Quand nos voisins s’y mettent
Ça fait assez longtemps que les Américains ont compris l’importance et l’ampleur des vidéos virales sur internet. On peut prendre pour exemple les gars de Jackass, que tout le monde connait pour leurs exploits particulièrement saugrenus et/ou dégoutants. On peut maintenant les voir sur nos grands écrans. Et c’est un exemple parmi tant d’autres de phénomènes qui se sont développés sur le web. Mais qu’en est-il des personnalités déjà connues, les « stars »?
À la fin de 2006, le portail Funny or Die fût créé par nul autre que Will Ferell et Adam McKay (réalisateur de Talladega Night et Anchorman). Funny or Die est le site idéal pour perdre son temps de travail au profit du bidonnage. Question « moyen de procrastination par excellence », on a rarement vu mieux. Le site rassemble un nombre incroyable de vidéos drôles d’enfants, de chats, de gens qui tombent (et j’en passe) pour lesquelles le public peut voter. Mais ce qui est le plus génial de Funny Or Die, c’est le contenu original créé par le FOD Team ; des imitations, de fausses entrevues, des parodies… et souvent avec la participation de vedettes américaines. On peut y voir Will Ferell, évidemment, mais d’autres personnalités très connues qui se sont mises de la partie comme Zach Galifianakis, Natalie Portman, Lindsay Lohan, James Franco, Charlie Sheen, etc. Je suis presque certaine que vous avez tous vu le sketch « The Landlord », la premier à avoir été en ligne sur le site, qui a été visionné plus de 70 millions de fois. Oui oui, vous savez, le bébé alcoolique qui sacre et qui vient menacer Will Ferell afin de ravoir son argent? Ha bon, vous voyez maintenant. Saviez-vous que ce bébé est la petite fille d’Adam McKay en personne? Même les bébés de stars font de la webtélé!
Lisa Kudrow, que nous connaissons notamment grâce à son rôle de Phoebe Buffay dans Friends, est l’auteure, conceptrice et productrice exécutive d’une série web qui a eu un grand succès de 2008 à 2010, Web Therapy. L’excellente Lisa Kudrow y interprète une psychologue cinglée et désagréable à souhait qui se targue d’avoir inventé la « web therapy », un concept de thérapie en ligne! Le concept est très simple ; deux personnages communiquant par leur webcam. Il n’y a pas soixante-dix décors, pas d’explosions couteuses et les dialogues sont improvisés, mais c’est efficace. Ce n’est pas drôle à se lancer sur les murs, mais les situations de malaise sont irrésistibles, et puisque c’est de l’improvisation (ce qui, je trouve, est un tour de force), le naturel des répliques nous font presque croire qu’on assiste vraiment à une espèce de thérapie louche. Et encore une fois, plusieurs stars se sont jointes à la série : Selma Blair, Jane Lynch, Courteney Cox et même la merveilleuse Meryl Streep! Web Therapy sera aussi en onde sur Showtime dès le 19 juillet.

Plus récemment, en mars 2011, une nouvelle série dramatique a fait son apparition sur le portail américain Hulu, The Confession. Mettant en vedette Kiefer Sutherland et John Hurt, The Confession est l’histoire d’un tueur à gages (Sutherland) qui raconte à un prêtre (Hurt) ses meurtres. Rien de moins. La série n’est pas encore disponible au Canada, mais elle devrait l’être d’ici la fin juin sur CTV.ca. La série a remportée un énorme succès aux États-Unis malgré ses courts épisodes (5-6 minutes) et le défi d’y construire une intrigue digne d’une vraie série d’action en si peu de temps. On parle même d’en faire un film.
Bref, voici quelques exemples d’un mouvement web bien amorcé par les stars d’Hollywood. Loin de moi l’idée d’affirmer que les « vedettes » sont nécessaires au succès d’une webtélé, que ce soit ici ou ailleurs, mais plutôt de démontrer un attrait, une reconnaissance du médium. Ce que je trouve merveilleux, c’est que la plupart de ces artisans sont payés une fortune pour faire un film ou une série télé, mais qu’ils font maintenant de la webtélé pour probablement pas cher. Certains en sont même les instigateurs.
Au Québec, avec En audition avec Simon, plusieurs vedettes (Michel Côté, Marc-André Grondin, Jay Baruchel) ont osées jouer le jeu. Même chose pour Catherine Trudeau, Julie Perreault, Maxim Gaudette et compagnie dans Fabrique-moi un conte. Nous avons aussi pu voir Jacques L’Heureux et Roc Lafortune dans Les Roux. Les artistes québécois prennent de plus en plus le monde du web au sérieux, et comprennent qu’il y a là un moyen d’expression important à ne pas négliger.
Qu’est-ce qui nourrit le phénomène? Qu’est-ce qui fait qu’un artiste fait de la webtélé? Le désir de se bâtir ou de se rebâtir une carrière? La peur de ne pas être dans le coup? L’envie de changer d’image? Ou serait-ce tout simplement pour jouer ce qui leur plaît, sans censure, pour le plaisir? Pour se rapprocher du public? Pour le bonheur de travailler avec une équipe qui leur est chère? De faire du travail de qualité qui peut être vu partout dans le monde, sans avoir nécessairement la pression d’un long métrage qui coûte et rapporte des millions? Peu importe, je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise réponse.
L’important c’est que la webtélé prend de l’ampleur, qu’elle est reconnue et appréciée de tous, de plus en plus.
C
On the Spot : Philippe Touzel
On aime donc ça quand un « p’tit gars de chez nous » s’illustre à l’extérieur. Hé bien voilà de quoi nous réjouir : Philippe Touzel. Son nom est sur toutes les lèvres, puisque le jeune homme originaire de Sept-Îles est le seul québécois à avoir été choisi pour participer à l’un des plus importants concours web mondial du moment, On The Spot.
On The Spot, c’est Johnny Wright (manager de groupes pop comme New Kids on the Block, Backstreet Boys,*NSYNC, Jonas Brothers et d’artistes comme Janet Jackson, Justin Timberlake et Britney Spears, etc.) et son équipe d’experts qui veulent former le prochain « band » de l’heure. Pour se faire, ils ont auditionnés, grâce à la magie d’internet, des milliers de jeunes chanteurs de partout dans le monde, pour n’en choisir que vingt. Bien sûr, ces jeunes vingt prodiges de la chanson se doivent aussi d’être multi talentueux afin de se rendre le plus loin possible dans l’aventure. Plusieurs défis leur sont imposés, comme d’avoir un style vestimentaire bien à eux, de créer une chorégraphie, de s’approprier un classique de la musique, de faire une collaboration avec un artiste émergent de leur région ou de faire le plus parler d’eux dans les médias. Ils ont une semaine pour réussir chaque défi, semaine après laquelle un ou plusieurs participants sont éliminés selon l’appréciation des juges, en ligne, devant leur webcam chaque vendredi. Lorsqu’il ne restera que huit à dix vaillants jeunes artistes, ces derniers s’envoleront pour Los Angeles, où un camp d’entrainement sévère les attendra. Au programme : répétitions intenses de chant, de danse et de nombreuses entrevues. Ce n’est qu’après ce moment, le 3 juin, que le vrai « band » sera annoncé.
