pense qu’il y a certainement de la place pour d’autre chose que l’humour en webtélé, mais je ne suis pas du tout convaincu qu’une série dramatique ou qu’un magazine peut être viral, peut cumuler des millions de clics. Si on parle de succès populaire, tout se joue sur les médias sociaux. Le partage sur Facebook et sur Twitter est crucial; jusqu’ici, on n’a vu aucune websérie attirer des millions de clics sans l’effet viral des plateformes sociales.  Pour les séries dramatiques ou autres, d’après moi il faut établir des critères différents que le nombre total de clics pour juger si c’est un succès ou non, comme la solidité de la communauté de fans bâtie autour d’un projet, par exemple.

GM: Qu’est-ce que ça change d’avoir du succès en webtélé? Comment le rayonnement d’une série comme Contrat d’gars ou comme Fiston se fait-il sentir?

JR: Un gros hit sur le web, ça te met sur la map. À partir de là, il y a pas mal plus de gens qui te reconnaissent, dans l’industrie comme dans la vie de tous les jours.  Un succès populaire sur le web, ça te bâtit une base de fans qui te suit après, dans d’autres projets.  J’ai aussi eu quelques offres comme scripteur en télé après Contrat d’gars. Par contre, ça ne te rend pas riche, ça c’est clair! Créer une websérie est un très bon moyen de commencer, un bon tremplin que je recommande à quiconque a un peu de talent et veut se faire connaître, mais il ne faut pas penser se mettre riche avec ça.

GM: Que penses-tu de l’industrie de la webtélé au Québec telle qu’elle est en train de se structurer?

JR: Il y a quelque chose d’assez injuste dans le fonctionnement du marché de la webtélé, tel qu’il est pour le moment: je pense que les créateurs ne reçoivent pas leur juste part quand leur contenu est monétisé par le diffuseur d’une quelconque façon, par la pub par exemple. Avec 8 millions de clics sur trois saisons de Contrat d’gars et deux saisons d’Une vie de vrai gars, j’ai fait 10 000$.  J’ai beau avoir travaillé des heures de fou là-dessus, ce n’est pas ça qui m’a fait vivre dans les dernières années. Ça ne marchera pas à long terme de laisser les créateurs être mal payés comme c’est le cas en ce moment. Ça ne fera pas une industrie viable. Il faudrait repenser les structures financières et trouver un moyen de mieux distribuer les revenus associés à la diffusion de webtélé.  Étant donné que la situation est comme telle pour le moment, comme artiste ou artisan on essaie de voir si ce qu’on a créé est exploitable dans d’autres sphères.

GM: C’est intéressant de voir qu’on peut penser à des projets web comme à des «marques» qui se déclinent sur de multiples plateformes, au sens large du terme, comme on le fait souvent pour d’autres types de projets culturels. Dans le cas de Contrat d’gars ou de Fiston, est-ce qu’on pourrait penser sortir des personnages de webtélé de l’écran d’ordinateur pour faire une série télé ou un film, par exemple?

JR: C’est intéressant ce que tu dis, parce que oui on pense comme ça; Fiston était à la base un projet de livre qu’on a plutôt décidé de décliner en capsules web. À l’inverse, ce qui est créé sur le web peut très bien vivre ailleurs. Par exemple, cet été, Alexandre Champagne et moi allons amener nos personnages de Contrat d’gars sur scène au Zoofest et je vais faire la même chose aussi avec mon personnage de Fiston. J’ai vraiment hâte de voir si le public va me suivre là-dedans.

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Cet été, des personnages webtélé prendront effectivement d’assaut les scènes du Zoofest du Festival Juste pour rire, pour notre plus grand plaisir. On pourra voir le père de Fiston en compagnie de Martin Félip et Jérémy Larouche dans le spectacle Les Papas, les 5-6-7-9 et 10 juillet.  De leur côté, John et Alex de Contrat d’gars partageront la scène du Show XXX avec Kim Lizotte et Yannick De Martino les 18, 19, 20, 25, 26 et 27 juillet. Attention, ce dernier spectacle s’adresse à un public averti. Les billets seront mis en vente sous peu.

Billet écrit par: Gabrielle Madé


Prix NUMIX 2012 – Beaucoup de talent au pixel carré

Mercredi 16 mai, le tout numérique québécois était convié à la remise des Prix NUMIX 2012 au Monument National de Montréal. Cette troisième célébration de l’innovation multimédia était pilotée par Jean-Philippe Wautier et Olivier Niquet, membres du trio humoristique Le Sportnographe. Ouverture sur musique électronique, lutrin des animateurs en forme de foyer, présence d’un DJ sur scène qui rythme les remises de prix, voix robotisée nommée Sirix (clin d’oeil à l’assistante personnelle des très nombreux iPhones dans la salle, Siri) assistant les animateurs et animation graphique rappelant la thématique digitale de la célébration projetée à l’écran présentant les nominés et les gagnants; tout était en place pour une soirée sympathique et rythmée. Cerise sur le sundae, Wautier a même amené sur scène avec lui son chien Gaston, qui a tweeté à quelques reprises au cours de la soirée.

Les créateurs de Folk toi, folk moi

Quatre prix ont été remis dans la catégorie webtélé. Les oeuvres étaient jugées selon des critères d’originalité et d’innovation ainsi que selon la qualité générale du projet. Le premier trophée, remis pour production d’affaires publiques, magazine et documentaire, a été décerné à Mélissa Maya Falkenberg et Lucas H. Rupnik du studio Home Sweet Home pour le documentaire country Folk toi, folk moi. Émue et très fière, Mélissa Maya s’est exclamée «C’est comme la vengeance du country, je capote présentement!» Les gens présents dans la salle ont semblé particulièrement enthousiastes de voir ce projet indépendant triompher.

L’équipe de Juliette en direct

Du côté des productions jeunesse, c’est sans surprise que la charmante websérie Juliette en direct, produite par Passez Go et diffusée à Télé-Québec, a récolté les honneurs. Claire Dion, directrice du Fonds indépendant de production, a été chaleureusement remerciée d’encourager la webtélé au Québec.

Le duo derrière En audition avec Simon

En humour et variété, pas de grande surprise non plus; Simon-Olivier Fecteau et Guillaume L’Espérance, respectivement créateur et producteur d’En audition avec Simon, sont montés sur scène pour cueillir un prix récompensant la troisième et dernière saison des Auditions, qu’ils avaient également gagné l’an dernier pour la saison précédente.

Le producteur de Fabrique-moi un conte

La compétition était relevée pour le dernier prix, remis pour les fictions et dramatiques, et c’est finalement l’ambitieux projet interactif Fabrique-moi un conte créé par Jimmy Lee et diffusé par sur radio-canada.ca qui l’a emporté.

Il a été souligné à quelques reprises qu’une quantité énorme de créativité, d’imagination et de talent était réunie au pixel carré, mercredi le 16 mai, au Monument National. L’ambiance effervescente qui planait dans la salle laisse croire que malgré la qualité impressionnante des projets qui ont été mis en nomination cette année, le meilleur de la création et de l’innovation numérique québécoise reste encore à venir.

Billet rédigé par: Gabrielle Madé


Dépôt au FIP – Sprint final pour les créateurs de webséries

Bon nombre de producteurs de webséries québécoises ont très peu dormi la fin-de-semaine dernière et pour cause; ceux dont le projet a été sélectionné par le Fonds indépendant de production (FIP) à la 1ere ronde des dépôts 2012 ont jusqu’à demain, le mardi 1er mai, à 17h, pour soumettre leurs propositions de production pour la 2e et dernière ronde.  Préparer un tel dossier représente une grande charge de travail pour les producteurs, mais le jeu en vaut certainement la chandelle pour ceux qui se verront attribuer l’aide financière nécessaire à la production de leur série.

Le FIP est une source importante de financement privé consacrée aux webséries de fiction linéaires canadiennes. Ce fonds d’investissement spécialement dédié à la création audiovisuelle pour les plateformes numériques a été mis en place en 2010 à titre de projet expérimental et vient d’être reconduit jusqu’en 2014, ce qui est une très bonne nouvelle pour l’industrie de la webtélé au Québec.

Le processus menant à l’attribution du financement du FIP se déroule en deux étapes. Dans un premier temps, on invite tous les producteurs canadiens ayant une idée de websérie et répondant aux critères d’admissibilité à soumettre un document de 6 pages ou moins décrivant le projet (plus d’info sur les lignes directrices ici).  Le comité de sélection du FIP analyse chacun des dossiers reçus et émet, quelques semaines plus tard, une liste de candidatures retenues pour la deuxième ronde.  Cette année, 31 projets ont été retenus pour cette seconde étape, dont 11 projets francophones.  Le FIP demande alors à ces candidats de produire une proposition de production étoffée exposant les détails de leur websérie; synopsis, résumé de tous les épisodes, script des deux premiers épisodes, casting, équipe de production, structure financière, plan de distribution et de marketing, etc.  Il n’est pas rare que la longueur de ce document frise les 100 pages, selon les projets.