C’est en quelque sorte une web téléréalité, puisque chaque semaine, nous pouvons suivre les participants dans leurs parcours et leurs « challenges », par le billet de vidéos qu’ils enregistrent et diffusent eux-mêmes et de l’émission-web diffusée le vendredi sur http://onthespot.cambio.com/. Philippe, qui est maintenant dans les quinze finalistes, n’en est pas à sa première téléréalité puisque en 2003 déjà, il était l’idole des jeunes du Québec grâce à sa participation à l’émission Phénomia, sur les ondes de Vrak.tv. Ce n’est pas pour rien que les juges semblent définitivement avoir un petit faible pour lui. J
J’ai parlé avec Philippe de cette aventure surréaliste, de comment il à découvert On The Spot et de ce que cela représente concrètement pour lui.
« Je suis tombé vraiment par hasard sur un article de cyberpresse disant que le gérant des Jonas Brothers cherchait son prochain phénomène sur internet. Je me suis tranquillement intéressé au projet pour finalement envoyer un clip de moi chantant "Apologize" de One Republic. Dans la semaine suivante, j’ai reçu un email me disant que
j’étais dans le top 5 des meilleures auditions de la semaine. Finalement, un peu plus tard en février, j’ai reçu un appel de Los Angeles qui allait un peu comme ceci : "Hi Philippe, I’m Justin from the On The Spot team, you’re will be featured in our 2nd episode to form the top 20". Ensuite j’ai été mis au défi, « on the spot », comme on dit, pour prouver que j’avais ce qu’il fallait pour être dans le top 20. Et me voilà, presque deux mois plus tard, dans le top 15 et pas mal heureux! »
« Je ne réalise pas encore ce qui se passe pour moi… Je me suis embarqué dans ce projet en n’ayant pas trop d’attente. Je voulais lire les commentaires, voir si j’allais avoir beaucoup de votes. Aujourd’hui, avec le défi numéro cinq (Manage the media, je vois que ça devient vraiment gros et que j’ai énormément de support. C’est fou. J’ai peut-être une chance de réaliser mon plus grand rêve (et je n’exagère même pas). Quand on parle de nos grands rêves de jeunesse, hé bien moi ça a toujours été d’avoir une carrière en musique, si possible à l’internationale (quand je me permets d’aller plus loin). Et maintenant, m’y voilà…presque! D’ici là, beaucoup de pain sur la planche. Si je poursuis cette semaine, il me reste deux défis. Après ça, c’est Los Angeles. Ensuite peut-être, la carrière, la vie dont j’ai rêvé depuis longtemps. Tout ça, c’est pratiquement utopique pour moi. Mais de plus en plus étrangement réaliste, aussi. C’est
complètement fou. »
Cliquez « J’aime » sur la page Facebook de Philippe, pour ainsi connaitre toutes les nouvelles récentes sur On The Spot ET l’encourager et le supporter : http://www.facebook.com/home.php#!/pages/Philippe-T-is-On-The-Spot/133258890078255
Visionnez les vidéos de Philippe, inscrivez-vous, votez, commentez le plus possible :
http://onthespot.cambio.com/profile/PhilippeTouz/
Suivez-le aussi sur Twitter @philtouzel
J’ai l’immense bonheur d’être une amie de Philippe, et je peux vous dire qu’en plus d’être beau comme un cœur, excellent chanteur, sociable et charismatique, ce garçon est tout ce qu’il y a de plus gentil, d’humble et de passionné. Il travaille extrêmement fort pour atteindre son rêve, il fait d’immenses sacrifices et ce, sans jamais oublié d’où il vient. Oui, c’est cool la gloire et le succès, mais jamais autant que quand ça arrive aux vraies bonnes personnes.
Go, Phil, Go!
Procrastination 101
Si vous lisez ceci, c’est que vous êtes probablement en train de faire acte de procrastination.
Procrastiner : verbe trans., littér., rare. Remettre quelque chose au lendemain. Exemple : Je devrais remettre un texte aujourd’hui, mais il y a un site vraiment drôle sur lequel je dois fureter plus longuement. Ça attendra à demain. Exemple 2 : Il y a de la poussière dans tous les coins, mais les discussions sur Twitter sont enflammées. J’époussèterai plus tard.
Oui, on le fait tous. Surtout à cause d’internet, disons-nous le franchement, qui nous fournit de plus en plus de raisons de rester scotcher à son ordinateur alors que notre sac de gym accumule les acariens dans la garde-robe. Des fois, je déprime à l’idée de n’avoir rien à faire avant mon prochain rendez-vous de la journée, auquel j’arrive finalement en retard faute d’avoir trop tardé dans un café à jouer à un jeu mettant en vedette les Schtroumfs (oui je suis geek à ce point-là). Avec les multiples réseaux sociaux, les séries web, les sites à potins, on ne sait plus où donner de la tête. On a peur de ne plus être in, et de ne pas connaitre le sujet chaud de l’heure.
Je vous incite donc au vice en vous proposant trois de mes sites chouchous pour la procrastination.
Premièrement, mon péché mignon : Hollywood PQ.
Hollywood PQ est carrément… un site à potins! En général, je ne suis pas friande de ce genre de sites, mais celui-là est vraiment top. Il couvre vraiment tout! Que ce soit les évènements québécois comme les premières de films, les festivals, les concerts ou les scandales Hollywoodiens, les bandes-annonces, les nouveautés télé, les vidéoclips…les blogueurs parlent de tout! Et ce, souvent avant tout le monde. Ils sont maintenant trois : Karine, Kevin et la petite dernière, Julie.
J’ai demandé aux deux vétérans blogueurs (car oui, votre blogueuse glamour les connait) un petit portrait de leur tâche sur le site:
Kevin: Il dit ce qu’il pense sans détour, ne regrette jamais ce qu’il écrit. Il est cru, il doit se contenir souvent. Il s’occupe surtout de la partie « potins Hollywood ». Il tient à ses opinions et est prêt à tout pour les défendre.
Karine: J’essaie de faire rire, j’écris imagé. J’essaie toujours de dire le positif avant le négatif (quand je suis plus crue, dès fois je regrette lorsque j’ai du feedback qui me trash dans les commentaires!). Je m’occupe surtout des potins québécois, mais j’écris aussi ceux d’Hollywood.
Karine me disait aussi, en parlant du site :
« Le site se veut avant tout un site de potins… pas des «nouvelles», mais tout ce qui peut faire jaser. On doit écrire avec un angle éditorial et non journalistique. On se doit d’avoir de la «saveur», de la couleur… bref d’être croustillant à lire, mais en passant en deuxième plan (en évitant de parler au «je» pour ne pas tomber dans le personnel… c’est dur!) le personnage qu’on est, pour mettre l’accent sur la «vedette» Ryan Gosling admettons… parce que c’est elle la vedette bref! »
« L’important c’est de publier le potin avant tout le monde. On trouve nos nouvelles sur le Web, dans les magazines québécois… et bien sûr, sur Twitter et Facebook, qui sont des sources inépuisables! »
Pour tout savoir sur tout (!), vous pouvez aussi suivre Hollywood PQ sur Twitter : @HollywoodPQ
Deuxièmement, ma référence mode : Mode 34b.
En plus d’héberger un blogue extrêmement pertinent sur les dernières tendances, les façons pratiques et abordables de les adopter, les designers en vogue, les évènements à suivre et bien plus encore, le site Mode 34b a sa propre web-série. On y retrouve des portraits de créateurs, des trucs beauté pratico-pratiques et des idées de look astucieuses. Et pourquoi ce site qui parle de mode est si génial? Parce que c’est fait sans prétention, contrairement à beaucoup de choses qui se rattachent au milieu de la mode, et par des filles qui semblent vraiment tripper sur leurs sujets. C’est rafraichissant et adorable. Voici donc un portrait de ces jeunes femmes qui me font souvent rater mon bus :
Patricia : J’incarne Pétra, notre personnage de WebTV qui s’amuse à explorer différents thèmes féminins, "parce que c’est pas facile d’être fifille". Lorsque je ne suis pas devant la caméra, je fais le montage de nos capsules, j’écris des articles et je suis constamment mode conception/production. Mon nouvel accessoire de mode favori c’est le chapeau noir bohème chic.
Mélissa : La petite dernière arrivée au 34b, je parle de tout et rien, que ça touche de près ou de loin à la mode et aux goûts de mes consœurs de la gent féminine. Mon accessoire mode favoris est, et sera toujours, les souliers. Quand tu portes du 35, c’est difficile à trouver! J’attends désespérément la fin de l’hiver pour pouvoir rocker mes nouvelles chaussures Balenciaga (c’est l’fun avoir des amies qui travaillent dans des maisons de haute couture!)
Jeanne : Je m’occupe beaucoup de la webtélé ; je participe à sa conception, c’est moi qui suis derrière la caméra en général et je collabore au montage. Sur le blogue, je rédige un billet de temps à autre, en plus de veiller à la qualité linguistique de ceux des autres. J’aime beaucoup les accessoires qui ont un petit look retro/vintage. Ces jours-ci, j’apprécie le headband, bien pratique quand tu laisses pousser tes cheveux. Celui-ci vient de la Boutique Lustre.
Mélodie : Je suis la fille de pub derrière le projet. Celle qui pense toujours un peu à l’aspect marketing du blogue. Je suis celle qui a envie de partager toutes ses belles trouvailles. Grande romantique, elle préfère parler de ce qu’elle aime plutôt de ce qu’elle déteste. Son accessoire mode aurait été cette paire de soulier Alexander Wang : http://www.alexanderwang.com/collections/footwear-and-accessories/spring-2011/lookbook/ (les 30) mais vu sa grandeur elle optera pour les pantalons taille haute à motif : http://www.allsaints.com/lookbook/womens/#/:lookbook:womens:aw10:668
Vous pouvez aussi les suivre sur Twitter : @mode34b
Mon dernier, et non le moindre, mon coup de cœur divertissement : Le Journal Twitter de MCGilles.
http://www.mcgilles.com/journal.html
Ou sur le site d’Infoman où il est chroniqueur :
http://www.radio-canada.ca/emissions/infoman/saison11/blogue.asp
Le Journal Twitter, c’est en fait une fausse couverture de revue à potin avec des « tweets » d’artistes québécois en tout genre. Qu’a donc tweeter de gênant Guy A.Lepage cette semaine? Quelles vedettes de la chanson s’envoient des tweets coquins? Que pense donc Alex Perron du nouveau Colisée? Bref, un survol de l’actualité Twitter en grandes lignes, une fois par semaine, et ce depuis un an. C’est parfait pour ceux qui n’ont pas Twitter, vous pouvez vous garder informer de ce que votre vedette préférée du hockey à manger cette semaine, par exemple. Pour la communauté Twitter, c’est devenu un honneur de faire parti du Journal Twitter de MCGilles.
« En fait, c’est une réflexion sur : qu’arriverait-il si Twitter était un média traditionnel, un journal papier ou un magazine hebdomadaire? Est-ce que les gens seraient aussi ouverts dans leurs propos? M’a écrit MCGilles. C’est aussi évidemment un clin d’oeil sur des affirmations parfois futiles mais comiques de nos stars québécoises. (Comment ne pas réagir au fait que Cœur de Pirate a mal au cœur ou que Herbie Moreau a envie de pipi?!) »
MCGilles reçoit beaucoup de commentaires par rapport à son Journal, plusieurs écrivent même des choses dans le but d’y êtres cités.
« Je pense également humblement que le Échos Vedette a repris le concept pour citer les meilleurs Tweets et Facebook de la semaine… »
Pour une expérience ultime, vous pouvez suivre le sympathique MCGilles sur Twitter : @mcgilles
Donc voilà, vous n’avez plus d’excuse pour remettre votre devoir à temps. Oups, je dois vous laisser, je suis en retard.
Xxx
C
Vlog: Scoop du Jour #1
Catherine nous présente sa première chronique Vlog: Scoop du jour: Comment Survivre aux Week-ends
Merci à l’équipe de Ikebana Productions et à David Paradis pour son beau montage et réalisation.
FailQc
Si vous ne connaissez pas l’expression « FAIL », c’est que vous avez probablement passé les cinq dernières années à jouer dehors. Dans le sens où vous ne vous êtes pas branché à internet bien souvent. « FAIL » et « WIN » sont des expressions qui circulent depuis assez longtemps sur le web et qui veulent dire exactement ce qu’elles disent soit « échec » ou « victoire ». Donc un mauvais coup ou un bon coup. Bref, vous voyez le genre.
En voyant la popularité et l’engouement des gens pour le plus grand blogue anglophone sur le sujet, www.failblog.org, Jean-François Gagné-Bérubé, un jeune technicien informatique, a voulu adapter l’idée pour nous, québécois et francophones. Ce fût la naissance de www.failqc.com. FailQc est un site humoristique qui réunit des photos et des vidéos de « FAIL » bien de chez nous, classés par catégories : Affiches, Internet, Médias, Ortograf, Petit peuple, Sports et Traductions boboches. On y retrouve des fautes d’orthographe ridicules sur des affiches, des traductions impossibles, des photos qui portent à confusion, des citations absurdes de personnalités connues…Bref, c’est un recueil de petits bijoux de la bêtise humaine. C’est totalement savoureux, on peut passer des heures sur le site à découvrir des idioties plus cocasses les unes que les autres. Comme FailQc est un blogue participatif, tout le monde peut… hé bien… participer. C’est sans prétention. L’épicerie près de chez vous vous offre un RABAIS DE 0$ sur les petits pois cette semaine, prenez ça en photo et envoyez-le sur le site. Votre avez surpris un ministre à dire un « si » avec un « rais » lors d’une conférence, envoyez le lien. Je dois l’avouer, je suis à l’affût du moindre « FAIL » question d’avoir mon moment de gloire sur le site. Vraiment, ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil. Pour vous donner un bon aperçu, voici le top 10 des « FAIL » 2010, monté par Jean-François pour le projet les Interwebs. Je me bidonne à tous les coups.
http://www.lesinterwebs.com/jours/top-10-des-meilleurs-fail-qc-2010-2/
FailQc fêtera son anniversaire le 11 mars prochain et pour l’occasion, un grand concours sera lancé. Les détails ne sont pas encore tous dévoilés, mais il y aura pour à peu près 1000$ de prix à gagner, en cadeaux des plus variés. Ça promet.