De concert avec d’autres partenaires financiers provinciaux, le FIP investit plus de 1,5 million $ chaque année.  Sa participation financière se fait sous forme d’investissement couvrant en moyenne 70% du budget de production des webséries choisies. Les producteurs des projets financées doivent trouver la proportion du financement manquant en obtenant une licence d’un diffuseur, ou en ayant l’appui d’un ou de plusieurs commanditaires, par exemple. Des alternatives moins communes, tel le financement par la communauté (crowdfunding) peuvent être envisagées; tous les moyens sont bons pour boucler sa structure financière.  D’ailleurs, une campagne de financement de ce type vient tout juste d’être lancée pour la 2e saison de Manigances. Les producteurs de la websérie policière sollicitent leur communauté de fans à collaborer au financement de la prochaine saison, en se basant sur le principe que si on se rassemble pour donner – même un peu – on multiplie l’impact de nos contributions.

En 2011, 6 projets avaient été choisis par le FIP: 11 règles (saison 2), Le chum de ma mère est un extra-terrestre (dont la diffusion n’a pas encore débuté), Dakodak (saison 2), Juliette en direct (saison 2), Manigances et Pilote(s). Il est intéressant de souligner que Manigances, disponible ici sur Kebweb.tv, a été le premier projet financé par le FIP à n’avoir pas été diffusé sur le site d’un télédiffuseur.Cette année, Manigances (Saison 2) et 1000 jours, le nouveau projet de Productions Babel (ceux qui nous ont offert les trois saisons de Temps mort), sont parmi les 11 projets francophones toujours dans la course. J’ai échangé sur le sujet avec Isabel Dréan, productrice de Manigances et Marco Frascarelli, producteur chez Babel. Voici ce qu’ils avaient à raconter sur le processus de dépôt, entre deux blitz de préparation de leurs dossiers:

Gabrielle: Comment prépare-t-on un dépôt? Comment ça se passe à quelques jours de la date limite?

Marco F.: Peu importe le dépôt (FIP, SODEC, Téléfilm, etc.) et peu importe la somme demandée, la proposition de production soit être complète et doit se faire le plus professionnellement possible. Chaque élément de la série, du développement à la diffusion en passant par le financement, doit être réfléchit et présenté clairement afin de montrer aux investisseurs que nous sommes conscient des défis du projet. Les dernières journées sont toujours les plus dures, car on se pose beaucoup de questions sur le projet et il y a souvent des modifications de dernière minute en lien avec des nouvelles idées.

Isabel D.: Quand tu fais ton dépôt, il faut que ton dossier soit complet au point où tu pourrais, si tu avais le financement le lendemain matin, commencer ta pré-production directement tellement tu étais prêt. Il faut que tu saches déjà tout sur ta websérie au moment de la soumettre.  La dernière semaine de préparation du dossier est très intense. Les derniers jours c’est vraiment le rush; on fait rien d’autre! Il faut vraiment essayer d’être le plus créatifs et innovants possibles dans notre approche.  Les propositions sont dues pour demain, 17h, et il ne serait pas étonnant qu’on remette notre dossier à 16h58!

G: Combien de temps estimez-vous avoir consacré à votre proposition? Sur quoi avez-vous dû travailler le plus?

I. D.: Monter le budget et la structure financière est certainement la partie la plus difficile. Il faut garder en tête que le FIP est un fonds privé et qu’il n’offre pas une subvention, mais bien un investissement; il faut être en mesure de démontrer de quelle manière on va s’y prendre pour permettre au FIP de récupérer l’argent investi. On a commencé à travailler sur notre dossier un mois avant la date limite et la dernière semaine a été très intense; on a été à temps plein là-dedans. Mais c’est la deuxième fois qu’on fait le processus complet du FIP; c’est beaucoup plus facile cette année. La première fois que tu prépares ce type de dépôt, c’est vraiment plus exigeant.

M. F.: Nous avons travaillé fort sur la distribution et le marketing.  Avec Temps mort, nous avons appris que ces deux pans de la stratégie globale sont cruciaux pour qu’un projet web vive bien et trouve son public. Nous avons principalement travaillé sur notre dossier au cours des trois dernières semaines.  Nous n’avons pas vraiment comptabilisé nos heures de travail, mais on doit certainement dépasser le cap des 250 heures depuis le début du processus des soumissions pour le FIP cette année.

Bref, monter un dossier pour obtenir du financement pour une websérie n’est pas une mince tâche.  Les choix du FIP seront annoncés à la mi-juin. Peu importe les résultats de la course, j’offre toutes mes félicitations aux créateurs qui auront réussi à mener à bien cet objectif et à déposer leur proposition de production d’ici demain.

Billet rédigé par: Gabrielle M.


Nominations Prix NUMIX 2012

Les nominations pour les Prix NUMIX 2012 ont été dévoilées ce matin. Organisée par le Regroupement des producteurs multimédia depuis 2010 et présentée par le Fonds des médias du Canada, la soirée des Prix Numix récompense les meilleures réalisations numériques québécoises.

Parmi les 20 prix qui seront remis cette année, 4 récompensent la webtélé. Voici nommés pour l’édition 2012 dans cette catégorie. Mes coups de coeur sont précédés d’un astérisque; et vous, quels sont vos projets préférés?

WEBTÉLÉ – Fiction et dramatique

Manigances (producteur: Kebweb.tv, diffuseur: Kebweb.tv)

Bêtes humaines (prod: TV5 Québec Canada, diff: Tv5 Québec Canada)

Fabrique-moi un conte (prod: Jimmy Lee, diff: Radio-Canada.ca)

WEBTÉLÉ – Humour et variété

En audition avec Simon III (prod: a_média, diff: Radio-Canada)

Le Rodrishow (prod: TV5 Québec Canada, diff: TV5 Québec Canada)

Pare-chocs à pare-chocs (prod: TVA productions inc., diff: TVA)

WEBTÉLÉ – Affaires publiques, magazine et documentaire

Folk toi folk moi avec Melissa Maya (Studio Home Sweet Home)

Pick-up: à la rencontre d’un bout du monde (prod: TV5 Québec Canada, diff: TV5 Québec Canada)

* 180 degrés sur le tapis rose de Catherine (pro: Rose Nana Shoot Studio)

WEBTÉLÉ – Jeunesse

Juliette en direct (prod: Passez Go, diff: Télé-Québec)

Paparadis – Projet web (prod: B-612 communication, diff: Vrak.tv)

La remise des Prix NUMIX se tiendra le 16 mai 2012 au Monument National à Montréal.  La liste complète des nominations est ici.

Billet rédigé par: Gabrielle M.


Bonne fête Kebweb!

Kebweb.tv souffle aujourd’hui sa première chandelle.

Pourtant, quand je pense à ma première rencontre avec Isabel Dréan et Simon Côté, les fondateurs de Kebweb, j’ai l’impression que ça fait vraiment longtemps. Il faut dire qu’avec tout ce qu’ils ont accompli, avec toutes les séries diffusées, les prix remportés, les contacts qu’ils ont créé, on a en tête que la plateforme indépendante que nous connaissons maintenant si bien existe depuis belle lurette. Mais non. Voilà tout juste un an qu’on nous y présente des « making of », des documentaires pertinents, des blogues d’actualité, des webséries drôles, musicales, intenses, étranges, mais surtout, de la webtélé indépendante. Depuis un an, un grand nombre de producteurs, de réalisateurs, d’acteurs, de techniciens, de musiciens, bref d’artisans d’ici ont pu trouver un « refuge », un réseau où partager leurs œuvres. Et tout ça, c’est aussi grâce à vous, doux public, friand de bonne webtélé. C’est le public, en quelque sorte, qui donne vie aux séries, qui les aiment, qui les commentent, qui les partagent. Sans le public, rien n’est possible.

C’est pourquoi pour le premier anniversaire de Kebweb.tv, j’ai envie de vous rappeler toutes les manières possibles d’encourager la webtélé indépendante. Facile, me direz-vous. Pas tant que ça, vous rétorquerai-je. Quand on parle de webtélé indépendante, on parle aussi de : pas tellement de budget. Ce qui implique tout de suite qu’on peut oublier les panneaux aux coins des rues et les publicités à heure de grande écoute à la télé. Les moyens les plus efficaces de faire connaitre une série-web indépendante sont donc le bouche à oreille et les réseaux sociaux. Voici quelques petits trucs rapides qui pourront vous aider à aider vos émissions préférées, en toute simplicité.