Félicitation à www.failqc.com , le projet d’un jeune homme d’ici, qui se classe maintenant comme le blogue humoristique le plus visité au Québec. Ça, c’est un gros « WIN »!
C
Quand j’étais petite, je n’étais pas grande.
Quand j’étais petite je n’étais pas grande, comme le dit la chanson. Selon mes amis, j’étais « bouboule » des fois, et « toutoune » aussi. Au secondaire, j’ai été, toujours selon mes comparses, « la p’tite grosse ». Je me flagellais devant les mannequins aux courbes parfaites sur les affiches promotionnelles des magasins de lingerie du Carrefour Laval et je voulais être aussi mince que les filles des annonces de parfum. Me regarder à la télé était pour moi une punition tellement je me trouvais difforme lorsqu’à la pause publicitaire, mon regard se heurtait au corps maigrelet d’une jeune nymphette faisant la promotion d’une nouvelle ligne de vêtements à la mode. Je n’ai jamais cru souffrir d’intimidation, ni de maladie chronique, mais je sais aujourd’hui que toutes ces réactions peuvent être les signes précurseurs des troubles alimentaires comme l’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie.
Depuis les dernières décennies, les cas de troubles alimentaires ont triplé dans les pays industrialisés. Au Québec, plus de 65 000 filles et jeunes femmes âgées de 12 à 30 ans sont atteintes d’anorexie ou de boulimie. Au Canada, près d’une jeune fille sur trois est prise avec une perturbation au niveau de son comportement alimentaire et au niveau de son attitude face à la nourriture. C’est sans parler des garçons et des hommes aussi touchés par ces fléaux. Évidemment, ces troubles sont des désordres complexes qu’on ne peut attribuer à un seul facteur, mais qui sont causés par une combinaison de facteurs individuels, psychologiques, familiaux, génétiques, environnementaux et socioculturels. Ça en dit long.
Du 6 au 12 février, c’est la semaine nationale de sensibilisation des troubles alimentaires. Si je suis maintenant porte-parole pour ANEB (Anorexie et boulimie Québec), c’est parce que j’ai confiance que les choses peuvent changer.
Aidez-nous en allant signer en ligne la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée. Cette charte vise, entre autres choses, à promouvoir dans le milieu de la mode, de la publicité et des médias, une diversité d’images corporelles comprenant des tailles, des proportions et des âges variés.
http://www.jesigneenligne.com/fr/
Aidez-nous en mettant ce texte dans votre statut Facebook :
"Saviez-vous que les troubles alimentaires se classent au troisième rang des maladies chroniques, en ordre d’importance, chez les adolescentes ? Si la problématique des troubles alimentaires vous touche, vous tient à cœur et que vous souhaitez sensibiliser les gens à cette problématique, copier-coller ceci sur votre mur : Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires du 6 au 12 février 2011. "
Et ce bandeau dans vos courriels :
http://www.anebquebec.com/html/fr/accueil/accueil.html
Bref, aidez-nous en faisant savoir qu’il y a des ressources pour les gens qui en ont besoin. Que ce soit de par ligne d’écoute, les groupes ouverts ou fermés, les conférences, les kiosques… ANEB est là.
Et puisqu’on y est, faites donc savoir aux gens que vous aimez, garçons ou filles, que vous les trouvez beaux…peu importe leur poids.
Quand j’étais petite, je n’étais pas grande. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas grande. Mais je m’en fous.
Top 10 capsules webtélé de 2010
Top 10 de 2010
Bonjour, fidèles lecteurs qui se demandent avec grande crainte la raison de mon silence de plus de deux semaines. Oui, oui, je vous savais morts d’inquiétude…
J’ai une réponse qui vous satisfera à moitié. Je travaille intensément depuis plusieurs jours (voir semaines, mois…) sur une nouvelle série web qui, j’en ai la certitude, vous plaira énormément et créera beaucoup de remous. Le titre de cette fameuse série est (roulements de tambours….) : Les Roux ! Malheureusement, je ne peux pas en dire plus pour l’instant, mais vous pourrez voir le teaser dès janvier. Et, bien sûr, je vous enverrai des photos en primeur. Mystérieuuuuuuse blogueuuuuuuuuse.
Pour me faire pardonner et, par le fait même, célébrer la fin de l’année 2010, je vous ai concocté un petit quelque chose. Avec l’aide de l’équipe de Kebweb et d’un sondage auprès de mes proches, j’ai ici le top 10 des épisodes des séries web québécoises QU’IL FAUT avoir vu en 2010. On ne voudrait pas commencer l’année 2011 avec du retard sur l’actualité, n’est-ce pas ?! Ce fût ardu, mais voici donc, pas nécessairement en ordre de préférence: Le top 10 de 2010 des épisodes QU’IL FAUT avoir vu.
1- En audition avec Simon, saison 2, épisode 15 : Sugar Sammy.
http://www.tou.tv/en-audition-avec-simon/S02E15
Parce que, selon sondage public cette semaine, c’est elle une des capsules triomphantes. On ne peut pas se tromper. Et j’avoue que j’aime l’attitude de Sugar Sammy, ça fait du bien que quelqu’un remette Simon à sa place ! Héhé.
2- Temps mort, saison 2, épisode 11 : J’ai faim
http://www.tou.tv/temps-mort/S02E11
Parce que c’est l’épisode le plus trash ! Moi, dès qu’on parle de manger des cadavres, ça ne me rassure pas. C’est pour ça qu’on aime cette série.
3- Carole aide son prochain, saison 1, épisode 2.
http://www.youtube.com/watch?v=P1ovTcSUw8Q
Parce que Carole aide son prochain est vraiment mon coup de cœur 2010. Nous avons choisi l’épisode 2, mais je vous les conseille tous fortement.
4- 11 règles, saison 1, épisode 4 : Comme un animal.
http://vtele.ca/videos/11-regles/saison-1-episode-4-comme-un-animal_20239.php
Parce que c’est drôle et irrévérencieux !!! Et que Marie-Chantal Perron est sublime dans son rôle de nymphomane.
5- Les Chroniques d’une mère indigne, saison 3, épisode 4 : Combien de fois faut-il tourner sa langue, déjà ?
http://www.tou.tv/les-chroniques-d-une-mere-indigne/S03E04
Parce que cet épisode représente bien l’esprit de la série : drôle, bien écrit et bien interprété. Et parce que c’est toujours drôle, une enfant qui parle de sexualité.
6- Comment survivre aux week-ends, saison 2, épisode 10 : Parc Lafontaine.
Parce que cet épisode magnifiquement beau nous donne effectivement envie de nous parler d’amour au Parc Lafontaine. Mon penchant très girly.
7- Père Poule, saison 1, épisode 9 : Le chat.
http://www.youtube.com/watch?v=RPMvi9TbZXU
Parce que c’est leur petit dernier, et qu’on s’ennuyait. Un chat qui s’appelle « bébé chien », c’est ça l’univers de Jean-Thomas et Marie-Miel.
8- Une vie de vrai gars, saison 2, épisode 2 : Le retour aux sources
Parce que, encore une fois, comment choisir parmi ces épisodes plus délectables les uns que les autres ?! Celui-là est particulièrement savoureux.
9- CinémAventure (En coulisses 2 Frogs dans l’Ouest), épisode 6 : Jeannine.
Parce qu’on l’aime Jeannine ! Et que le stop motion, on adore. Making of à voir !
10- Le Tapis Rose de Catherine : Visite de plateau Incendies de Denis Villeneuve.
Parce que Catherine réussit à se faufiler sur tous les plateaux et à rencontrer toutes les stars…Mais que je l’envie pas mal sur ce coup-là. Une fille à suivre si on aime l’envers du décor et les entrevues pertinentes.
Alors voilà, mes amis. Sur ce, je vous souhaite de joyeuses fêtes ! Amusez-vous bien, abusez de toutes les bonnes choses, mais avec modération, car la modération a bien meilleur goût (paradoxe de fou). Profitez de tous les beaux moments en famille et entre amis, du sucre à la crème de mamie et des chocolats chauds après les journées de ski. Ne prenez pas trop de résolutions que vous ne pourrez pas tenir.
Je vous reviens en janvier, dangereusement en forme. J’ai déjà hâte de voir ce que le web nous réserve…
Votre dévouée blogueuse,
C
Où s’en va la jeunesse?
La jeunesse envahit le web!!! Hé non, mon titre de blog n’est pas une critique sociale de la dépravation de la jeunesse des temps modernes, mais bien le contraire. Je vous présente deux web-émissions qui charmeront les petits. Et les plus grands. Et les très grands. Tout le monde aime les émissions jeunesse, au fond.
En onde sur Kebweb.tv dès aujourd’hui, Les chroniques de Justin : 12 ans, critique littéraire est, comme le titre le révèle assez bien, une série de chroniques littéraires animées par le jeune Justin Robert Marier, passionné de culture et de romans. Tous les mercredis et samedis en décembre et une fois par semaine en janvier, le petit homme à la bouille angélique et au vocabulaire éloquent qu’est Justin fera découvrir à son public ses romans de prédilection. En plus d’être totalement charismatique, Justin rend ses chroniques intéressantes et pertinentes. Parlez-moi de ça, de la web télé éducative!
La deuxième série dont je vous parle me tient beaucoup à cœur. Produit par les productions Passez Go, Juliette en direct est une série de fiction pour les 6-8 ans qui sera diffusée sur le site de Télé-Québec en janvier 2011 et qui nous invite dans l’univers de Juliette, de sa famille et de ses amis. Juliette est une jeune fille de 9 ans, bouillonnante d’énergie et d’entrain, à qui les enfants, les ados et même leurs parents s’attacheront en un clin d’œil. En plus d’un épisode de fiction par semaine, l’interactivité sera au rendez-vous. Camille Felton (Le secret de Noémie) interprète avec beaucoup de talent et d’humour la petite Juliette. Ettttt oui, votre humble blogueuse fait partie de la distribution de cette délicieuse série. J’y interprète Jessica, la sœur « full ado » mais ô combien sympathique. J’ai eu beaucoup de plaisir sur le plateau, et je suis sûr que vous en aurez aussi à suivre Juliette en direct. Voici le teaser beaucoup trop mignon.
Parents inquiets, vous qui craignez que l’ordinateur ne monopolise tous le temps libre de vos enfants, soyez sans crainte ; plus besoin d’interrompre l’heure des devoirs pour laissez votre bambin se délecter de son émission favorite, il pourra désormais l’écouter à toute heure de la journée… sur le web!
Vivre et Laissez vivre

Les réseaux sociaux m’intriguent. Pour tous ceux qui aiment étudier le comportement humain et les mouvements de masse, c’est le laboratoire parfait. Et oui, évidemment, j’aime me prêter au jeu. Je ne suis pas de ceux qui se servent de leur statut Facebook comme agenda en y inscrivant leur horaire complet. Je ne suis pas non plus de ceux qui ‘’twittent’’ le contenu de leur bol de céréales. Mais je suis bien contente d’avoir une tribune pour mes observations coquasses, et je suis bien contente quand une amie fait une critique constructive d’un film, ou que Jim Carrey envoie des photos de grimaces sur Twitter. J’aime les réseaux sociaux, car ils nous sont souvent utiles et agréables. Ils ont toutes sortes d’utilités.
Mais j’avoue que hier matin, quand j’ai ouvert mon Twitter, ça a vraiment mal commencé ma journée.
Tout d’abord, faisons un léééégerrr saut dans le passé. Retournons au mercredi 27 octobre. Ce matin-là, j’ai appris beaucoup plus de choses que j’aurais voulu en savoir sur quelqu’un que j’aime beaucoup. Comment ais-je appris ces détails inutiles à mon existence? En vérité, c’est sur Twitter. Plusieurs journalistes, animateurs, humoristes, gens du public et collègues de cette personne s’insurgeaient contre un article de journal. Vous pensez bien, qu’intriguée, je me suis lancée sur le journal. J’ai donc su. Toujours sur Twitter, les gens se répandaient en solidarité, en mots d’encouragements et en mots d’amour pour la personne. On défendait avec véhémence le droit à la vie privée et le filtrage d’informations pertinentes dans les médias. On était prêts à ostraciser un journaliste et brûler des bâtiments (j’exagère, mais à peine). Et j’avoue que, étant de nature à m’emporter, c’est ce que j’ai fait. J’ai suivi la masse et je disais à qui voulait l’entendre que j’étais outrée de la situation.
Revenons maintenant à hier (phrase douteuse). J’ouvre donc mon Twitter hier matin, et que vois-je? Les mêmes journalistes, animateurs, humoristes, gens du public et collègues de la personne qui y vont de tous les commentaires méprisants dont ils sont capables ENVERS cette personne qu’ils défendaient corps et âmes quelques jours plus tôt. On se révolte contre le fait que la personne en question ait accordée une entrevue au vilain-méchant- Journal. Il dit, entre autre, lors de cette entrevue:
« Oui, j’ai eu un choc en lisant cet article. Ça n’a rien à voir avec le respect que j’ai toujours pour le Journal X et la presse en général. C’était surtout le père qui était en colère. On avait mis le nom de mon fils. Mais je n’aime pas la controverse, les guerres inutiles. Ça n’a pas de place dans ma vie. C’était une colère du moment. »
Bon, c’est son opinion ‘’publique’’. Je peux comprendre que les gens se sentent trahis, ou floués par ces contradictions d’actions et de paroles. Je n’essaye pas non plus de défendre ces mêmes actions et paroles. On accuse la personne de se ‘’vendre’’ à un empire. Ok. Peut-être. C’est une autre manière de voir les choses. Mais comment peut-on, nous, dans notre salon, affirmé avec certitude que c’est ce qui est arrivé? ET MÊME si c’est ce qui est arrivé, c’est triste, j’en conviens, mais est-ce que c’est quand même une bonne raison pour être carrément méchant publiquement avec qui que ce soit?