Sur Facebook :

  1. Cliquez « j’aime » sur les liens ou les vidéos de la série. Saviez-vous que les liens/vidéos/statuts qui restent le plus longtemps dans le fil d’actualité de Facebook sont ceux qui sont les plus « likés » et commentés? Plus il y a d’activités autour d’un lien, plus longtemps celui-ci sera vu.
  2. Commentez. En plus de la raison précédente, les créateurs d’une série sont toujours contents d’avoir vos impressions.
  3. Partagez les liens et incitez les gens à le faire. C’est tellement simple. Cliquez « partager », inscrivez votre commentaire et le tour est joué. Plus il y a de liens en circulation, plus il y aura de cliques. C’est logique.
  4. Devenez fan des pages Facebook de vos séries fétiches. Vous en rehausserez la côte de popularité, et vous serez au courant de toutes les nouvelles relatives aux dites séries.
  5. Partagez les pages. Vos amis découvriront peut-être une série que vous aimez, aidant ainsi à en élargir le nombre de fans!

Sur Kebweb ou autres sites de webtélé indépendante

  1. Cliquez « j’aime » sur les vidéos directement sur le site. Ça l’inscrira aussi sur Facebook, ce qui vous fait deux pierres d’un coup.
  2. Commentez les vidéos sur le site (si c’est possible). Sur le nouveau Kebweb ça l’est. Lorsque vous le faite, le commentaire est affiché sur votre profile Facebook, donnant la chance à vos amis de voir et de participer directement au fil de conversation sur le site.
  3. Twittez. Évidemment, il faut que vous partagiez les liens avec vos amis de la Twittosphère! Qui sait, ça pourrait se rendre à la portée d’un journaliste curieux, ou aux oreilles d’un animateur radio qui aurait envie d’en parler à son émission du matin? Vous avez un problème avec vos 140 caractères? Le site http://bitly.com/ est là pour réduire vos liens.
  4. Achetez les produits dérivés. Allez les fans, informez-vous de ce que vous pouvez vous procurer : T-shirt, tasses, stickers, DVD, etc. Vous aurez fière allure, et vous aiderez financièrement une série ou un site. (Pssst : dès le mois d’octobre, Kebweb aura une boutique et vous pourrez acheter leurs t-shirts!)
  5. Faites des dons. Si le site l’offre, pourquoi pas? Si le cœur vous en dit et que vous vous sentez généreux, il n’y a personne en webtélé indépendante qui refusera!

Vous voyez, ce n’est pas compliqué, mais ça demande de la rigueur. Ce sont ces petits gestes quotidiens qui comptent beaucoup pour des personnes qui ont donné cœur, âme et souvent, portefeuille pour arriver à vous présenter ce que vous voyez maintenant sur Kebweb.tv. Soyez curieux, le web québécois est plein de petits bijoux qui ne demandent qu’à être découverts. Participez aux concours. Si vous tomber amoureux d’une websérie, parlez-en à au moins un ami. Vous ne savez pas à quel point ça fera chaud au cœur de l’artisan qui verra UN clique de plus sur sa vidéo. La webtélé, plus particulièrement l’indépendante, est soutenue par les fans. Plus une série est vue et partagée, plus elle a de chance d’obtenir une subvention dans le futur. Dites-vous que par ces petits gestes quotidiens, vous participez à l’économie québécoise en développement. Et ce, en direct de votre salon. C’est pas beau, ça?

Pour terminer, je veux souhaiter encore une fois un joyeux anniversaire à Kebweb.tv. Merci aux créateurs et fondateurs de nous avoir permis de nous réunir, de nous sentir plus forts, en communauté. Merci de m’avoir donné la chance de tenir ce blogue. Merci aux créateurs de webtélé qui nous font vivre des émotions intenses en cinq à dix minutes, qui créent des univers que nous ne verrons nulle part ailleurs, qui nous font découvrir de jeunes talents insoupçonnés. Et merci au public, aux « geeks », aux enfants, aux ados toujours branchés et à leurs parents parfois dépassés, aux fans finis, aux lecteurs de blogues, aux gens comme vous et moi, toujours fidèles, au rendez-vous.
La webtélé indépendante et Kebweb.tv ne pourrait rien célébrer sans vous.

C


VLOG: Scoop du Jour #6


Quand webtélé et musique s’accordent

Hé voilà, elle est arrivée cette chaleur qu’on attendait tous. Je dis « chaleur » parce que  pour l’été, on repassera, on a déjà vu mieux. On a beaucoup trop hâte de s’assoir à une terrasse au soleil, bière à la main pour écouter un band qu’on aime, de partir en voyage sur la route les fenêtres de la voiture baissées et le volume dans le tapis ou encore de prendre un café sur le balcon avec notre playlist favorite dans les oreilles. Été et bonne musique vont de pair, c’est connu. Pour patienter en attendant que ces options alléchantes puissent êtres concrétisées, je vous suggère trois séries web à saveurs estivales et musicales.
Premièrement, une série diffusée sur Kebweb.tv, Rock ton. Cette websérie de 8 courts épisodes présentée par Rogers (la compagnie de téléphone) et la Scène 1425  (www.scene1425.com) met huit artistes et groupes de musique en vedette. À chaque épisode, réalisé sous forme de vidéoclip, l’artiste ou groupe invité est appelé à jouer dans un lieu inusité qui leur est imposé. C’est comme ça que les gars de Malajube se sont retrouvés à jouer Le Blizzard dans un casse-croûte un peu louche devant un public de pré-ados étonnés. Dans un autre épisode on peut voir Karim Ouellet (une surprenante découverte pour ma part) tout en musique dans le  hall du Capitole à Québec. C’est aussi très drôle de voir Phantogram, un band originaire de Saratoga Springs dans l’état de New-York, interpréter une de leur chanson devant les employés de la STL (Société des transports de Laval) dans un garage tout ce qu’il y a de moins glamour. C’est une série sans flafla, sans longue entrevue, seulement de la bonne musique et de belles images. On y rencontre des artistes de la relève, et on y voit certains de nos bands chouchous dans des lieux où on ne les aurait jamais imaginés. Très amusant! http://www.kebweb.tv/rockton

Voici une deuxième série, qui nous transporte partout dans le Canada. 12tracks.tv c’est quatre gars, Fred, PE, Brown et Frank qui ont pour défi d’enregistrer en trois mois un album de 12 chansons, interprétées par 12 artistes émergents à travers tout le pays. Nous vivrons donc avec eux tout au long de l’été un roadtrip musical ; En plus de pouvoir écouter et voir le résultat final de l’enregistrement de la chanson de chaque endroit différent, nous pourrons suivre les gars dans la caravane lors de leur périple de « vie sur la route » par le biais de web épisodes, de courts textes et de photos. Je trouve le concept génial! La direction photo est géniale et  les quatre garçons, qui sont super divertissants, nous font découvrir des artistes aussi bien que des paysages magnifiques. Les deux premiers épisodes sont maintenant en ligne au http://www.12tracks.tv/ . Une série à suivre.
Dernière web série et non la moindre, depuis ce matin diffusée sur Kebweb.tv, La tournée des cafés. C’est une série parfaite pour ceux qui, comme moi, trippent sur les petits cafés eco-friendly et socialement responsables de Montréal (comme la Boîte gourmande, le Robin des bois ou le FUSCHIA) et sur la bonne musique. Comment ne pas aimer l’idée? On suit au cours de ces 10 capsules la talentueuse chanteuse Geneviève  Toupin, qui enregistre ses chansons avec divers artistes tout aussi talentueux comme Alex Nevsky, Antoine Gratton et Andrea Lindsay, pour ne nommer que ceux-là. J’adore! C’est merveilleusement beau, avec un style un peu vieillot, c’est trendy car on y explore différents cafés de Montréal et leurs particularités, la musique est douce, les interprétations sont acoustiques, bref, c’est vraiment une « comfort web-série ». Ben oui, c’est à la webtélé ce que le pâté chinois est au comfort food. Allez voir ça dès maintenant, sur http://www.kebweb.tv/tourneedescafes !
Voilà de quoi vous sustentez jusqu’aux terrasses, aux promenades au parc Lafontaine et aux cornets de crème glacée de chez Bo-Bec! Bon visionnement. ;)
C


DEEP

Si les jambes de l’être humain s’étaient développées de manière à ce qu’elles plient en sens inverse, marcherions-nous toujours de reculons? Les licornes existent puisqu’on peut en parler et se faire comprendre. Le mot soleil est-il jaune?