En fait, je parle de tout ça car ça illustrait bien le point de mon billet. Le point étant : Peut-on, s’il-vous-plaît, même si c’est tellement facile de se cacher derrière son écran pour calomnier ou insulter les gens, faire attention à ce qu’on propage sur le net? Réfléchir aux autres options avant de pointer du doigt tel ou tel coupable? Penser avant de monter aux barricades? Je suis pour la liberté d’expression et tout et tout, mais à quel prix? J’ai été fâchée, mais surtout blessée de ce que j’ai lu ce matin, alors comment doit se sentir la personne concernée? Je persiste à dire que c’est un exemple parmi tant d’autres…Je pense aux politiciens, à la chanteuse qui a prit quelques livres en trop ou à l’humoriste qu’on taxe d’avoir des hobbies bizarres. Que vous soyez une personnalité publique ou non, aimeriez-vous qu’on juge cruellement et sans vergogne vos opinions et votre façon d’être? Et SURTOUT, les gens qui se savent influents sur les réseaux sociaux (que ce soit de par un blog, ou que vous soyez suivi par 12000 personnes sur Twitter) soyez conscient que votre opinion, aussi banal puisse-t-elle vous paraître, compte pour beaucoup de gens et peut influencer énormément de choses. Vos mots, croyez-le ou non, peuvent avoir un grand impact, aussi bien positif que négatif. Servez-vous en à bon escient.
Je tente du mieux que je peux de ne pas être moralisatrice, et j’ai envie de terminer en citant John Lennon à propos de la paix dans le monde, mais je ne le ferai pas. J’ai dit ce que j’avais à dire.
Comme dans un rêve, mais en mieux.

Je rêve souvent à la fin du monde. Bizarre, non?
Quand j’écoute la série web Temps Mort, j’ai l’impression d’être dans un de mes cauchemars. Dans le sens positif du terme, bien sûr. Vous savez, le sentiment étrange de malaise, de peur, d’angoisse. Temps Mort nous plonge dans cet univers.
Lors du tournage du Making of de Temps Mort, j’ai rencontré une partie de l’équipe, dont Marc Fournier (comédien), Joel Gauthier (comédien), Roberto Mei (assistant réalisateur, producteur exécutif, comédien), Félix Rose (monteur, assistant caméra et aide au scénario) et Éric Piccoli (réalisateur, scénariste, producteur).
Je leur ai demandé à quoi pouvait-on s’attendre pour la saison 2 de Temps Mort. Les gars me répondent « de l’humour, des situations loufoques…un peu de fin du monde, un peu de neige! » Bon, ok ma question était un peu niaiseuse. Mais sincèrement, je me demandais quelle était la différence entre la saison 1 et la saison 2.
« Ceux qui ont vu la première saison vont se retrouver, explique Éric Piccoli. Ce sont les mêmes personnages, les mêmes sortes de questionnements, mais mettons en version ‘’upgrade’’, si je peux me permettre l’anglicisme. Au lieu d’avoir dix épisodes, il y en a dix-sept. Au lieu de 5 minutes par épisode, c’est 10 minutes. On a aussi eu du financement, donc ça a juste permis d’alléger la production. On ne s’est pas permis d’aller dans le flafla, dans le glamour, de dégénérer avec des effets spéciaux. Ça a permis de payer tout le monde, et d’avoir 22 journées de tournage. Aussi, la deuxième saison c’est un ‘’road movie’’. On suit Joël et Chloé de la première saison, qui quittent vers le Sud, et on apprend ce qui s’est passé au jour zéro, du moins on a des images pour l’expliquer. Et on apprend comment Joël est arrivé au chalet dans la première saison. »
Il faut dire que Temps mort est né en 2006, et que c’est une histoire entière, écrite sous forme de long métrage.
« Je pense qu’à la limite, on peut regarder la deuxième saison sans avoir vu la première. La saison 2 en soi se tient toute seule. » Me dit Félix Rose.
« La deuxième saison est vraiment une continuité, une parenthèse de l’histoire qui avait été écrite à la base. Même chose pour la troisième saison. » Précise Marc Fournier
Les gars étaient unanimes sur le fait que Temps Mort se devait d’être sur le web, pour avoir plus de liberté dans la création, de visibilité et d’intimité avec le public.
« Sur le web, il y a ce côté voyeur où tu a l’impression d’entrer dans l’univers de quelqu’un, dit Marc. On se promène sur Youtube pour voir des vidéos maisons, et il n’y a pas tellement d’intérêt dans le fond. Mais de le faire en dramatique, c’est quelque chose où les gens se sentent vraiment entrer dans l’univers de ces personnages là. Je pense qu’il y a une relation intime entre les spectateurs et la série qui s’est installée. »
« Je pense que ça peut être un tremplin, aussi. Tu peux faire tes preuves, tu te démarques et les gens voient que tu as du talent. Ça peut ouvrir des portes. » Dit Joel Gauthier
La série est diffusée sur tou.tv, mais le Making of est fait en collaboration avec Kebweb et diffusé sur www.kebweb.tv.
« Étant dans le processus de postproduction aussi, ça nous donnait une marge de manœuvre, explique Roberto Mei. On n’a pas besoin de gérer la portion du Making of, ça nous aide beaucoup. Et ils le font très professionnellement, avec un super beau look. »
Éric ajoute :
« Le web, c’est une communauté marginale, ou indépendante… Kebweb a besoin d’exister. En plus, ce n’est pas de la webtélé niaiseuse comme on peut souvent en voir. »
Au cours de l’entrevue, les gars rient, se lancent des pointes, comparent Temps Mort avec Le Parrain, ou même encore avec Terminator 2! Dur, dur de garder son sérieux avec eux. J’ai eu beaucoup de plaisir, et je peux vous le garantir, le Making of promet! Celui-ci sera disponible à partir du 9 novembre prochain sur www.kebweb.tv mais pour l’instant, vous pouvez visionner les épisodes de Temps Mort 2 sur www.tou.tv !
Quoi d’neuf?
Quoi de mieux lors d’une journée automnale ou hivernale que de rester écraser dans son divan avec une soupe Lipton et son ordinateur sur les genoux à regarder des séries web? Bon, je pense à quelques réponses alternatives, mais avouez que c’est dans le top trois! Alors voici donc ce que nous proposent tou.tv et vtele.ca comme émissions originales pour la prochaine saison.