Non, je ne suis pas nouvellement philosophe. Ces réflexions proviennent du compte Twitter de l’équipe de DEEP, la nouvelle série web de Kebweb.tv en ligne depuis le 18 avril. DEEP est une série…hmm…vous devez voir le premier épisode pour comprendre. On nous plonge vraiment dans un monde fictif, intriguant, nouveau, mais qui nous fait sourire, autant que réfléchir. J’ai, quant à moi, très hâte de voir la suite. Afin de démystifier un peu DEEP, j’ai posé quelques questions à Simon Lacroix, l’auteur.

Alors premièrement, qui êtes-vous? Tout cela est bien mystérieux…

Nous nous sommes rencontrés au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. L ‘équipe de DEEP est donc constituée presque exclusivement d’acteurs : le réalisateur, le scénariste, le directeur photo, la directrice de production… Tous des acteurs de formation. Même les acteurs sont des acteurs.

D’où est né l’univers complexe et fascinant de DEEP?

L’univers de DEEP découle d’un court métrage intitulé « Être ».

Tourné il y a environ un an dans la même cuisine, ce court métrage de 8 minutes nous raconte l’histoire d’Adrian qui apprend qu’il n’existe (peut-être) pas.

Après avoir fait « Être », on a pensé que ces mêmes personnages pourraient vivre d’autres situations étranges et métaphysiques, mais sous forme de capsules web plus courtes, plus rythmées… C’est ainsi qu’est apparue l’idée de DEEP.

Pourquoi avez-vous donné un nom anglophone à votre série? Qu’est-ce que "DEEP" représente pour vous?

Il faut dire que nous avons beaucoup hésité. Nous tenons à souligner que nous sommes des amoureux de la langue française. Mais le fait est que DEEP est un mot qui dit tout, qui explique notre concept en une syllabe. On aime la sonorité. C’est une expression que plusieurs Québécois utilisent qui n’a malheureusement pas son équivalent en français. Et en plus, ça PUNCH !

Quelles-sont vos inspirations? À quoi pourriez-vous vous comparer?

La philosophie.

La vie.

L’étrange.

La précision.

Le blanc et le rouge.

Avez-vous eu du budget pour la série ou êtes-vous complètement indépendants?

Complètement indépendant. Mais Lyca et MTL vidéo ont eu l’énorme gentillesse de nous prêter de l’équipement.

Peut-on en savoir un peu plus sur ce qui nous attend dans les prochains épisodes de DEEP?

Comme DEEP ne suit pas les règles et les lois de la réalité, vraiment tout peut arriver. Une chose est sûre, les personnages n’ont encore rien vu…

Est-ce que l’équipe de DEEP prévoit nous revenir avec d’autres projets? Une continuité de la série? Quelles sont vos aspirations futures?

Oui.

On a déjà plusieurs idées pour une suite à DEEP.

Nos aspirations futures, quant à elles, sont imprécises

Mais nous ne nous arrêterons pas à DEEP, ça c’est sûr.

On a trop de plaisir à créer.

L’œuf ou la poule?

L’œuf.

Car l’œuf a en lui la possibilité de la poule.

Alors que la poule ne peut plus être œuf.

En moins que la poule ait des œufs dans son ventre.

Si c’est le cas, la poule.

Mais sinon, l’œuf.

J’adore ça ! Un nouvel épisode de DEEP est disponible sur www.kebweb.tv/deep tous les lundis. Pour suivre leurs réflexions qui font jaser sur Twitter, voici leur compte : @DEEP_tv

Et n’oubliez pas, « les mots que l’on écrit ne sont, en soi, que de petites taches muettes. » – DEEP

Joyeuse Pâques, tous.

C


VLOG: Scoop du Jour # 5


Scoop du Jour: Les Motst’asdits


Scoop du jour: Nouveautés Kebweb.TV


Interactif ou non, là est la question

Interactivité par-ci, interactivité par-là, on entend énormément parler des séries web interactives depuis quelques temps. Certaines à qui ça réussit très bien, d’autres qui se sont fait prendre au piège. Certains débattent de la nécessité de cette technique, d’autres (comme les subventionnaires), la demande à tout prix. Je me suis entretenue avec deux artisans qui semblent avoir compris la recette gagnante de l’interactivité, Miryam Bouchard (créatrice de Fabrique-moi un conte) et Micho Marquis-Rose (créateur de Zieuter.tv) sur le comment du pourquoi.

Premièrement, comment peut-on définir exactement une série web interactive? Quels en sont les critères?

Miryam : Il faut seulement qu’il y ait une participation du public. Ce n’est pas « je clique, je regarde, j’écoute », il faut que le spectateur devienne participant. Souvent, les gens pensent que lorsqu’une série est interactive, c’est compliqué et ça comprend plein d’étapes. Oui, il y en a certaines qui sont complexes, mais il y en a d’autres où c’est très simple. J’aime comparer ça aux livres de notre enfance « Les livres dont vous êtes le héro ». On devait lire l’histoire, et au travers de la lecture, choisir la suite du récit.

Qu’est-ce qui fait que vous avez opté pour l’interactivité? Une demande particulière des subventionnaires ou c’est arrivé spontanément?

Miryam : J’ai eu l’idée il y a quelques années parce qu’en faisant Les chroniques d’une Mère Indigne (elle en était l’instigatrice et la réalisatrice) j’ai réalisé que sur le web, il n’y a pas de filtre, c’es instantané. Autant les critiques que les suggestions du public… Trente secondes après la diffusion d’un épisode, certaines personnes nous écrivaient pour questionner le choix d’un comédien, ou pour nous suggérer une idée pour la suite de l’histoire. J’ai compris que ces gens voulaient avoir une influence sur la série, un peu comme si ça leur appartenait. L’idée me vient aussi un peu de mon père, qui me racontait des histoires inventées quand j’étais petite. Quand j’ai eu l’âge de lire, j’ai compris que ses histoires « inventées », étaient quelques fois sa propre version des contes classiques. (Rires)
Micho : J’ai commencé à développer Zieuter.tv avant que le nouveau Fond des Médias du Canada soit connu. Ensuite, j’ai continué avec des projets interactifs car oui, le financement est plus présent mais aussi parce qu’avec Zieuter.tv mon équipe et moi avons développé une bonne expertise pour ce genre de websérie.

Pourquoi, selon vous, l’interactivité est-elle un critère qui revient régulièrement dans les demandes de subventions? Est-ce que l’interactivité amène vraiment un plus vaste public?

Micho : Dans le cas du FMC, le fond disponible pour les webséries est seulement le volet expérimental. Ce volet englobe un paquet de trucs comme les jeux vidéo et les logiciels. La demande d’interactivité est donc justifiée, il faut des projets novateurs et …Expérimentales. Je crois qu’en ce moment, le problème n’est pas la demande d’interactivité des 2 fonds disponibles pour les webséries, mais bien un manque de financement diversifié destiné à ce créneau. Il y a de la place sur le web pour le linéaire et l’interactif, le public est là et aime nos webséries québécoises.

Est-ce une charge de travail plus importante que de gérer un site interactif?

Miryam : C’est certain que c’est plus difficile, ce n’est pas seulement mettre en ligne un épisode une fois par semaine. Fabrique-moi un conte, c’est aussi un tournage, de l’écriture et de la recherche qui s’étalent sur 8 semaines, comme un long métrage. On a décidé de ne pas se faciliter la vie parce qu’en plus, on fait un making of par épisode. C’est aussi plus coûteux et complexe, puisque le site est toujours actif et qu’il y a une mise à jour constante.
Micho :
Définitivement. Plusieurs tests sont nécessaires et tant qu’il y des mises en ligne, le travail n’est pas terminé.

Quelle est la réponse du public jusqu’à présent? Est-il très participatif?

Micho : La réponse est très positive, le public aime et il est présent à toutes les semaines. Nous sommes très heureux du résultat. Nous sommes aussi très fiers du prix à La Rochelle (WebTV-Festival) et ce qui est fou c’est qu’il y avait des projets très forts dans notre catégorie comme Addict diffusé par ARTE, un projet interactif de 1 200 000 d’euros…. Faut croire qu’au Québec on fait beaucoup avec peu.

Que conseilleriez-vous à un créateur de webtélé qui voudrait opter pour l’interactivité? Y’a-t-il des choses à faire, ou à ne pas faire absolument?

Miryam : Pour ma part, j’aurais peut-être essayé de lancer quelque chose deux ou trois semaines avant le début de la série, afin de créer un « buzz » et qu’à la première semaine, il y ait déjà un attrait pour la série. On le sait, la promo dans le monde du web, c’est surtout du bouche à oreille. Le succès de notre concept est basé sur les huit semaines d’interactivité directe, donc si ça prend trois ou quatre semaines avant d’atteindre notre plus haut nombre d’auditeurs, c’est un peu moins intéressant.
Micho :
Je crois que les choses les plus importantes à savoir, c’est que votre projet doit être pensé interactif dès le tout début, dès la genèse. Il ne faut pas plaquer ou forcer un concept interactif sur une série de fiction…Ça ne fonctionnera pas. Ensuite, entourez-vous! Dans un projet interactif, ce qui est primordiale, c’est l’échange entre les différents créateurs fiction et web. Vous devez créer des rencontres pour avoir un projet le plus complet possible. Je vais citer Hugues Sweeney de l’ONF qui a, entre autres, récemment produit les excellents projets "Sacrée Montagne" et "Ma tribu c’est ma vie", il dit en parlant de ses projets : " mon réalisateur, c’est l’équipe". Je crois que ça illustre parfaitement la dynamique d’un projet interactif de fiction ou documentaire.

Merci beaucoup à Micho Marquis-Rose et Miryam Bouchard pour ces entrevues. Pour écouter ces deux excellentes séries, ou plutôt, pour y participer:

Zieuter.tv :
http://zieuter.tv/

Fabrique-moi un conte :
http://lescontes.radio-canada.ca/

Et voilà, à la prochaine, mes doux lecteurs, sur mon blogue Kebweb.TV !!!

C


VLOG: Scoop du jour: Les Roux

Voici un nouveau Scoop du jour. Bon, je n’ai pas été trop assidue jusqu’à présent, mais je pense que j’avais grandement surestimé mon temps libre quand je parlais d’une capsule par semaine… Qu’à cela ne tienne, je continue d’essayer!
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C
Pour visionner Les Roux.


Procrastination 101

Si vous lisez ceci, c’est que vous êtes probablement en train de faire acte de procrastination.

Procrastiner : verbe trans., littér., rare. Remettre quelque chose au lendemain. Exemple : Je devrais remettre un texte aujourd’hui, mais il y a un site vraiment drôle sur lequel je dois fureter plus longuement. Ça attendra à demain. Exemple 2 : Il y a de la poussière dans tous les coins, mais les discussions sur Twitter sont enflammées. J’époussèterai plus tard.

Oui, on le fait tous. Surtout à cause d’internet, disons-nous le franchement, qui nous fournit de plus en plus de raisons de rester scotcher à son ordinateur alors que notre sac de gym accumule les acariens dans la garde-robe. Des fois, je déprime à l’idée de n’avoir rien à faire avant mon prochain rendez-vous de la journée, auquel j’arrive finalement en retard faute d’avoir trop tardé dans un café à jouer à un jeu mettant en vedette les Schtroumfs (oui je suis geek à ce point-là). Avec les multiples réseaux sociaux, les séries web, les sites à potins, on ne sait plus où donner de la tête. On a peur de ne plus être in, et de ne pas connaitre le sujet chaud de l’heure.

Je vous incite donc au vice en vous proposant trois de mes sites chouchous pour la procrastination.

Premièrement, mon péché mignon : Hollywood PQ.

http://hollywoodpq.com/

Hollywood PQ est carrément… un site à potins! En général, je ne suis pas friande de ce genre de sites, mais celui-là est vraiment top. Il couvre vraiment tout! Que ce soit les évènements québécois comme les premières de films, les festivals, les concerts ou  les  scandales Hollywoodiens, les bandes-annonces, les nouveautés télé, les vidéoclips…les blogueurs parlent de tout! Et ce, souvent avant tout le monde. Ils sont maintenant trois : Karine, Kevin et la petite dernière, Julie.

J’ai demandé aux deux vétérans blogueurs (car oui, votre blogueuse glamour les connait) un petit portrait de leur tâche sur le site:

Kevin: Il dit ce qu’il pense sans détour, ne regrette jamais ce qu’il écrit. Il est cru, il doit se contenir souvent. Il s’occupe surtout de la partie « potins Hollywood ». Il tient à ses opinions et est prêt à tout pour les défendre.

Karine: J’essaie de faire rire, j’écris imagé. J’essaie toujours de dire le positif avant le négatif (quand je suis plus crue, dès fois je regrette lorsque j’ai du feedback qui me trash dans les commentaires!). Je m’occupe surtout des potins québécois, mais j’écris aussi ceux d’Hollywood.

Karine me disait aussi, en parlant du site :

« Le site se veut avant tout un site de potins… pas des «nouvelles», mais tout ce qui peut faire jaser. On doit écrire avec un angle éditorial et non journalistique. On se doit d’avoir de la «saveur», de la couleur… bref d’être croustillant à lire, mais en passant en deuxième plan (en évitant de parler au «je» pour ne pas tomber dans le personnel… c’est dur!) le personnage qu’on est, pour mettre l’accent sur la «vedette» Ryan Gosling admettons… parce que c’est elle la vedette bref! »

« L’important c’est de publier le potin avant tout le monde. On trouve nos nouvelles sur le Web, dans les magazines québécois… et bien sûr, sur Twitter et Facebook, qui sont des sources inépuisables! »

Pour tout savoir sur tout (!), vous pouvez aussi suivre Hollywood PQ sur Twitter : @HollywoodPQ

Deuxièmement, ma référence mode : Mode 34b.

http://www.mode34b.com/

En plus d’héberger un blogue extrêmement pertinent sur les dernières tendances, les façons pratiques et abordables de les adopter, les designers en vogue, les évènements à suivre et bien plus encore, le site Mode 34b a sa propre web-série. On y retrouve des portraits de créateurs, des trucs beauté pratico-pratiques et des idées de look astucieuses. Et pourquoi ce site qui parle de mode est si génial? Parce que c’est fait sans prétention, contrairement à beaucoup de choses qui se rattachent au milieu de la mode, et par des filles qui semblent vraiment tripper sur leurs sujets. C’est rafraichissant et adorable. Voici donc un portrait de ces jeunes femmes qui me font souvent rater mon bus :

Patricia : J’incarne Pétra, notre personnage de WebTV qui s’amuse à explorer différents thèmes féminins, "parce que c’est pas facile d’être fifille". Lorsque je ne suis pas devant la caméra, je fais le montage de nos capsules, j’écris des articles et je suis constamment mode conception/production. Mon nouvel accessoire de mode favori c’est le chapeau noir bohème chic.

Mélissa : La petite dernière arrivée au 34b, je parle de tout et rien, que ça touche de près ou de loin à la mode et aux goûts de mes consœurs de la gent féminine. Mon accessoire mode favoris est, et sera toujours, les souliers. Quand tu portes du 35, c’est difficile à trouver! J’attends désespérément la fin de l’hiver pour pouvoir rocker mes nouvelles chaussures Balenciaga (c’est l’fun avoir des amies qui travaillent dans des maisons de haute couture!)

Jeanne : Je m’occupe beaucoup de la webtélé ; je participe à sa conception, c’est moi qui suis derrière la caméra en général et je collabore au montage. Sur le blogue, je rédige un billet de temps à autre, en  plus de veiller à la qualité linguistique de ceux des autres. J’aime beaucoup les accessoires qui ont un petit look retro/vintage. Ces jours-ci, j’apprécie le headband, bien pratique quand tu laisses pousser tes cheveux. Celui-ci vient de la Boutique Lustre.

Mélodie : Je suis la fille de pub derrière le projet. Celle qui pense toujours un peu à l’aspect marketing du blogue. Je suis celle qui a envie de partager toutes ses belles trouvailles. Grande romantique, elle préfère parler de ce qu’elle aime plutôt de ce qu’elle déteste. Son accessoire mode aurait été cette paire de soulier Alexander Wang : http://www.alexanderwang.com/collections/footwear-and-accessories/spring-2011/lookbook/ (les 30) mais vu sa grandeur elle optera pour les pantalons taille haute à motif : http://www.allsaints.com/lookbook/womens/#/:lookbook:womens:aw10:668

Vous pouvez aussi les suivre sur Twitter : @mode34b

Mon dernier, et non le moindre, mon coup de cœur divertissement : Le Journal Twitter de MCGilles.

http://www.mcgilles.com/journal.html

Ou sur le site d’Infoman où il est chroniqueur :

http://www.radio-canada.ca/emissions/infoman/saison11/blogue.asp

Le Journal Twitter, c’est en fait une fausse couverture de revue à potin avec des « tweets » d’artistes québécois en tout genre. Qu’a donc tweeter de gênant Guy A.Lepage cette semaine? Quelles vedettes de la chanson s’envoient des tweets coquins? Que pense donc Alex Perron du nouveau Colisée? Bref, un survol de l’actualité Twitter en grandes lignes, une fois par semaine, et ce depuis un an. C’est parfait pour ceux qui n’ont pas Twitter, vous pouvez vous garder informer de ce que votre vedette préférée du hockey à manger cette semaine, par exemple. Pour la communauté Twitter, c’est devenu un honneur de faire parti du Journal Twitter de MCGilles.