Sur tou.tv, deux séries qu’on connait et qu’on aime déjà puisqu’elles en sont à leur deuxième saison chacune, Temps Mort et En Audition avec Simon. Simon qui auditionnera entre autres Sophie Cadieux, Michel Côté (finalement!!!), Sugar Sammy, Louis Morissette, Joëlle Morin, Patrice L’Écuyer.
Comme nouveauté, nous pourrons découvrir au cours de l’hiver Zieuter.tv qui est une webfiction interactive développée par Micho Marquis-Rose, un jeune homme diplômé de l’INIS en 2008. Je ne sais pas pour vous, mais une ‘’webfiction interactive’’, ça me parle. Nous pourrons regarder Neuroblaste, une série web d’animation…Intéressant! On nous propose aussi Dakodak.tv, une série en 12 épisodes créée par 33MAG; 6 capsules humoristiques aux allures enfantines, mais s’adressant aux jeunes adultes et 6 capsules de fiction qui relatent en fait l’histoire des créateurs des 6 autres capsules… Héhé. Pour vous donnez un avant-goût, voici le teaser assez éclaté de Dakodak.tv:

Je suis toujours un peu moins tentée par vtele.ca, mais leur variété de séries originales est assez surprenante. On peut y écouter Glam (une émission sur la mode assez sympathique et pratique pour les magasineuses compulsives comme moi), Journal Techno, Vie Urbaine et Culture V, qui comme leurs titres en témoignent si bien, sont des émissions sur les nouvelles technologies, la vie urbaine, et la culture. Bon, il y a aussi Adrénaline V, qu’on pourrait plutôt nommé Testostérone-Pitounes-Chars-Pitoune-Pitounes V. Mais passons. La fiction assez comique 11 règles mettant en vedette Marie-Chantale Perron et Louis Champagne nous raconte les déboires d’un couple décidant d’essayer l’échangisme. La page de cette websérie nous suggère entre autre plusieurs recettes aphrodisiaques pour pimenter notre vie de couple. J’aime. Mais mes coups de cœur V sont décidemment Contrat d’gars et Une vie de vrai gars. Contrat d’gars qui emménage sur V pour sa troisième saison, est une des séries les plus écoutées sur le web au Québec en 2010. Une vie de vrai gars (deuxième saison) est la série gagnante du prix Capsule, sketch ou chronique humoristique dans un nouveau média lors du Gala des Olivier. Je ne suis pas nécessairement le public cible de ces séries, comme vous pouvez le constater par leurs titres, mais j’adoooooore. L’humour est mordant, sans censure, absurde, et c’est BIEN FAIT! Contrairement à beaucoup de séries ‘’comiques’’ qui ont l’air d’être faites dans mon sous-sol avec la caméra de mon père. Dans Une vie de vrai gars on peut même assister à une bataille épique au ralenti comme on les aime. Bravo, hommes viriles.
Voilà de quoi nous mettre sous la dent pour les journées froides et austères à venir! Bonne webtélé à tous!
« Let’s have a toast for the douchebags »
Qui suis-je pour critiquer l’œuvre de quelqu’un? Personne. Je me permettrai par contre de critiquer celle de Kanye West.
Monsieur West, dont j’affectionne en général la musique et l’originalité, a décidé de nous servir un clip de 35 minutes. Rien de mal à cela, ai-je pensé. Tant qu’à faire un vidéoclip, le mec à décidé de s’amuser, d’en faire un court-métrage à la manière de Thriller, par exemple. Je m’installe devant mon ordinateur, allez hop, regardons ce qu’il nous a concocté.
J’étais naïve. Le clip commence avec une scène de grosse voiture. Vroum Vroum, Kanye a fière allure. MALHEUR! Il percute quelque chose. C’est une voiture? C’est un chevreuil? NON, c’est un phénix magique aux allures de mannequin vamp, au corps sublime et presque nue. Évidemment, par acquis de bonne conscience, Kanye l’emmène chez lui où elle découvre, farouche et sous le regard tendre de son bienfaiteur, les joies de la vie sur Terre : la télévision, les lapins, les moutons et la porcelaine. Elle danse au rythme de la musique langoureuse de West. Il décide de la sortir, ils vont souper. Là, horreur, les gens la dévisagent car elle arbore des ailes de 6 pieds de long et un diadème pas possible au front. Pire encore, ils servent un oiseau en hors d’œuvre. Plus tard, la créature (qui parle anglais, of cours) susurre à Kanye qu’elle veut s’en aller, ils ont du sexe, et elle s’en va. Fin.
Bon. Oui, certes, il y a certaines trouvailles intéressantes, à mon avis. Il y a une scène de ballet magnifique, de jolies images, des plans recherchés… Mais en gros, l’histoire est ennuyante, c’est plein de prétention et le jeu de Kanye et de celui de son acolyte le phénix est tout sauf crédible. Et NON, ce n’est pas parce que le vidéoclip est truffé de références artistiques et de métaphores subtiles comme un nez dans un front, que ça fait de qui que ce soit un génie.
J’aime la chanson, et à mon humble avis, un clip de 5 minutes aurait bien rendu le produit. Il n’y a donc que Kanye West qui peut se régaler de ce vidéoclip, parce qu’il doit aimer pouvoir se mirer pendant 35 interminables minutes sans passer pour vaniteux. Comme tu le dis si bien dans ta chanson Kanye, on te lève notre verre.
Hymne à Montréal
J’aime Montréal. Voilà, c’est dit.
Il faut dire que j’y vis. Et de toute façon, qui n’a pas le moindre petit sentiment d’appartenance à la ville qu’il ou qu’elle habite? Bref, ce n’est pas moi qui vous présente un hymne à Montréal de toute façon, mais quelqu’un qui vient de loin : Grand Corps Malade. La pièce À Montréal se retrouve en effet sur le troisième et plus récent album du célèbre slammeur français.
C’est un bel hommage (pas uniquement à Montréal, mais un peu aussi aux Québécois en général) de la part de celui qui à été nommé Chevalier des Arts et Lettres en France. De plus, c’est le charmant Yann Perreau qui peut se vanter d’avoir écrit la musique du slam.
Allez y jetez un coup d’œil.
Le troisième album de Grands Corps Malade, 3ème temps, est maintenant en vente.











Que le meilleur, gagne!
C’est avec une grande fierté patriotique que j’ai découvert les nominations au WebTV-Festival de La Rochelle, en France, qui en est à sa deuxième édition et qui se déroulera du 16 au 18 mars 2011.
Le WebTV-Festival est un festival international récompensant les séries web de la francophonie. Comble du bonheur, plus de 20 séries web de chez nous (dont 7 provenant de KebwebJ) sont en lice pour les prix du Jury ainsi que pour les prix remis par les internautes, dans les nombreuses catégories telles que, entre autres : Web-Fiction, Web-Documentaire, Web-Humour, Web-Animation et une nouveauté cette année, Web-Interactif. Des séries comme Temps Mort + Making of-Temps Mort, Juliette en direct, 3Gars.tv, Othello et Juliette, Zieuter.tv, La Déséducation, En audition avec Simon, Une vie de vrai gars, Le Tapis rose de Catherine, Les Chroniques d’une Mère Indigne, Zenmatique.tv, Au dessus de la moyenne, Comment survivre aux week-ends, Jack Jobin, Dakodak, Le Making of-2 Frogs dans l’Ouest, Les Motst’asdits, Contrat de gars, et j’en passe, s’affronteront pour conquérir le cœur du Jury Officiel du festival, mais aussi le cœur du public! Depuis le 10 mars, les gens de partout dans le monde peuvent écouter un épisode de chaque série présentée et lui donner une note sur 5. En tout, 157 programmes.