« En fait, c’est une réflexion sur : qu’arriverait-il si Twitter était un média traditionnel, un journal papier ou un magazine hebdomadaire? Est-ce que les gens seraient aussi ouverts dans leurs propos? M’a écrit MCGilles. C’est aussi évidemment un clin d’oeil sur des affirmations parfois futiles mais comiques de nos stars québécoises. (Comment ne pas réagir au fait que Cœur de Pirate a mal au cœur ou que Herbie Moreau a envie de pipi?!) »

MCGilles reçoit beaucoup de commentaires par rapport à son Journal, plusieurs écrivent même des choses dans le but d’y êtres cités.

« Je pense également humblement que le Échos Vedette a repris le concept pour citer les meilleurs Tweets et Facebook de la semaine… »

Pour une expérience ultime, vous pouvez suivre le sympathique MCGilles sur Twitter : @mcgilles

Donc voilà, vous n’avez plus d’excuse pour remettre votre devoir à temps. Oups, je dois vous laisser, je suis en retard.

Xxx

C


Que le meilleur, gagne!

C’est avec une grande fierté patriotique que j’ai découvert les nominations au WebTV-Festival de La Rochelle, en France, qui en est à sa deuxième édition et qui se déroulera du 16 au 18 mars 2011.

Le WebTV-Festival est un festival international récompensant les séries web de la francophonie. Comble du bonheur, plus de 20 séries web de chez nous (dont 7 provenant de KebwebJ) sont en lice pour les prix du Jury ainsi que pour les prix remis par les internautes, dans les nombreuses catégories telles que, entre autres : Web-Fiction, Web-Documentaire, Web-Humour, Web-Animation et une nouveauté cette année, Web-Interactif. Des séries comme Temps Mort + Making of-Temps Mort, Juliette en direct, 3Gars.tv, Othello et Juliette, Zieuter.tv, La Déséducation, En audition avec Simon, Une vie de vrai gars, Le Tapis rose de Catherine, Les Chroniques d’une Mère Indigne, Zenmatique.tv, Au dessus de la moyenne, Comment survivre aux week-ends, Jack Jobin, Dakodak, Le Making of-2 Frogs dans l’Ouest, Les Motst’asdits, Contrat de gars, et j’en passe, s’affronteront pour conquérir le cœur du Jury Officiel du festival, mais aussi le cœur du public! Depuis le 10 mars, les gens de partout dans le monde peuvent écouter un épisode de chaque série présentée et lui donner une note sur 5. En tout, 157 programmes.

Toutefois, les nominations québécoises ne font pas l’unanimité. Certains trouvent que la sélection n’est pas assez sévère, que certaines séries n’y ont pas leur place. J’ai entendu quelqu’un dire : « Ben là, toutes les séries web québécoises sont là. »…hmm. Comme vous vous en doutez, je ne suis pas totalement d’accord. C’est vrai, il a à peu près 300 séries web québécoises recensées. Et je ne sais pas combien en tout dans la communauté francophone au grand complet… Alors, à ceux qui sont un peu de mauvaise foi, pourquoi ne pas se réjouir pour la webtélé québécoise? Je trouve que c’est une p’tite tape dans le dos pour nos artisans. Ça donne aussi une belle visibilité à des créateurs d’ici qui n’auront pas nécessairement la chance de faire parti des …quatre… nommés aux Gémeaux, non?

Bon, c’était le moment « opinion » de ce billet.

Quelques québécois traverseront l’Atlantique dans le cadre du WebTV-Festival pour aller présenter eux-mêmes leur projet adoré, comme Marie-Claude Blouin, Vicky Bounadère et Félix Tétreault de Juliette en direct, qui ont eu la chance, comme six autres créateurs de webtélé, d’obtenir une bourse de l’OFQJ pour jeunes entrepreneurs. Ils se sont prononcés sur la signification de cette nomination pour eux.

« On est très heureux d’être en nomination. Mais on trouve dommage qu’il n’y ait pas de catégorie jeunesse, car selon nous c’est un créneau particulier et il est difficile de faire des comparatifs entre un projet 6-8 ans et un projet grand public. Ceci dit, on considère que Juliette est un projet de haute qualité et qu’il mérite sa place dans la catégorie fiction! »

« Il est certain que ce festival est une vitrine de plus pour Juliette et c’est toujours bon pour un projet de dépasser des frontières. À voir pour la suite….! »

Les gars de Temps Mort, seront aussi à La Rochelle durant cette période. J’ai pu m’entretenir avec Roberto Mei, assistant réalisateur et producteur exécutif de la série, sur l’importance de ce voyage pour eux.

« Nous n’avons pas eu de subventions pour aller là-bas. Pour les 3 producteurs (Eric Piccoli, Marco Frascarelli et moi) la décision de proposer le projet "Temps Mort – saison 2" au Festival de La Rochelle venait avec le fait que nous irions le représenter sur place par nos propres moyens. Lorsque le projet à été nominé, nous avons demandé aux 3 auteurs (Julien Deschamps Jolin, Mario J. Ramos et Félix Rose), s’ils voulaient nous accompagner. Ils ont tous acceptés et, eux-aussi, par leurs propres moyens. Par la suite nous avons fait des recherches de subventions, mais en vain. Afin de payer une partie du voyagement, l’idée d’approcher des revues reliées au cinéma pour des articles et reportages photos sur place fait par notre équipe a été soulevée. Nous partagerons les ventes de ces articles ensembles, si on trouve preneur. »

Mais ça coûte cher, tout ça, non ? Il faut vouloir, quand même…

« Selon moi, le producteur se doit, dans la mesure du possible, d’accompagner son œuvre, ou ses artistes dans les festivals dans lesquels il choisi de se proposer. Une nomination à un festival reconnu apporte une certaine renommée au projet, un certain sceau de qualité et une reconnaissance internationale. Donc, d’être sur place permet de faire la promotion de ce projet, et si jamais on en retire un prix, c’est une question de respect pour les organisateurs d’avoir un représentant sur place pour l’accepter. »

Sages paroles. Et le nombre impressionnant de séries web québécoises en nomination, qu’en pense-t-il ? Le web serait-il plus développé au Québec ?

« Le web n’est pas moins développé en France, mais il est développé différemment. La France supporte, finance et diffuse depuis les dernières années des courts métrages, longs métrages et beaucoup de documentaires sur le web. Par contre au Québec, c’est la série web de fiction qui s’est démarquée par sa qualité et sa quantité en 2010. On a eu droit à plusieurs nouveautés et concepts de très haute qualité cette année. Les thèmes internationaux de nos séries web québécoises ont su attirées l’intérêt du public français. »

Les gars seront présents du 16 au 18 à La Rochelle, et seront à Paris du 19 au 24 afin de rencontrer un distributeur intéressé au projet. Ils en profiteront peut-être aussi pour tourner un court-métrage. Ils n’arrêtent jamais, ces garçons! Gros merci à Roberto pour ses réponses. Monsieur Mei qui sera d’ailleurs de la distribution d’Alice aux pays des Merveilles par Mariloup Wolfe dès lundi pour Fabrique-moi un conte, série qui est aussi en nomination au festival (ouff, je fais des liens de guerrière du web) :

http://lescontes.radio-canada.ca/

Je vous invite donc à aller voter pour vos séries favorites au WebTV-Festival. En fait, je vous y oblige. Pour voter, vous n’avez qu’à sélectionner une série, et dans le bas, vous verrez les notes de 1 à 5. Vous ne pouvez voter qu’une seule fois par clip, mais vous pouvez voter pour le nombre de clips que vous voulez…Muhahaha. C’est important de le faire afin d’encourager notre webtélé. Le petit cinq minutes de votre temps vaut beaucoup. Voyez, je vous donne même le lien sur un plateau d’argent :

http://www.webtv-festival.tv/presentation/le-webtv-festival-2011.html,1,75,1,0,0

Bonne chance à toutes les séries québécoises en « compétition ». J’isole le mot « compétition » car je suis une grande utopiste et j’ose croire que nous sommes une belle et grande communauté. J’ai mes chouchous, comme les séries sur lesquelles j’ai travaillé, mais je suis sincèrement fière et heureuse pour tous ceux qui ont participés aux séries reconnues par le WebTV-Festival, qui sont pour la plupart des gens que j’aime et que je respecte énormément. Merde à tous, comme on dit.

C


Les Roux

Je vous ai parlé, il y a quelques mois déjà de cela, d’une série web sur laquelle j’ai travaillé intensément et qui ne me laissait plus le temps d’écrire de billets pour le blogue. Hé bien, il est grand temps de vous présenter cette fameuse série : Les Roux.

Voir  la bande-annonce ici

Vous y aurez probablement reconnu l’excellente Julianne Côté. ;)

Aujourd’hui, c’est le grand lancement de la série écrite et réalisée par David Paradis. Donc dès la semaine prochaine soit le 14 mars sur www.ikweb.tv et le 15 mars sur www.kebweb.tv , vous pourrez visionner le premier d’une série de onze épisodes, mettant en vedette David Cloutier (un jeune acteur très prometteur), Christian Baril (qu’on a aussi pu voir dans lecouple.tv), Jean-Marc Dalfond (Les boys, Taxi 0/22, Hamlet au TNM) et Martin Fontaine (Elvis Story)! Toute une équipe, non? Se rajouteront à la distribution aux cours des prochaines semaines : Roc Lafortune, Jacques L’Heureux, Vivianne Pacal, Shirley Théroux, Fayolle Jean…et moi-même! Vous ferez donc la rencontre de Moe, Marcel et Jean-Marc, opprimés et blessés dans leur passé à cause de leur rousseur, et qui décident de faire changer les choses en posant un geste fou : kidnapper Martin Fontaine, le roux le plus connu du Québec. Au travers de cette histoire, les flashbacks des protagonistes vous feront découvrir ce qui s’est passé dans leur vie respective avant d’en arriver là, et pourquoi ces rouquins si sympathiques en sont venus à élaborer ce plan diabolique.

Bien que Les Roux soit une série d’humour absurde et savoureuse, le message véhiculé reste quand même d’actualité : la discrimination.

« Les gens seraient surpris de voir à quel point la discrimination envers les roux est encore un problème sérieux, me confiait David Paradis, lui-même rouquin coquin. Dans la série, on parle uniquement de la discrimination envers les roux, mais c’est aussi une manière d’amener les gens à réfléchir sur la discrimination en général et à quel point ça peut blesser, quelle qu’en soit la nature. »

Comme je vous l’ai dit plus tôt, j’ai travaillé sur la série en tant qu’actrice. Ce qui était une première pour moi, c’est que j’y ai aussi travaillé en tant que directrice artistique et en tant que costumière! Je me suis beaucoup investie dans cette série, autant physiquement qu’émotionnellement, parce que j’y crois beaucoup. L’histoire est originale, le scénario est intelligent et drôle, les personnages sont totalement attachants, et techniquement parlant, c’est incroyable. Je me dois d’ailleurs de souligner la direction photo impeccable de Jeff Blanchet.

C’est avec une grande fierté et un petit pincement de nervosité au cœur que je vous encourage à aller écouter la série Les Roux, dès sa sortie la semaine prochaine. Travailler sur un projet comme celui-là pendant des mois de création, pendant des jours et des nuits de tournage sous la neige et la pluie glacée, avec son lot de petits problèmes, de prises de bec, mais aussi avec son lot de belles rencontres, de fous rires et de bonheur m’a fait réaliser beaucoup de choses. Entre autre que j’aime mon métier, mais surtout que les artisans du milieu des séries web sont vraiment des passionnés, et que c’est donc d’autant plus important de les encourager. Que ce soit de par le bouche à oreille ou en partageant les liens dans vos réseaux sociaux, faites connaitre vos séries web préférées. Parlez-en, c’est important pour nous tous.

Bref, moi j’ai déjà vu les premiers épisodes (muhahaha), mais la semaine prochaine, je compte sur vous.

C’est un rendez-vous…

Parce qu’un roux, c’est roux de partout!!!

C

P.S. : Je vous joins deux photos de tournage question de vous faire patienter…


Scoop du jour #2: 3gars.tv

Bon, soyez indulgents, c’est filmé sur un Iphone, et c’est un peu improvisé. Mais il faut ce qu’il faut, les scoops ne dorment jamais (?!).

Celui-ci concerne 3Gars.tv, dont je vous ai déjà parlé, diffusé tous les lundis sur www.kebweb.tv .

Merci à Pascal Guimond, Sylvain Guimond, Dany Larose et Martin Skorek, à la « caméra »!

http://vimeo.com/20396898


Jampack.tv

J’ai toujours rêvé d’être dans un band rock. Ils sont cool, les musiciens; ils font la fête tous les soirs, ils se font poursuivre par des fans enragés, ils voyagent partout dans le monde grâce à leurs tournées…

Mais avant cette vie démente et exaltante, il y a une dure réalité. La réalité des bands de garages…

La réalité des gars de Jampack.tv !!!

Non, Jampack.tv n’es pas le portrait sombre et cru de la vie d’un boys band déchu. C’est plutôt le récit humoristique de trois amis, du groupe les D’Artagnans, qui aimeraient bien…commencer quelque part! Et non, ceci n’est pas un documentaire. Cette web-série, dont les épisodes sont concis, réalistes et très efficaces (comiquement parlant) est scénarisée par Alexandre Auger et Eric K.Boulianne (qui est aussi l’interprète d’Eric, hé oui). Pas de financement pour Jampack.tv, mais qu’à cela ne tienne. La réalisation est simple mais impeccable, et tous les éléments sont réunis pour nous faire apprécier ces capsules de 3 à 6 minutes créées en partie par des étudiants et des finissants en cinéma de l’UQAM. Les deux acteurs qui viennent compléter la distribution du band (les sympathiques Denis et Simon-Pierre) sont des finissants de l’École nationale de théâtre, Denis Harvey et Simon-Pierre Lambert. Il y a vraiment une vague de personnages qui se prénomment comme leurs acteurs, je ne sais pas si c’est plus OU moins mêlant…

Mais parlant de mêler réalité et fiction, voici l’entrevue qui suit. Comme vous le savez, je suis une « jet setteuse » sans borne. J’ai donc réussi à obtenir une entrevue avec les D’Artagnans, les vrais!!! Ils m’ont fait une place dans leur horaire chargé de répétitions, d’écriture de chansons et de…répétitions. Wow, voici donc, en primeur, la première entrevue des D’Artagnans!

Donc premièrement, comment ça va le rhume Denis?

Denis- Ah, euh… Ben ça va bien, ça a passé là…

Eric- Ouais, ça a vraiment passé vite. Ça a genre duré 30 secondes

Simon- Ouais, BING BANG fini le rhume.

E- Mais Denis est ben précoce côté rhume…

D- Ok, c’est beau je pense qu’on peut passer à une prochaine question.

Racontez-nous l’histoire du band original de Denis et Eric, comment ça a commencé les D’Artagnans?

D- Ben en fait, le premier groupe qu’on a eu c’était en secondaire 4. On s’appelait les 301.

E- À cause des souliers.

D- Ouais à cause des Daoust 301, mais aussi, parce que le band c’était comme une armée puissante avec un guerrier de plus que les Spartans.

E- Non, je pense que c’était vraiment juste à cause des souliers.

D- Anyway, on était 2 guitaristes pis un drummer…  Ben, dans le fond, on était 2 guitaristes mais on avait juste une guitare, faque on se l’échangeait entre les tounes.

Mais qu’est-ce que l’autre faisait pendant ce temps-là?

D- Il attendait…

Ok…

D- Mais ça a pas duré longtemps. Un moment donné on s’est rendu compte que c’était un peu compliqué faque on a sacré le deuxième guitariste dehors pis on continué à 2.

E- L’affaire c’est que la guitare c’était celle du deuxième guitariste donc ça a pris du temps avant de pouvoir rejouer.

D- Ouais… Dans le fond, au cégep j’ai réussi à m’acheter une guit pis on a parti les D’Artagnans.

Et pourquoi les D’Artagnans?

E- Ben un moment donné au Laser Quest on avait pris le même nom de code sans le savoir.

D- Ouais ça c’était drôle, tous les deux on avait choisi D’Artagnan… Vraiment à botch.

E- Donc, on avait décidé d’appeler notre band les D’Artagnans.

D- Ouais, c’est pas mal ça…

E- Ouep…

Louis et Rémi étaient déjà dans le groupe à ce moment-là?

D- Qui?

Louis et Rémi…

D- Je vois pas de quoi tu parles.

Hum, ok… Toi Simon, comment est-ce que tu a connu Denis?

S- On a travaillé ensemble dans un Archambault pendant une couple de mois… On vendait des livres.

Puis avez-vous fait quelques spectacles depuis que le groupe existe?

D- Non, pas vraiment… Mais on en a un qui s’en vient bientôt.

Cool… Avez-vous bon espoir de trouver un bassiste d’ici là?

D- Ben tu sais, il y a beaucoup de bons groupes dans l’histoire du rock qui n’ont jamais eu de bassiste…

S- Ouais, comme The Doors.

E- C’est vrai ça, ils avaient pas de bassiste.

Est-ce qu’il y en a d’autres?