Toutefois, les nominations québécoises ne font pas l’unanimité. Certains trouvent que la sélection n’est pas assez sévère, que certaines séries n’y ont pas leur place. J’ai entendu quelqu’un dire : « Ben là, toutes les séries web québécoises sont là. »…hmm. Comme vous vous en doutez, je ne suis pas totalement d’accord. C’est vrai, il a à peu près 300 séries web québécoises recensées. Et je ne sais pas combien en tout dans la communauté francophone au grand complet… Alors, à ceux qui sont un peu de mauvaise foi, pourquoi ne pas se réjouir pour la webtélé québécoise? Je trouve que c’est une p’tite tape dans le dos pour nos artisans. Ça donne aussi une belle visibilité à des créateurs d’ici qui n’auront pas nécessairement la chance de faire parti des …quatre… nommés aux Gémeaux, non?
Bon, c’était le moment « opinion » de ce billet.
Quelques québécois traverseront l’Atlantique dans le cadre du WebTV-Festival pour aller présenter eux-mêmes leur projet adoré, comme Marie-Claude Blouin, Vicky Bounadère et Félix Tétreault de Juliette en direct, qui ont eu la chance, comme six autres créateurs de webtélé, d’obtenir une bourse de l’OFQJ pour jeunes entrepreneurs. Ils se sont prononcés sur la signification de cette nomination pour eux.
« On est très heureux d’être en nomination. Mais on trouve dommage qu’il n’y ait pas de catégorie jeunesse, car selon nous c’est un créneau particulier et il est difficile de faire des comparatifs entre un projet 6-8 ans et un projet grand public. Ceci dit, on considère que Juliette est un projet de haute qualité et qu’il mérite sa place dans la catégorie fiction! »
« Il est certain que ce festival est une vitrine de plus pour Juliette et c’est toujours bon pour un projet de dépasser des frontières. À voir pour la suite….! »
Les gars de Temps Mort, seront aussi à La Rochelle durant cette période. J’ai pu m’entretenir avec Roberto Mei, assistant réalisateur et producteur exécutif de la série, sur l’importance de ce voyage pour eux.
« Nous n’avons pas eu de subventions pour aller là-bas. Pour les 3 producteurs (Eric Piccoli, Marco Frascarelli et moi) la décision de proposer le projet "Temps Mort – saison 2" au Festival de La Rochelle venait avec le fait que nous irions le représenter sur place par nos propres moyens. Lorsque le projet à été nominé, nous avons demandé aux 3 auteurs (Julien Deschamps Jolin, Mario J. Ramos et Félix Rose), s’ils voulaient nous accompagner. Ils ont tous acceptés et, eux-aussi, par leurs propres moyens. Par la suite nous avons fait des recherches de subventions, mais en vain. Afin de payer une partie du voyagement, l’idée d’approcher des revues reliées au cinéma pour des articles et reportages photos sur place fait par notre équipe a été soulevée. Nous partagerons les ventes de ces articles ensembles, si on trouve preneur. »
Mais ça coûte cher, tout ça, non ? Il faut vouloir, quand même…
« Selon moi, le producteur se doit, dans la mesure du possible, d’accompagner son œuvre, ou ses artistes dans les festivals dans lesquels il choisi de se proposer. Une nomination à un festival reconnu apporte une certaine renommée au projet, un certain sceau de qualité et une reconnaissance internationale. Donc, d’être sur place permet de faire la promotion de ce projet, et si jamais on en retire un prix, c’est une question de respect pour les organisateurs d’avoir un représentant sur place pour l’accepter. »
Sages paroles. Et le nombre impressionnant de séries web québécoises en nomination, qu’en pense-t-il ? Le web serait-il plus développé au Québec ?
« Le web n’est pas moins développé en France, mais il est développé différemment. La France supporte, finance et diffuse depuis les dernières années des courts métrages, longs métrages et beaucoup de documentaires sur le web. Par contre au Québec, c’est la série web de fiction qui s’est démarquée par sa qualité et sa quantité en 2010. On a eu droit à plusieurs nouveautés et concepts de très haute qualité cette année. Les thèmes internationaux de nos séries web québécoises ont su attirées l’intérêt du public français. »
Les gars seront présents du 16 au 18 à La Rochelle, et seront à Paris du 19 au 24 afin de rencontrer un distributeur intéressé au projet. Ils en profiteront peut-être aussi pour tourner un court-métrage. Ils n’arrêtent jamais, ces garçons! Gros merci à Roberto pour ses réponses. Monsieur Mei qui sera d’ailleurs de la distribution d’Alice aux pays des Merveilles par Mariloup Wolfe dès lundi pour Fabrique-moi un conte, série qui est aussi en nomination au festival (ouff, je fais des liens de guerrière du web) :
http://lescontes.radio-canada.ca/
Je vous invite donc à aller voter pour vos séries favorites au WebTV-Festival. En fait, je vous y oblige. Pour voter, vous n’avez qu’à sélectionner une série, et dans le bas, vous verrez les notes de 1 à 5. Vous ne pouvez voter qu’une seule fois par clip, mais vous pouvez voter pour le nombre de clips que vous voulez…Muhahaha. C’est important de le faire afin d’encourager notre webtélé. Le petit cinq minutes de votre temps vaut beaucoup. Voyez, je vous donne même le lien sur un plateau d’argent :
http://www.webtv-festival.tv/presentation/le-webtv-festival-2011.html,1,75,1,0,0
Bonne chance à toutes les séries québécoises en « compétition ». J’isole le mot « compétition » car je suis une grande utopiste et j’ose croire que nous sommes une belle et grande communauté. J’ai mes chouchous, comme les séries sur lesquelles j’ai travaillé, mais je suis sincèrement fière et heureuse pour tous ceux qui ont participés aux séries reconnues par le WebTV-Festival, qui sont pour la plupart des gens que j’aime et que je respecte énormément. Merde à tous, comme on dit.
C
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mars 12, 2011 | Catégories: International, Kebweb.TV, On en parle sur le web, Webtélé au Québec | Tags: 3gars.tv, Au dessus de la moyenne, Comment survivre aux week-ends, contrat de gars, Dakodak, en audition avec Simon, France, Jack Jobin, Juliette en direct, La Déséducation, Larochelle, Le Making of-2 Frogs dans l’Ouest, le tapis rose de catherine, Les Chroniques d’une Mère Indigne, Les Motst’asdits, Making of, Othello et Juliette, temps mort, Une vie de vrai gars, Webtv festival, Zenmatique.tv, Zieuter.tv | 1 commentaire »