D- Oui oui… Euh…

S- Hum…

E- Heu, ben, ya euh…

S- Hum…

D- Daft Punk…

S- Ouais c’est vrai Daft Punk ils ont pas de bassiste.

E- C’est vrai!

D- Sinon, euh…

S- Hum…

E- Ben mettons, tsé, Overbass, ils avaient pas de guitariste.

D- Ah oui, ça c’est vrai.

S- C’est beaucoup plus compliqué.

E- Vraiment.

Bon… Ben, merci beaucoup les gars. On va continuer de vous suivre. Sexe drogue et rock’n roll comme on dit!

D- Merci Catherine, en passant, on t’a trouvé ben bonne dans Kif-Kif.

J’ai pas joué dans Kif-Kif…

D- Ah ben, euh…

S- Sexe drogue et rock’n roll!

E- Rock on! Wouuhouuu!

Sur ce…merci les gars!

Vous pouvez suivre la quête pour la gloire de ces joyeux lurons sur le site de www.kebweb.tv ! Un nouvel épisode est en ligne tous les lundis.

C


Vlog: Scoop du Jour #1

Catherine nous présente sa première chronique Vlog: Scoop du jour: Comment Survivre aux Week-ends

Merci à l’équipe de Ikebana Productions et à David Paradis pour son beau montage et réalisation.


La Déséducation, un problème de société

À l’école, j’étais un mouton noir. Il faut dire que j’avais auparavant eu la chance de faire « l’école à la maison », donc d’avancer à mon rythme avec des professeurs que je choisissais, ou que du moins j’approuvais. Lorsque j’arrivai au secondaire, j’étais de ces élèves qui voulaient apprendre, mais qui sont bien vite désabusés et démotivés. J’étais une ado qui tissait des liens très forts avec certains enseignants qui ressortaient du lot de par leur passion et la dévotion à leur matière. Je me retrouvais par contre souvent dans le fameux bureau du directeur parce que j’avais beaucoup de difficultés à interagir avec les « autres profs », ceux qui selon moi étaient incompétents, mous, et parfois même méchants. Au cégep, lorsque je demandai de l’aide (il faut dire que je manquais l’école au moins deux fois par semaine à cause des tournages) on me répondît que je n’étais plus une enfant, de demander aux autres élèves ou de lire le plan de cours sur le site internet. J’ai arrêté d’aller au cégep après quelques mois, moi qui avais une moyenne de 90% dans tous mes bulletins depuis toujours.

Quand j’ai visionné les premiers épisodes du webdocumentaire « La Déséducation » de Mathieu Côté-Desjardins, j’ai été soulagée. Je ne suis pas folle, finalement, c’est ça?

« C’est un peu la réaction du public en général, me répond Mathieu lors d’une entrevue téléphonique. Les gens sont soulagés de ne pas être seuls dans leur situation, de penser ce qu’ils pensent. Même les jeunes du primaire, dès la quatrième année à peu près, comprennent qu’il y a quelque chose qui cloche. »

La Déséducation, c’est un webdocumentaire choc en huit épisodes sur les failles du réseau de l’éducation, des méthodes d’enseignement douteuses et des lacunes graves du système scolaire. Des entrevues pertinentes, un sujet qui touche tout le monde, le portrait alarmant d’un cercle vicieux, c’est ce que nous propose Mathieu, lui-même enseignant.

« Dès les premiers jours d’université en enseignement, je savais que quelque chose ne tournait pas rond, me dit Mathieu. En tant qu’enseignant diplômé, ce ne fût qu’une question de quelques mois avant de réaliser que je devais faire quelque chose. (…) Je suis un enseignant, ce documentaire n’est que la suite logique des choses. C’est ça ma job, éducateur social. Les gens doivent savoir ce qui se passe. »

La Déséducation sera suivi d’un volet de seize épisodes qui, cette fois, nous présentent des solutions : La Rééducation.

« Nous y rencontrerons de nouveaux intervenants comme des parents et des élèves, qui soutiennent des propos vraiment forts, dont l’école à la maison. Je les écoutais en entrevue et j’étais pendu à leurs lèvres.» raconte le jeune prof.

Mais les autres professeurs, dans tout ça? C’est sûr qu’avec une initiative comme ça, Mathieu Côté-Desjardins ne s’est pas fait d’amis.

« La réaction du public est très positive. La Déséducation s’est déjà fait voir par des dizaines de milliers d’internautes. C’est bon signe. Mais les autres enseignants font les hypocrites. Ils aiment mieux fermer les yeux là-dessus. Ne pas voir. Ceux qui m’en parle me félicite, par contre. »

Un nouvel épisode de La Déséducation est mit en ligne sur Kebweb.tv tous les mercredis, et les épisodes de La Partie 2 : La Rééducation seront sur le site tous les mardis et jeudis à compter du mois de mars. Allez voir ce documentaire. Mais surtout partagez-le avec vos amis, vos parents, vos collègues. Le phénomène de la déséducation, c’est un phénomène de société. C’est ce que j’ai compris en discutant avec Mathieu. Il ne blâme pas seulement le système d’éducation, les enseignants ou le ministère. Ce sont aussi des parents, des jeunes, des humains qui doivent s’ouvrir les yeux sur un problème qui nous touche tous d’une certaine manière. C’est toute une société qui doit se mettre en branle pour changer les choses.

Mathieu, qui parle aussi d’écrire un livre et de s’attaquer à un nouveau projet cinématographique, est un vrai passionné de son sujet et de son emploi. C’est beau et inspirant de l’entendre.

« Je pense qu’on est pris dans un immense feu de forêt. Tout brûle, mais la terre en dessous de nous est fertile. Je suis optimiste en l’avenir. (…) J’ai beaucoup d’histoires d’horreur à raconter, mais je suis témoin dans mon métier de beaucoup de beauté aussi, de petits miracles. »

Merci, Mathieu.

C


3gars.tv

Les trois filles de Comment survivre aux week-ends ont enfin trouvé leur alter ego. Heum… ou pas ! C’est vrai, les trois gars de 3Gars.tv ne sont pas nécessairement le genre de personnes que je présenterais à une amie qui cherche l’âme sœur. Pourtant, je suis certaine que Dany, Sylvain et Pascal (possédant respectivement des quotients intellectuels de 93, 89 et 112)  vont conquérir vos cœurs de fans de séries web.

3Gars.tv raconte les tribulations quotidiennes de (tenez-vous bien) trois gars ( !) dans la trentaine. Nous ferons donc la connaissance de Pascal, le gars qui se décrit lui-même dans le premier épisode comme le « gars frustré, qui chiale après toute », Sylvain, celui qui se passionne pour le feng shui et qui affectionne le rangement des épices en ordre alphabétique et Dany le gars avec la vie sexuelle « épanouie » ou « débridée». C’est selon. Nous les verrons évoluer dans leur vie de gars ordinaires de tous les jours, en collocation, en lendemain de veille, en pleine tactique de cruise, en joueurs de badminton et même en séance chez le psy !

La websérie est écrite par Pascal et Sylvain Guimond (aussi interprètes des personnages des mêmes noms) et réalisée par Pascal. Les deux cousins natifs de Trois-Rivières n’en sont pas à leur premier projet ensemble, puisqu’ils sont aussi créateurs de « La Garçonnière Story », une parodie de Loft Story qui a attiré plus de 50 000 visiteurs sur leur site et de « La Garçonnière Story 2 ». Le projet 3Gars.tv résulte en fait d’une émission spéciale du temps des fêtes à TVCOGECO, 3 Gars sur leur 31. Voici d’ailleurs le lien, pour les curieux.

http://www.tvcogeco.com/mauricie/gallerie/nos-emissions/1637-temps-des-fetes/11433-3-gars-sur-leur-31

Étant réalisateur à son compte, Pascal possède l’équipement nécessaire aux tournages, qui se font sans aucun budget. Il s’occupe aussi du montage. Les acteurs et artisans qui œuvrent sur 3Gars.tv sont aussi tous bénévoles, c’est donc à une équipe bien motivée et passionnée que l’ont doit cette excellente série. En effet, techniquement parlant, c’est réussi. L’image est soignée et il y a un beau souci du détail au niveau du montage visuel et sonore. Les acteurs ont une complicité qui crève l’écran et les textes sont écrits de manière à ce qu’on puisse s’identifier aux personnages, nous, belle jeunesse. Le tout est drôle, absurde et assez cru. Genre, on jase de vibromasseur. On est loin de Degrassi, là. Bref, je trouve qu’on s’attache très très vite à ces gars un peu simplets mais ô combien charmants. Les filles, ne vous laissez pas intimider par les protagonistes uniquement mâles, cette série web saura aussi vous plaire.

Le troisième épisode est maintenant en ligne sur kebweb.tv, allez y jeter un coup d’œil !


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